Cannabis médical à Maurice : scepticisme concernant le modèle américain
« Les médicaments à base de cannabis qui sont recommandés par le FDA sont très chers et nous aurions très bien pu approuver des médicaments tout autant efficaces », explique-t-il.
Cannabis médical à Maurice : scepticisme concernant le modèle américain
28 MARS 2022
PAR LE DÉFI QUOTIDIEN
Contact: defiquotidien@defimedia.info
Le gouvernement mauricien a identifié une société américaine experte en cannabis médical pour effectuer la formation de spécialistes mauriciens. Une décision qui est loin de faire l’unanimité, car Maurice aurait pu s’inspirer d’autres modèles.
L’adoption du modèle américain par les autorités mauriciennes pour le cannabis médical suscite certaines interrogations. Il y a d’abord eu les recommandations du Steering Committee qui stipulent que ce sont uniquement les produits approuvés par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis qui seront utilisés à Maurice.
Deuxièmement, le conseil des ministres a porté son choix sur la Society of Cannabis Clinicians des États-Unis pour dispenser des formations. Les spécialistes du ministère de la Santé qui seront appelés à prescrire le cannabis médical suivront les cours de celle-ci. Certaines personnes au ministère de la Santé regrettent qu’il y ait eu une fixation sur le modèle américain. Le psychologue-addictologue, Kunal Naik, partage aussi cet avis. Il déplore que les différentes propositions qu’il a faites au ministère de la Santé aient été ignorées. Il dit s’inquiéter sur les implications financières du modèle américain. « Les médicaments à base de cannabis qui sont recommandés par le FDA sont très chers et nous aurions très bien pu approuver des médicaments tout autant efficaces », explique-t-il. Il ajoute que les médicaments à base de cannabis qui sont préconisés par l’European Medicines Agency ont fait leurs preuves. Ainsi, les patients qui auront recours aux pharmacies privées pour avoir accès au cannabis médical risquent de payer très cher. Il ne comprend pas pourquoi le modèle africain a été complètement ignoré par les autorités mauriciennes. Selon lui, Maurice aurait pu tirer profit des accords de la Southern African Development Community et du Common Market for Eastern and Southern Africa.
Il demande au gouvernement mauricien de brasser large. Il propose des partenariats avec des universités étrangères et des laboratoires. C’est en vue de créer des centres de recherche à Maurice. « Ce qui pourrait permettre au pays de produire son propre cannabis médical », dit-il.














Maurice Cannabis : Le long chemin de la dépénalisation
Zappiste
Depuis 21 ans le cannabis extraits/concentrés thérapeutiques contenant du CBD et du THC sont légaux au Canada.
Malgré 21 ans d'usages santé Canada refuse toujours de rembourser jusqu'au CBD non psychoactif efficace.
Laissant souffrir et mourir des canadiens de tous âges depuis 21 ans !
Les équipements/espaces nécessaire à la culture thérapeutique perso intérieure n'étaient pas remboursés.
Très rarement remboursés de nos jours !
Le Colorado* a légalisé le récréatif en 2012 et la vente au détail sous licence d'État en janvier 2014.
Précision sur:
Promesse de campagne de Justin Trudeau, chaque ménage canadien peut ainsi faire pousser jusqu’à quatre plants chez lui !
Cependant il, Trudeau, doit respecter l’autonomie des provinces leur choix de légaliser et harmoniser ou comme au Québec caquiste criminaliser discriminer et sacrifier mettre en contact les adultes légaux de 18-21 ans le plus grand nombre de consommateurs tout en fournissant des millions trimestre non taxés en bonus aux organisations criminelles en plus de ce que la prohibition leur fourni déjà. Pour tenir une promesse électoraliste. Rien à voir avec la santé publique, physique, mentale, économique, ni la réduction des méfaits !
