Le Québec n’a pas les moyens de renoncer aux sites d’injections supervisées

Nous retransmettons ci-dessous un communiqué du GRIP Montréal, faisant suite à l'annonce du nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, M. Yves Bolduc, de ne pas donner suite au projet de centre d'injection supervisée à Montréal. Visiblement, M. Bolduc vient d'être parachuté dans un dossier qu'il ne connaît pas, et il est dommage que sa voix s'ajoute à celle des agitateurs d'épouvantails de l'ADQ et du parti Conservateur fédéral, qui érigent leurs lubies idéologiques en vérités.

Qu'on se le dise: Les centres d'injection supervisée sauvent des vies, réduisent la transmission du SIDA et font épargner de grosses sommes au réseau de santé public partout où ils ont été implantés, notamment à Vancouver, en Suisse et en Angleterre. C'est la criminalisation de la drogue qui est le réel problème.

Convocation d'urgence

Une coalition* prônant la réduction des méfaits tiendra une conférence de presse pour démontrer au ministre Yves Bolduc l’urgence de répondre aux besoins de santé des 23 000 usagers de drogues par injection du Québec par l’implantation de sites d’injections supervisées.

Les avantages découlant de la présence d’un site d’injection supervisée touchent autant les utilisateurs de drogues par injection que les résidents du quartier et la population en général ainsi que le démontre l’ensemble des études. Cette coalition composée d’une vingtaine d’organismes communautaires, de regroupements régionaux et d’usagers présente sa conférence de presse:

Date : Jeudi le 28 Août
Heure : 10h00
Lieu : Au Centre Saint Pierre, 1212, rue Panet salle 204, Montréal

Pour informations:

Nicole McNeil (514) 891-2342 – Directrice de L’Anonyme
Gilles Beauregard (514) 910-2991 – Directeur de Spectre de rue

*Action Séro-Zéro, l'ADDICQ, l'Anonyme, Cactus Montréal, la COCQ-Sida, Dopamine, GRIP Montréal, Plein Milieu, Point de repères, le RAPSIM et Spectre de rue