Le prêtre Dumont

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En ces temps troubles, il y a toujours une recherche profonde de sens et, ici au Québec, encore plus en politique car elle a remplacé depuis les années 60 l'aspect religieux de l'Église catholique de Rome.

Mario Dumont, grand chef de l'ADQ, a décidé hier de jouer cette carte en faisant son mea culpa (ses excuses) devant ses ouailles de Rivière-du-Loup afin de se repentir pour son incapacité à gouverner ou plutôt d'agir tel son rôle d'opposition officielle l'exigait à l'Assemblée nationale.

Pour un court laps de temps, Mario a laissé sa fierté, son contentement, sa satisfaction des dernières années se défiler dans une série de contritions, de remords et de regret simulant à certain moment une extrême douleur.

Il ne manquait plus que les larmes pour avoir droit à une réelle tragédie grecque!

La racine du mot mea culpa est latine et même catholique puisqu'il fut utilisé dans la liturgie de l'Église. Sa signification est « par ma faute » et découle directement du verbe « s'en repentir ».

En plus d'utiliser des principes profonds de l'Église catholique, il agit tel un « preacher » avec ses mouvements scéniques, interagit avec les foules leur demandant régulièrement des acquiescements à ses propos tenus et maintenant après son mea culpa, il se croit sanctifié tel un prêtre autorisé à confesser les autres!

En effet, après avoir exprimé ses regrets, il veut maintenant avoir des aveux de tous les autres chefs! Il veut même juger à savoir s'ils sont sincères... ce qui l'amène à rire et se moquer de ses adversaires. En fait, il est satisfait de sa position morale.

Mario Dumont aurait été un prêtre à une autre époque mais il est politicien... il devrait peut-être changer de job et devenir pasteur d'une église tel étant sa destiné!

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