Donc la majorité des provinces ont légalisé et harmonisé l’âge légal, 18-19 ans selon la province, pour la possession, l’achat, la consommation, la culture perso, avec celui pour les drogues dures mortelles à forte dépendances/addictions protégés et incités. Majorité des provinces aux nombreux points de vente et qui acceptent aussi la vente par le privé.
L’âge légal pour acheter de l’alcool un dépresseur psychotrope mortel protégé et incité à addiction et dépendance très forte est 18 ans.
Mais un enfant de 6-12 ans et moins dont le cerveau ne sera complété qu’à 23-25 ans peut consommer avec un “responsable”.
Des enfants de 12 ans qui font parti des 82% de Québécois qui consomment régulièrement de l’alcool.
Malgré les méfaits reconnus scientifiquement sur la santé, physique, mentale, économique.
6 ans de consommation illégales avant l’âge “adulte”, 18-19 ans, toléré par acceptabilité culturelle/sociale.
12 ans de consommation avant que leur cerveau ne soit complété.
Alcool protégé et incité.
Responsable de plus de 12 000 morts acceptables depuis 3 ans de prise de pouvoir de vie et de mort de la CAQ.
Pourquoi les médecins/psychiatres, cannaphobes, n'exigent pas d'âge minimum de consommation ?
La CAQ, la DPJ, Éduc'alcool qui reçoit des millions annuellement de la SAQ, l'INSPQ, les associations de policiers et policières, les intervenants et centres d'aide ?
En quoi exiger un âge minimum pour des enfants mineurs de 6-12 ans et moins
serait une menace, une injustice sociale, ou nuirait à leur santé mentale et physique ?
Pourrait faire perdre une élection ?
https://www.lemauricien.com/featured/cannabis-le-long-chemin-de-la-depen...
Maurice Cannabis : Le long chemin de la dépénalisation
scope -24 Fév 2019 11h00
Cannabis : Le long chemin de la dépénalisation
© JAN WOITAS / DPA / AFP (Photo d'illustration)
À Maurice, l’usage et le commerce de cannabis sont non seulement prohibés, mais sont également sévèrement punis par la loi. Par manque de débats sur la question, notre “gandia” risque encore longtemps de se vendre en catimini, contribuant ainsi davantage à la prolifération de drogues synthétiques. Depuis plusieurs années pourtant, le monde s’est engagé progressivement vers la dépénalisation. Petit tour d’horizon.
Autant les Mauriciens sont unanimes à condamner l’usage de drogues dures, autant ils sont aussi nombreux – et pas seulement, faut-il le rappeler, les membres de la communauté rastafari – à remettre régulièrement sur le tapis la question de la légalisation du cannabis. C’est que le sujet est tout aussi épineux que peuvent l’être quelquefois les feuilles de la plus polémique des plantes. Il y a quelques jours à peine, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, avait d’ailleurs évoqué la question, lançant : “Ena dimounn (dans l’opposition) pe milit pou legaliz kanabis alor ki gouvernma pe lite pou lasante piblik”, avant de conclure : “Nou le enn pei ek zero ladrog !” Une déclaration contrastant avec celle du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, qui demande au gouvernement de reconsidérer sa position, notamment concernant l’utilisation du cannabis thérapeutique. Cela dit, à cette exception près, il faut bien admettre que, dans leur grande majorité, les parlementaires et autres responsables restent frileux à aborder la question, tout autant qu’ils paraissent particulièrement ignorants de la chose. Entre manque de conviction, crainte d’impopularité et méconnaissance, pas étonnant que le dossier en soit resté chez nous au stade du statu quo.
