OTTAWA | La Ville d’Ottawa a emboîté le pas à Toronto, mercredi, en évoquant à son tour la possibilité de décriminaliser toutes les drogues pour lutter contre le fléau des surdoses mortelles.

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Au tour de la ville d’Ottawa d’évoquer la décriminalisation de toutes les drogues pour lutter contre le fléau des surdoses mortelles.

Agence QMI

Mercredi, 9 août 2017 22:55 MISE à JOUR Mercredi, 9 août 2017 23:00

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OTTAWA | La Ville d’Ottawa a emboîté le pas à Toronto, mercredi, en évoquant à son tour la possibilité de décriminaliser toutes les drogues pour lutter contre le fléau des surdoses mortelles.

Selon le Dr. Isra Levy, chef du département de la santé publique à Ottawa, la décriminalisation totale des drogues récréatives pourrait être une avenue à envisager. «Nous savons que la criminalisation de l’usage de drogue illégale peut être néfaste en ouvrant la porte de communautés au marché noir et au crime organisé, ce qui augmente la disponibilité des drogues», a fait valoir le médecin au «Ottawa Citizen».

La décriminalisation permettrait de limiter la commercialisation des drogues et de réduire sa disponibilité auprès des jeunes, a ajouté le Dr. Levy.

«C’est une idée folle, mais c’est une idée folle qui pourrait avoir du mérite», a pour sa part estimé le conseiller municipal Mathieu Fleury.

(Zappiste: Continuer de criminaliser,stigmatiser, isoler, des humains qui consomment et/ou abusent de produits intoxicants illicites ne les incite pas à chercher de l’aide en plus de les laisser entre les mains de groupes criminels.
Nous ne criminalisons pas les consommateurs d’alcool ou de tabac et nous ne les forçons pas à arrêter.
Si ils le désirent nous les aidons à trouver de l’aide et leur suggérons des moyens de ralentir leur consommation ou arrêter !)

La semaine dernière, la Ville de Toronto a évoqué une piste similaire à celle d’Ottawa. La responsable de la santé publique, la Dre Eileen De Villa, avait notamment fait remarquer que l’approche actuelle centrée sur la criminalisation n’a pas l’impact souhaité en termes de réduction de la consommation.

Bien que la crise des opioïdes, exacerbée par la consommation de fentanyl, frappe surtout les provinces de l’ouest du pays, Colombie-Britannique et Alberta tête de liste, le reste du pays n’échappe pas à la tendance.

Selon le «Citizen», 135 personnes ont visité l’urgence d’un hôpital de la capitale au cours du seul mois de juin pour une surdose de drogue.

En comparaison, 111 personnes sont décédées d’une surdose au cours du même mois en Colombie-Britannique, portant le total de 780 décès depuis le début de l’année.

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