Un magasin de marijuana ouvre ses portes à Montréal

Bergeron affirme qu'elle est prête à aller en prison pour défendre les droits de ses clients.

De la Désobéissance Civile !
La désobéissance civile est un acte politique,
« public », non-violent et « délibérément illégal »,
visant à contester une loi ou une politique jugée injuste pour provoquer un changement.

L'acte est assumé « publiquement »
pour maximiser l'impact médiatique et le débat.

Les citoyens acceptent d'en assumer
« les conséquences juridiques » pour sensibiliser l'opinion,
comme théorisé par Thoreau et pratiqué par Gandhi ou King.

Un magasin de marijuana ouvre ses portes à Montréal

Et : Dispensaire de cannabis Le Centre Compassion de Montréal met la clé sous la porte*

Merci aux « Compassion Club » et sa créatrice Louise-Caroline Bergeron !

Je crois que c’est elle lors d’un “débat” télévisé, avec une majorité d'anti,
qui a dit à un représentant du parti Libéral
“Vous n’êtes Libéral que de nom !”.

Bergeron affirme qu'elle est prête à aller en prison pour défendre les droits de ses clients.

Louise-Caroline Bergeron a créé le club.
Elle explique qu'elle souhaitait offrir aux personnes souffrant de douleurs chroniques un lieu sûr pour acheter et consommer du cannabis de qualité.

Bergeron reconnaît que les activités de son organisation sont illégales, mais affirme qu'elles sont nécessaires. Ses clients ne peuvent pas attendre la légalisation du cannabis à usage médical par le gouvernement, explique-t-elle.

CBC News · Publié le : 2 octobre 1999 à 8 h 58 HAE | Dernière mise à jour : 2 octobre 1999

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Une clinique éphémère a ouvert ses portes vendredi à Montréal pour fournir du cannabis à usage médical. Le « Compassion Club » a pour objectif de rendre le cannabis accessible aux personnes atteintes du sida et à celles souffrant de maladies chroniques.

ARTICLE ARCHIVÉ : Un Ontarien obtient le droit de fumer du cannabis

Les fondateurs du Compassion Club affirment que le cannabis soulage les symptômes et les douleurs chroniques de nombreuses maladies.

Mario Champagne affirme souffrir de douleurs chroniques suite à un accident du travail survenu il y a plusieurs années. Il explique qu'il prenait de la morphine pour soulager la douleur, mais que c'était trop fort et qu'il ne pouvait plus travailler. Il ajoute que depuis qu'il consomme du cannabis, il a au moins les idées plus claires.

Louise-Caroline Bergeron a créé le club.
Elle explique qu'elle souhaitait offrir aux personnes souffrant de douleurs chroniques un lieu sûr pour acheter et consommer du cannabis de qualité.

Bergeron reconnaît que les activités de son organisation sont illégales, mais affirme qu'elles sont nécessaires. Ses clients ne peuvent pas attendre la légalisation du cannabis à usage médical par le gouvernement, explique-t-elle.

« Malheureusement, certaines personnes sont malades en ce moment et leur maladie ne peut pas attendre. Mario Champagne, ici présent, souhaiterait pouvoir mettre sa maladie entre parenthèses pendant cinq ou six ans, le temps que la loi change. »

Selon Bergeron, chaque client sera soigneusement interrogé sur la façon dont il compte utiliser le cannabis et devra fournir un certificat médical.

Il existe déjà des « clubs de compassion » à Vancouver et à Toronto. La police de ces villes ignore pratiquement ces clubs.

Pour l'instant, aucun cannabis n'a été distribué dans ce point de vente de Montréal. Mais la police municipale rappelle que la loi est la loi et qu'elle compte bien la faire respecter.

Le commandant André Lapointe, du Service de police de Montréal, affirme avoir déjà ouvert un dossier concernant le club. Il précise que s'ils découvrent que le club se livre à un trafic de stupéfiants, ils porteront des accusations comme dans n'importe quel autre cas de ce genre.

Bergeron affirme qu'elle est prête à aller en prison pour défendre les droits de ses clients.

Un nombre croissant de Canadiens souffrant de problèmes de santé réclament le droit légal de consommer du cannabis. En mai dernier, James Wakeford, un Torontois atteint du sida, a obtenu une exemption à la loi en vigueur lui permettant d'en consommer et d'en cultiver. Depuis, le gouvernement fédéral a reçu une cinquantaine de demandes d'exemption similaires.