Chez nous, la culture, la détention, le commerce et l’usage de cannabis sont interdits et punissables de lourdes peines de prison. Le problème, c’est que cette politique d’austérité n’empêche pas le nombre de consommateurs d’augmenter. Le cannabis étant illégal, les dealers continuent d’imposer leur loi et leurs tarifs, qui accusent une hausse constante justifiée par les risques encourus, toujours plus grands. Un fait qui influe notamment sur la prolifération de drogues synthétiques, bien moins coûteuses à la fois pour les fabricants et pour les consommateurs, avec les risques que l’on connaît. Pourtant, de nombreux pays ont déjà légiféré sur la question depuis longtemps, assouplissant leurs lois ou instaurant un nouveau cadre légal pour la culture et la consommation du cannabis, que ce soit à usage médicinal ou récréatif, quoique bien moins nombreux dans cette seconde catégorie.
L’exemple sud-africain.
Ainsi, pas loin de chez nous, en l’occurrence en Afrique du Sud, la justice a décriminalisé en septembre dernier l’usage du cannabis à titre privé, ouvrant ainsi de facto la porte à sa culture. Ce faisant, ce pays rejoint le club fermé des nations ayant également dépénalisé l’usage et la détention de cannabis, renonçant ainsi aux peines de prison envers les consommateurs. Plus rares sont les pays ayant donné un cadre légal à sa culture et sa consommation. Parmi eux, l’Uruguay, qui fait figure de véritable pionnier en la matière. Ce pays est en effet devenu, en décembre 2013, le premier au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation de cannabis (auparavant, seules la détention et la consommation étaient dépénalisées). Depuis, dans ce pays, trois modes d’accès sont possibles : la culture à domicile pour consommation personnelle, l’appartenance à un club cannabique ou l’achat en pharmacie (limité toutefois à 40 g par mois et par usager). Pour ce faire, le gouvernement uruguayen a sélectionné deux entreprises privées chargées de la production et la distribution. D’autres pays latino-américains ont légalisé uniquement l’usage thérapeutique, comme le Chili (fin 2015), la Colombie (2016) ainsi que l’Argentine, le Mexique et le Pérou (tous trois en 2017).
Aux États-Unis, la problématique est assez différente, et tout aussi compliquée. Il faut d’abord savoir que la loi fédérale interdit la culture, la vente et l’utilisation de marijuana. Néanmoins, les États bénéficiant de certaines libertés dans leur arsenal légal, la consommation récréative a été légalisée dans huit États et dans la capitale fédérale, Washington. Le dernier en date, la Californie, est devenu, le 1er janvier 2018, le plus gros marché légal au monde. Par ailleurs, 29 États autorisent l’usage médical.
Entre “tolérance” et dépénalisation.
Toujours dans cette partie du monde : le Canada. Depuis octobre dernier, ce pays est devenu le premier pays du G7 à légaliser le cannabis récréatif et le deuxième pays au monde, soit cinq ans après l’Uruguay. Promesse de campagne de Justin Trudeau, chaque ménage canadien peut ainsi faire pousser jusqu’à quatre plants chez lui et une personne pourra détenir en public jusqu’à 30 g de cannabis légal. Il revient aux provinces d’organiser la vente dans des magasins autorisés. À noter que l’usage thérapeutique dans ce pays, lui, était déjà autorisé depuis… 2001.
En Europe aussi, le débat sur le cannabis progresse. Ainsi, aux Pays-Bas, la possession, la consommation et la vente au détail de moins de 5 g de cannabis, dans les coffee shops, sont tolérées depuis 1976, de même que la production de moins de cinq plants. Depuis 2012 cependant, une loi controversée, appliquée dans trois provinces du sud des Pays-Bas, interdit la vente aux non-résidents et aux touristes. En Espagne, en revanche, la loi “tolère” la consommation et la culture de cannabis dans un cadre privé, non-lucratif et entre adultes. Des clubs de consommateurs ont été autorisés en Catalogne à la mi-2017. Quant au Portugal, il a décriminalisé en 2001 la consommation et la détention de toutes les drogues, qui restent toutefois interdites (les consommateurs peuvent éviter une amende s’ils optent pour un traitement contre la dépendance).
