Pénitenciers «Le cannabis va rester interdit», assure Marc Lanoie.Zappiste: la légalisation ne changera rien à la vente du cannabis, fentanyl, etc... à l’intérieur des murs du pénitencier.

Pénitenciers «Le cannabis va rester interdit», assure Marc Lanoie

Zappiste: la légalisation ne changera pas la vente du cannabis, fentanyl, etc... à l’intérieur des murs du pénitencier.

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«Le cannabis va rester interdit», assure Marc Lanoie

Josyane Cloutier
josyane.cloutier@journalexpress.ca
Le mercredi 10 janvier 2018, 11h31

DOSSIER. La direction de l’Établissement Drummond est en pleine réflexion afin de s’adapter à la légalisation du cannabis, prévue en juillet 2018.

Pour le directeur Marc Lanoie, la légalisation ne changera pas le statut du cannabis à l’intérieur des murs du pénitencier. «Soyons clair : cela va rester interdit», explique-t-il, en donnant l’exemple du tabac, qui figure parmi les objets interdits même s’il est légal.

Ce qui va demander plus de réflexion, d’après M. Lanoie, est plutôt la gestion des visites et des mouvements entre l’extérieur et l’établissement. «Honnêtement, nous sommes à analyser

les impacts que le projet de loi pourra avoir. Reste qu’il sera beaucoup plus facile de se procurer du cannabis. On va devoir ajuster nos mesures de détection à l’entrée du pénitencier, par exemple. C’est un phénomène qu’on peut prévoir, donc nous allons nous préparer en conséquence.»

Le fentanyl, une inquiétude jusqu’à Drummondville

Les impacts du fentanyl, un puissant opioïde, sont loin d’être aussi dramatiques à Drummondville que dans l’ouest du pays, où il y a eu des morts. Pourtant, Marc Lanoie estime que l’Établissement Drummond est quand même à risque dans une certaine mesure. «Ce n’est pas un fléau ici, mais c’est préoccupant. Nous sommes très vigilants là-dessus.»

Le directeur a d’ailleurs dévoilé que le pénitencier a déjà eu quelques contacts avec cette drogue. Heureusement, les répercussions n’ont pas été graves. «C’est un phénomène qu’on ne peut pas nier. Ça existe, et nous devons nous adapter. C’est une substance qui ne pardonne pas.»

Parmi les événements qui ont défrayé les manchettes, mentionnons qu’en avril 2016, un colis suspect a été saisi à l’Établissement Drummond lequel contenait quatre timbres de fentanyl. Puis, en janvier 2016, un détenu, Gérald Tougas, a perdu la vie après avoir consommé cette drogue reconnue comme étant 100 fois plus puissante que la morphine. M. Tougas était détenu depuis le 15 novembre 1998.

Le fentanyl est un analgésique qui se présente sous la forme d’un timbre dermique. Sur le marché noir, on peut aussi trouver l’acétyl-fentanyl, un dérivé du médicament, beaucoup moins cher que l’héroïne.

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