Pacifique Plante prend la tête du Bloc Pot

La nouvelle chef propose un modèle innovant

Montréal, le mardi 14 août 2012 — Empruntant à l'avocat québécois « Pax » Plante son célèbre patronyme — référence historique et morale autant que nécessité de préserver son anonymat vu ses activités — la propriétaire et cogestionnaire du seul « coffee shop » montréalais a accédé aujourd'hui à la tête du Bloc Pot.

Épaulée par le chef sortant Hugô St-Onge — qui, enthousiasmé par la perspicacité de celle-ci et par la pertinence de sa proposition, s'est dit plus qu’heureux d'accueillir un tel élément au sein du parti —, Pacifique Plante entend contribuer au repositionnement du Bloc Pot et s'est d’ailleurs donné pour principaux mandats de lutter contre les préjugés inhérents au cannabis et de promouvoir un modèle innovant pour une législation de la production et de la consommation de cannabis.

« Les préjugés sont un réel obstacle à l’avancement du projet, a souligné la marraine. Les informations relatives au produit lui-même, aux lois qui s’y rattachent, aux mécanismes de l’industrie et encore aux enjeux politiques et financiers reliés à la prohibition sont mal présentées au public. Par exemple, très peu de gens savent qu’il est toujours illégal et criminel de posséder quelques plants ou de détenir une petite quantité de cannabis à des fins de consommation personnelle. Il est capital de démentir ces idées préconçues. »

Prenant position contre la loi C-10 votée par les conservateurs — qui criminalise plus sévèrement les producteurs de cannabis en obligeant des peines minimales de prison et ce, à partir de trois plants dans un jardin ou sur un balcon —, inquiétée par l'augmentation de 6 %, en 2011, des accusations pour possession simple de moins de 30 grammes et par la corruption généralisée du système politique, qui laisse entrevoir une légalisation en faveur des amis du régime (cigarettiers, grandes entreprises agroalimentaires et pharmaceutiques, etc.). Pacifique Plante s’est décidée à l’action et prend la tête du Parti avec comme objectif ferme d’apporter une solution viable et durable à la prohibition actuelle.

Ce modèle, cette solution, c’est celui du « coffee shop », dont elle fait l’expérience — illégalement, mais avec morale — depuis maintenant quatre années. Un établissement qui assume en quelque sorte le rôle de l’État, qui fonctionne en complète autonomie, de la production à la consommation; un « club social » d'amateurs de cannabis, où les membres (individus) se donnent les moyens de s'émanciper du marché noir, de la prohibition politique (ou judiciaire et policière) et des produits frelatés. Un modèle organisationnel moral et régulé qui a fait ses preuves et qu’elle souhaiterait voir appliqué à l’ensemble de la province.

« Que la victime de mon crime se lève et m'accuse », a-t-elle conclu défiant l'ordre prohibitionniste et invitant les amateurs de cannabis à en faire autant en appuyant son projet, qui fera l’objet d’une importante campagne sur le Web, et ce, dès ce mardi 14 août à l'adresse blocpot.qc.ca/pacifiqueplante.

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Source
Bloc Pot
blocpot@blocpot.qc.ca

Notes :

Le Bloc Pot est la seule organisation au Québec qui défend les droits de tous les amateurs de cannabis, du producteur au consommateur, et qui mène une lutte acharnée contre la prohibition.

Le Bloc Pot ne vise pas nécessairement à remporter les élections, il cherche à « enterrer » la prohibition et son système politique.

La prohibition est donc une loupe grossissante des torts et travers de notre démocratie libérale qui a imposé la prohibition et l'a maintenue.

En d'autres mots, elle démontre de façon éclatante l'illégitimité des institutions actuelles dans sa guerre contre le cannabis.

Biographie de Pacifique Plante

À propos du Bloc Pot

Pacifique Plante