Aux Armes ConCitoyens ! Ils veulent augmenter le prix de la bière, porte d'entrée à risque vers l'alcoolisme

Forums: 

Zappiste: il s'agit de la drogue licite mortelle la plus consommée et abusée par les jeunes !

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/10/26/dans-l-hemicycle-les-...

Dans l'Hémicycle, les députés s'empoignent sur la bière et le cannabis

LE MONDE | 26.10.2012 à 15h48• Mis à jour le 26.10.2012 à 15h49

Par Hélène Bekmezian

Comme prévu, l'article 23 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale augmentant les taxes sur les bières a fait des remous, jeudi 25 octobre au soir. Depuis quelques semaines, un groupe de 50 à 60 députés, majoritairement d'opposition et issus des régions du Nord et de l'Est, se démenait contre cette mesure.
Contre cette "hausse violente" de 160 % qui risque de "tuer la filière brassicole et les petits cafés de quartier", comme l'a assuré Francis Vercamer (UDI, Nord).

Mais comment répondre aux arguments du député socialiste Gérard Sebaoun (Val-d'Oise), qui soutient que "nous sommes confrontés à un problème de santé publique" et que "la consommation de bière, simple et peu chère, est une porte d'entrée à risque" vers l'alcoolisme pour les jeunes ?

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

En plaidant le terroir d'abord : le Nord, qui a déjà "payé un lourd tribut en sidérurgie, dans les houillères, dans le textile", comme l'a rappelé M. Vercamer. Ou les Alsaciens, "punis sans doute parce qu'ils ont voté massivement pour Nicolas Sarkozy !", d'après Patrick Hetzel (UMP, Bas-Rhin).

Et puis, "vous n'avez pas le monopole du souci de la santé publique !", s'est défendue Isabelle Le Callennec (UMP, Ille-et-Vilaine) après en avoir appelé à Benjamin Franklin, "qui disait que la bière est la preuve vivante que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux".

"ERREUR PHILOSOPHIQUE"

C'est autour de la question de la santé publique que le débat a vraiment pris. "J'aurais pu comprendre cette émotion si le gouvernement avait augmenté autant les légumes ou les fruits frais...", a ironisé la présidente de la commission des affaires sociales, Catherine Lemorton (PS, Haute-Garonne).

En réponse, Bernard Accoyer (UMP, Haute-Savoie), médecin de profession, a dénoncé les "signaux contradictoires que la majorité et son gouvernement assènent à longueur de journée sur les salles de shoot, sur la dépénalisation du cannabis, sur la vente en pharmacie ou dans les bureaux de tabac du cannabis".

Dominique Tian (UMP, Bouches-du-Rhône) a, lui, choisi un registre romantique : "Dire que la bière est un produit dangereux serait une erreur philosophique. Il suffit d'avoir lu le livre de Philippe Delerm, La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, pour savoir qu'un petit verre de bière, c'est aussi un moment de bonheur, qui est populaire, donc suspect. Parce que le peuple aime la bière et que dans d'autres endroits, on préfère allumer un petit joint de temps en temps et se dire qu'il faudrait qu'il soit dépénalisé."

"SITUATION UBUESQUE"

Riposte de Mme Lemorton, dénonçant "la situation ubuesque où nous nous sommes trouvés, pendant que vous défendiez les brasseurs et la bière ; vous avez tenu ces propos devant des jeunes qui étaient là, des lycéens et des collégiens ".

A la demande de l'UMP, l'histoire s'est soldée par un scrutin public sur l'un des nombreux amendements de suppression de l'article – qui fut rejeté.

La taxe, elle, fut votée, avec toutefois un allégement pour les petites brasseries. "La santé publique est donc un argument auquel l'UMP est indifférente", a conclu Jean-Jacques Urvoas (PS, Finistère) sur son compte Twitter, cinq minutes à peine après son arrivée en séance pour participer au scrutin.

Commentaires

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.