Plusieurs autres pays européens ont légalisé le cannabis thérapeutique, comme l’Allemagne, l’Autriche, la Grande-Bretagne, la Finlande, l’Italie, la Grèce, la Roumanie, la Slovénie, la Croatie, la Pologne et la Macédoine. En France, l’Agence du médicament a annoncé la création d’un comité pour “évaluer la pertinence de développer” l’utilisation thérapeutique du cannabis.
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Dépôt de gerbes : le Parti Travailliste fête son 83e anniversaire
Ile Maurice population: 1 286 073 personnes
Selon les dernières statistiques, les boissons alcoolisées et le tabac
représentent 11% des dépenses moyennes des ménages mauriciens.
Liées au tabagisme, les maladies respiratoires responsables de 10% des décès à Maurice.
Ainsi, il est clair que la hausse des prix de ces produits ne décourage pas la consommation.
La douce coercition non plus ne décourage pas la consommation !
Si la criminalisation fonctionne pour le cannabis bénin pourquoi ne pas l'appliquer l'imposer aux drogues légales protégées et incités dangereuses pour la santé physique (morts nombreux cancers), mentale (dépression, dépendance, addiction) , économique, environnementale.
(Pourquoi les producteurs de bières bon marché des USA ont été les derniers à cesser les affaires en Russie ?)
* L'amendement 64 du Colorado , qui a été adopté par les électeurs le 6 novembre 2012, a conduit à la légalisation récréative en décembre 2012 et à la vente au détail sous licence d'État en janvier 2014. La politique a conduit au tourisme lié au cannabis . Il existe deux ensembles de politiques au Colorado concernant la consommation de cannabis : celles pour le cannabis médical et pour la consommation de drogues récréatives, ainsi qu'un troisième ensemble de règles régissant le chanvre.
Vont pas ressortir des boules à mythes le: Un médicament n'est pas une drogue ?
Les opiacés, héroïne, morphine, fentanyl sont des drogues, médicaments psychotropes efficaces, à mort.
Recevoir un mélange de fentanyl et valium à l'hôpital ne vous rendra pas dépendant ou addict.
Ni les appareils d'auto injection de morphine pour la majorité des patients.
Les comprimés antidouleurs sont les plus dangereux pour l'addiction et la dépendance.
C'est pourquoi les organisations criminelles en ont pour accommoder fidéliser leurs clients !
Clientèle fourni par les associations de médecins/psychiatres qui pre$crivent à pochetée et répétition ces médoc$.
Le cannabis médical et la consommation de drogues récréatives ?
Mêmes produits des mêmes producteurs médical ou récréatif !
La consommation de drogues récréatives comme l'alcool et le tabac mortels protégés et incités ?
Thérapie de conversion ?
Les consommateurs peuvent éviter une amende s’ils optent pour un traitement contre la dépendance.
Il est possible de consommer du cannabis sans devenir dépendant !
L'associations des chefs de police du Canada ont dû admettre qu'ils avaient menti en colportant que consommer du cannabis, peu importe le nombre de puffs, son taux de THC, rendait automatiquement dépendant sans aucune preuve ni recherche scientifique pour les appuyer.
https://blocpot.qc.ca/fr/forum/5708
Entretien avec Marc Valleur. « Tous addicts ? »
On peut être dépendant et accepter de l’être. À ce moment-là, il n’y a aucune raison d’en faire une maladie.
Je crois que la seule définition de l’addiction au sens clinique du terme, c’est le fait que les personnes concernées elles-mêmes veulent réduire ou arrêter une conduite et n’y arrivent pas. Si la personne ne veut pas réduire ou arrêter, on ne voit pas quelle légitimité permet de définir les gens comme malades. Cela pose d’emblée la question de la médicalisation de l’addiction elle-même. L’addiction, comme la toxicomanie, se définit d’abord de manière subjective. C’est parce que quelqu’un se sent lui-même aliéné du fait de son rapport à une substance, de la répétition d’une conduite, que ça fait une « maladie ».
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