Risque de décès: plus de quatre fois plus élevé que celui de personnes qui n'en consomment pas

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Certains médicaments pour dormir associés à un risque plus élevé de décès

SOCIETE | Mis à jour le mardi 28 février 2012 à 12h43

Des médicaments couramment prescrits pour dormir sont associés à un risque de décès plus de quatre fois plus élevé que celui de personnes qui n'en consomment pas, selon une étude américaine publiée lundi par le journal médical "BMJ OPEN".
Si ce type de risque n'est pas nouveau, par contre, ce qui est neuf, c'est le nombre très élevé de personnes sur qui cette étude a été réalisée et le nombre élevé de décès qui a été lié à des patients sous somnifères.

Les somnifères concernés par l'étude sont les "benzodiazépines" et les "non-benzodiazépines". Des mots compliqués parmi lesquels on retrouve notamment le temesta, le stilnokt, le loramet. Sont aussi concernés certains antihistaminiques de l'ancienne génération utilisés aujourd'hui comme médicament pour dormir, comme l'atarax.

Si la méthodologie de l'étude n'est pas idéale, elle semble toutefois plus aboutie que les autres fois, nous explique le docteur Albert Lachman, spécialiste du sommeil aux Cliniques de l'Europe à Uccle. Il est d'ailleurs difficile de trouver méthode plus efficace à l'heure actuelle.

En gros, on a observé un groupe de patients qui prenait les médicaments et un autre qui n'en prenait pas, et on a comparé.

Le docteur Albert Lachman parle de "chiffres spectaculaires avec quatre à cinq fois plus de décès au terme de 5 ans seulement d'étude, c'est quand même impressionnant".

"L'étude nous pousserait à dire que même pour les usages ponctuels, il faudrait les éviter puisqu'il y a une branche de l'étude qui montre que même les petits utilisateurs de somnifères ont une mortalité plus importante", décrypte-t-il.

Méthodologie

L'étude du Dr Daniel Kripke et de ses collègues porte sur 10 529 adultes, âgés de 54 ans en moyenne et ayant eu des ordonnances d'"hypnotiques" (médicaments pour dormir) entre janvier 2002 et janvier 2007.

Ils ont été comparés à un groupe de 23 676 de personnes n'utilisant pas d'aide médicamenteuse pour dormir et suivis 2,5 ans en moyenne.

Les patients qui prennent du zolpidem, du temazépam ou d'autres hypnotiques ont un risque de mortalité plus de quatre fois supérieur (4,6) à celui des personnes qui ne prennent aucun de ces médicaments.

Même chez les petits consommateurs (18 cachets ou moins par an), le risque de décès reste trois fois plus grand, ajoute l'étude.

RTBF et Belga

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