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https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2026-02-15/dispensaire...

Dispensaire de cannabis Le Centre Compassion de Montréal met la clé sous la porte

PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE

L’enseigne du Centre Compassion de Montréal

Après avoir passé un quart de siècle à militer contre la prohibition du cannabis, Marc-Boris St-Maurice a annoncé dimanche devoir se résoudre à fermer le Centre Compassion de Montréal. Le dispensaire vendait du cannabis, pignon sur rue, depuis 1999. « Il n’y a plus de place pour moi sur le marché depuis que le cannabis a été légalisé », a-t-il confié à La Presse.

Publié le 15 février

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Chloé Bourquin
La Presse

Le Centre Compassion de Montréal, dont le logo est composé d’une croix verte avec une feuille de marijuana, a ouvert ses portes en 1999. Situé dans le Plateau, sur le boulevard Saint-Laurent, ce dispensaire avait initialement pour objectif de fournir du cannabis à usage thérapeutique pour les personnes souffrant d’une maladie.

Militant procannabis de longue date et fondateur du dispensaire, Marc-Boris St-Maurice a confié en entrevue avec La Presse avoir encaissé une chute des ventes depuis la légalisation du cannabis, en 2018.

PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE

Marc-Boris St-Maurice devant le Centre Compassion, boulevard Saint-Laurent

Les ventes ont tellement baissé que ça n’en était plus viable.

Marc-Boris St-Maurice

Il y a un an environ, il a arrêté d’exiger que les clients présentent une preuve médicale pour leur vendre du cannabis, espérant que les ventes repartiraient à la hausse.

Mais le coup de grâce a été lorsque la banque de son propriétaire a exigé une preuve de permis de vente légale, ce qu’il ne pouvait fournir en raison de son dossier criminel.

PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE
Le dispensaire vendait du cannabis, pignon sur rue, depuis 1999.

« Je ne peux plus continuer de vivre le stress de regarder au-dessus de mon épaule en me demandant si le fil attaché à l’épée de Damoclès au-dessus de ma tête va céder », a-t-il écrit dans un message publié sur ses réseaux sociaux.

« La fin d’une époque »
Marc-Boris St-Maurice, cofondateur du Bloc Pot et du Parti marijuana, a milité pendant des années contre la prohibition entourant le cannabis, y compris après la légalisation.

« Il a maintenu le plus longtemps possible cet idéal de liberté », a salué Hugô St-Onge**, ancien chef du Bloc Pot, qui a longtemps milité à ses côtés. Pour lui, la fermeture du Centre Compassion, « ça marque vraiment la fin d’une époque ».

Hugô St-Onge souligne que le Bloc Pot a toujours souhaité aller au-delà de la légalisation, avec une déprohibition totale et le retrait du cannabis du Code criminel, ce qui aurait permis à de petits acteurs de trouver leur place et d’éviter la fermeture de dispensaires comme celui-ci.

« [Marc-Boris St-Maurice] a vraiment maintenu le flambeau jusqu’au bout », a-t-il souligné.

Avec Tristan Péloquin, La Presse

** Hugô St-Onge
Les mots, c'est tout ce qui compte en politique
Soumis par Hugô St-Onge le 31 décembre 2019
https://www.blocpot.qc.ca/fr/blogue/hugo-st-onge/les-mots-cest-tout-ce-q...
j'utilise toujours des termes extrait du néologisme déprohibition tel que déprohiber
car ils ne peuvent pas être détournés, amoindris ou instrumentalisés
pour justifier un resserrement de la prohibition
comme c'est le cas avec décriminalisation et légalisation....

Le Bloc Pot a été fondé en mars 1998,
né de la défunte Ligue anti-prohibitionniste du Québec.
L’objectif était de porter le débat dans l’arène politique, car, en dernière analyse,
c’est le politique qui a mis en place la prohibition et qui l’a maintenue depuis 1923.

Suggestion :
«Le cannabis ne serait pas légal si je n’avais pas fait les démarches»,
assure Marc-Boris St-Maurice

https://youtu.be/82e6PFxDMnk?t=26
16 févr. 2026
Le Centre Compassion de Montréal ferme ses portes
Entrevue avec Marc-Boris St-Maurice, fondateur du Centre Compassion
et co-fondateur du Bloc pot Québec, du Parti Marijuana Canada

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