Quelle drogue est la plus néfaste pour la santé ?

L’alcool représente en réalité une menace bien plus importante que les drogues illicites comme le cannabis, l’héroïne ou même les opioïdes.

Publié le 19.05.2019 à 10h30
Par Charlotte Arce

Des chercheurs australiens ont passé au crible les effets sur la santé de 22 drogues, ainsi que les préjudices que leur consommation engendre. Ils en ont conclu que devant l’héroïne ou les opioïdes, c’est l’alcool qui a l’effet le plus dévastateur sur les vies humaines.

Les ravages de l’alcool sur la santé de ceux qui le consomment sont désormais bien connus du grand public. Pourtant, rares sont celles et ceux à avoir conscience que l’alcool représente en réalité une menace sur les vies humaines bien plus importante que les drogues illicites comme le cannabis, l’héroïne ou même les opioïdes.

C’est ce que met en lumière une nouvelle étude menée par des chercheurs australiens et publiée dans le Journal of Psychopharmacology. Dans ces nouveaux travaux, une équipe de 25 experts a évalué 22 drogues – licites et illicites – selon 16 critères, sur une échelle de 0 à 100 (de "aucun dommage" à "le plus grand dommage"). Une étude similaire avait déjà été menée au Royaume-Uni, sur les mêmes critères d’évaluation.

Parmi ces derniers, neuf sont fondés sur les méfaits sur la santé et la vie du consommateur : la mortalité, la dépendance, les troubles mentaux et la perte des relations sociales. Les sept autres critères prennent en considération les préjudices causés aux tiers : les blessures, la criminalité, le coût économique sur le ménage et la collectivité. L’ensemble de ces critères a ensuite été compilé en une note finale.

Le fentanyl, drogue la plus néfaste pour la santé

Les résultats obtenus par les chercheurs ont révélé que c’est le fentanyl qui est la drogue la plus nocive pour le consommateur, avec un score partiel de 50 (sur 50). Jusqu’à cent fois plus puissant que l’héroïne, cet opioïde de synthèse était initialement réservé à certains malades du cancer mais a vite inondé le marché noir américain. Aux États-Unis, depuis 1999, le nombre de décès causés par les opioïdes synthétiques comme le fentanyl a augmenté de 3000%. Depuis 2016, le fentanyl est la drogue la plus tueuse par overdose aux États-Unis.

Au deuxième rang, l’héroïne obtient un score de 45/50. Elle est suivie de l’alcool (41/50), du crystal méthamphétamine ("crystal meth") et du tabac (14/50).

En revanche, lorsque les chercheurs prennent en compte les critères portant sur les préjudices causés aux tiers, cette liste change : l’alcool arrive alors en tête avec un score combiné de 77/100, suivi du crystal meth (66/100), de l’héroïne (58/100), du fentanyl (51/100) et du tabac (32/100). À titre de comparaison, le LSD et les champignons n’obtiennent qu’un score combiné de 5/100, l’ecstasy un score de 7/100 et les cigarettes électroniques 3/100.

La méthamphétamine, drogue préférée des Australiens

Comme pour la première étude menée au Royaume-Uni, c’est l’alcool qui s’avère être la drogue la plus dangereuse en Australie. Dans ces nouveaux travaux, il a obtenu des résultats particulièrement élevés en ce qui concerne le coût économique, l'adversité familiale, ou encore les blessures.

Les deux pays divergent cependant dans la suite de leur classement. Alors qu’outre-Manche, c’est l’héroïne qui s’avère être la deuxième drogue la plus néfaste, en Australie, la méthamphétamine occupe cette deuxième place. Selon les chercheurs, en effet, l'Australie est le pays où la prévalence de la consommation de méthamphétamine est la plus élevée au monde, les taux de mortalité liés à cette drogue ayant doublé entre 2009 et 2015. En revanche, son utilisation en Europe est historiquement faible – à l'étrange exception de la Slovaquie et de la République tchèque.

Commentaires

Effets et méfaits d'un dépresseur en temps de confinement ?

Effets et dangers de l'alcool un dépresseur.
L’alcool fait parti des *dépresseurs du système nerveux central.

La dose d’alcool absorbée détermine les effets de l’alcool sur l’organisme.
Ces effets sont proportionnels à l’alcoolémie, c’est-à-dire au taux d’alcool dans le sang.
Ils s’exercent essentiellement sur le cerveau et perturbent son fonctionnement.

L’alcool peut provoquer, selon les quantités consommées :

une diminution de la vigilance, souvent responsable d’accidents de la route et d’accidents du travail;

une perte du contrôle de soi pouvant conduire à des comportements violents et à des passages à l’acte :
agressions sexuelles, violence conjugale, suicide, homicide, etc.;

une exposition à des agressions en raison d’une attitude parfois provocatrice
ou du fait que la personne en état d’ébriété ne peut pas toujours se contrôler
et s’avère souvent incapable de se défendre;

la désinhibition (perte de retenue);

l’euphorie (sensation de bien-être et de satisfaction);

la diminution de l’attention, de la concentration et du jugement;

la confusion mentale et la désorientation;

l’altération de la perception des couleurs, des formes, des mouvements et des dimensions;
les éclats émotionnels;

l’agressivité et des comportements violents.

À très fortes doses, l’alcool peut induire l’hypothermie (baisse de la température corporelle), l’anesthésie, l’inconscience, l’absence de réflexes, la dépression respiratoire marquée, le coma et la mort.

*Les dépresseurs du système nerveux central
Ces substances ralentissent les fonctions psychiques d’un individu
en diminuant le niveau d’éveil et l’activité générale du cerveau. Elles relaxent leur utilisateur.
Celui-ci est alors moins conscient de son environnement.

Les dépresseurs comprennent principalement les substances suivantes :
l’alcool (bière, vin, etc.) ;
les anesthésiques généraux ;
les anxiolytiques et les somnifères comprenant, entre autres, les benzodiazépines (p. ex. Ativan®, Imovane®, etc.) ;
le Gamma-hydroxybutyrate ou GHB ;
les opiacés (héroïne, morphine, codéine, etc.) ;
les substances volatiles (colle, essence, etc.)

Pourquoi "Votre gouvernement" pro alcool et tabac et SES comités d'experts en sondages d'opinions
ont imposé la criminalisation d'adultes de moins de 21 ans pour le cannabis
alors que «c'est l’alcool qui représente en réalité une menace sur les vies humaines
bien plus importante que les drogues illicites comme le cannabis, l’héroïne ou même les opioïdes».

Il se cache derrière l'acceptation culturelle, sondage d'opinion, tenir une promesse,
et la peur de perdre une élection en touchant à la loi
sur l'âge de consommation et d'achat de l'alcool
avec 82 % de consommateurs et abuseurs Québécois de 12 ans et plus.

Bein Oui !
Pas de bein voyons donc ?

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