Entente garantissant le silence durant les élections

Montréal, le 21 septembre 2009 - Aujourd'hui, une surprise de taille attendait les curieux présents au Palais de justice de Montréal, dans la cause du Club compassion de Montréal (CCM) contre monsieur Marc-Boris St-Maurice en Cour supérieure du Québec. En effet, une troisième entente de dernière minute est survenue entre les parties afin de mettre fin à leur litige qui dure depuis trois ans. Que s'est-il passé pour que M. St-Maurice ait cette troisième chance?

À 9 h ce matin, les avocats de chacune des parties se sont présentés en cour pour y déposer une copie de la nouvelle entente, devant un juge qui a approuvé ladite entente et ordonné aux parties de s'y conformer. Reste à savoir si cette nouvelle entente sera respectée, sachant que le passé est garant de l'avenir!

Cette nouvelle entente étant confidentielle, il nous est impossible d'en dévoiler le contenu. Chose certaine, le moment était propice pour que M. St-Maurice laisse tomber ses manoeuvres dilatoires, alors que débute sa campagne électorale au niveau municipal.

Le CCM n'avait rien à gagner substantiellement dans cette cause portant sur l'usage litigieux de son nom d'entreprise, usurpé par M. St-Maurice depuis plus de trois ans. Dès les débuts du litige, le CCM a toujours agi de bonne foi et a seulement voulu faire respecter ses prérogatives et sa réputation.

Il est donc facile de comprendre aujourd'hui la nouvelle stratégie de M. St-Maurice et des raisons qui le poussent à signer une nouvelle entente avec le CCM. En effet, en tant que candidat indépendant au poste de conseiller municipal pour le district Jeanne-Mance dans l'arrondissement du Plateau, un revers judiciaire de cette nature aurait assurément entaché sa non-campagne.

N'aurait-il pas été plus judicieux pour sa carrière et sa réputation de jeune libéral d'agir avec diligence dès les débuts des procédures, afin d'éviter l'utilisation inappropriée du système judiciaire? Paradoxalement, M. St-Maurice milite depuis longtemps pour libérer le système judiciaire de causes bénignes telles que la possession de cannabis.

Le Bloc Pot est donc satisfait que cette situation soit enfin réglée. Connaissant les antécédents judiciaires et politiques de M. St-Maurice, une question demeure cependant: a-t-il encore la légitimité morale de se présenter pour défendre les idées et nécessités de la population? Qui peut donc croire à ses bonnes intentions?

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Équipe du Bloc Pot

Communiqué : Entente à l'amiable mais pas pour tous

La situation du cannabis thérapeutique au Canada n'est pas reluisante, et la seule et unique façon d'y remédier sera de mettre fin à la prohibition du cannabis récréatif, puisque ce dernier demeure l'objet de tous les préjugés établis depuis plus de 80 ans.