« L’alcool est la substance la plus nocive, avec un score pondéré cumulatif de 79 »

« Vont ensuite le tabac (45), les opioïdes sans ordonnance (33), la cocaïne (19), la méthamphétamine (19) et le cannabis (15). »

L'analyse, réalisée grâce à une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada,
a conclu que le plus grand préjudice causé par le cannabis
ne provient pas de ses effets sur les consommateurs, mais est plutôt lié au marché illégal.

Seul le cannabis (15) ne tue pas parmi ces drogues consommées légalement ou non !

Aucune : Mort directe pour usage seul
sans mélange avec du tabac ou du fentanyl, consommation d’alcool

Aucune : Dose Létale (DL50)
pour les humains et des animaux

Aucun : Décès mort directe
En plus de 8,000 ans d’usages et bienfaits;

De 100 ans de prohibition avec des plantes non contrôlées
sans connaitre le taux de THC;

En 21 ans de médical légal fleurs et concentrés
Californie, Colorado et au Canada;

En 6 ans de légalisation du récréatif au Canada niveau fédéral. Zappiste

Sciences et santé

Une étude financée par le gouvernement conclut que l'alcool* et le tabac sont plus nocifs pour les consommateurs et la société que le cannabis.

Publié sur 19 mars 2026
Par Tom Angell

D'après une nouvelle étude financée par le gouvernement, l'alcool et le tabac causent beaucoup plus de dommages aux personnes qui les consomment, et à la société dans son ensemble, que le cannabis.

Un panel de 20 experts ayant une expérience professionnelle en matière de toxicomanie et provenant de partout au Canada a été invité à évaluer 16 drogues différentes selon 10 dimensions de préjudice pour les consommateurs, ainsi que six dimensions de préjudice pour les autres, en attribuant à chacune une note sur une échelle de 0 à 100.

« L’alcool est la substance la plus nocive, avec un score pondéré cumulatif de 79 », révèle l’étude publiée dans le Journal of Psychopharmacology. « Vont ensuite le tabac (45), les opioïdes sans ordonnance (33), la cocaïne (19), la méthamphétamine (19) et le cannabis (15). »

L'analyse, réalisée grâce à une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada, a conclu que le plus grand préjudice causé par le cannabis ne provient pas de ses effets sur les consommateurs, mais est plutôt lié au marché illégal.

« Le score pondéré le plus élevé associé au cannabis concerne les activités criminelles organisées », indique l’étude, rédigée par une vaste équipe d’universitaires affiliés à divers instituts de recherche au Canada, au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande. « Bien que plus de 70 % des Canadiens qui achètent du cannabis le fassent aujourd’hui par des sources légales, les groupes criminels organisés sont fortement impliqués dans le reste du marché illégal du cannabis, de la production à la distribution. »

Le cannabis, légalisé à l’échelle nationale au Canada en 2018 mais toujours interdit au niveau fédéral aux États-Unis, n’est toutefois pas totalement sans danger pour les consommateurs. L’étude révèle en effet qu’il « obtient également un score relativement élevé en matière de dommages mentaux pour les utilisateurs (dépendance, sevrage, altération des fonctions mentales à court et à long terme), se classant troisième dans cette catégorie combinée ».

En ce qui concerne l'alcool, qui est légal au niveau fédéral aux États-Unis, il « arrive en tête dans 9 des 16 catégories de dommages : dommages liés à la drogue sur la santé physique, sevrage, altération à court terme des fonctions mentales, altération à long terme des fonctions mentales, perte de biens matériels, perte de relations, blessures, adversité familiale et sociale et coût économique », a constaté l'étude.

« Cette analyse des méfaits des drogues au Canada a révélé que l’alcool est la substance la plus nocive en général… L’alcool est suivi par le tabac, les opioïdes sans ordonnance (comme le fentanyl), la cocaïne, la méthamphétamine et le cannabis. »

« Le tabac s’est classé premier dans 4 des 16 catégories de dommages : mortalité liée à la drogue, dommages spécifiques à la santé physique causés par la drogue, dépendance et dommages environnementaux », ont écrit les chercheurs .

L’article conclut en exhortant les gouvernements à « prendre en compte les dommages — tant individuels que sociétaux — causés par les drogues et par les lois et réglementations qui les régissent » lors de l’élaboration de politiques en matière de drogues.

Les résultats concernant les risques relatifs des différentes substances peuvent aider à expliquer pourquoi la consommation d'alcool — et en particulier le tabagisme — a progressivement diminué ces dernières années, et pourquoi de nombreuses enquêtes et études ont indiqué qu'un nombre croissant d'adultes optent pour le cannabis.

Par exemple, des sondages récents montrent que les jeunes Américains consomment de plus en plus de boissons infusées au cannabis comme substitut à l'alcool — un tiers des millennials et des travailleurs de la génération Z choisissant des boissons à base de THC plutôt que de l'alcool pour les activités après le travail, comme les happy hours.

Un autre sondage publié en octobre dernier a révélé qu'une majorité d'Américains considèrent le cannabis comme une option plus saine que l'alcool . La plupart s'attendent également à ce que le cannabis soit légalisé dans les 50 États d'ici cinq ans.

Fumer du cannabis est également associé à une réduction « significative » de la consommation d'alcool , selon une étude récente financée par le gouvernement fédéral et menée auprès d'adultes fumant des joints dans un bar improvisé.

Une étude publiée en 2024 portant sur des adultes consommant des boissons infusées au cannabis a mis en évidence un « effet de substitution », une majorité significative de participants déclarant avoir réduit leur consommation d'alcool après avoir intégré des boissons cannabinoïdes à leurs habitudes.

En septembre, une étude internationale a identifié une « forte corrélation négative » entre la consommation de tabac et les ventes légales de marijuana à usage médical, indiquant un « fort effet de substitution potentiel » selon lequel les gens choisissent de consommer du cannabis là où il est autorisé plutôt que de fumer des cigarettes.

Parallèlement, alors que l'administration Trump envisage de retirer le cannabis de la catégorie I, la plus restrictive en vertu de la loi fédérale américaine, une autre étude récente a conclu que le cannabis n'est pas aussi dangereux que sa classification actuelle le suggère .

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Alcool (79) Tabac (45)

« L’alcool est la substance la plus nocive, avec un score pondéré cumulatif de 79 », révèle l’étude publiée dans le Journal of Psychopharmacology. « Vont ensuite le tabac (45), les opioïdes sans ordonnance (33), la cocaïne (19), la méthamphétamine (19) et le cannabis (15). »

L'alcool et le tabac légaux sont les drogues légales
cancérigènes, addictives et mortelles plus nocives que :
les opioïdes sans ordonnance (33), la cocaïne (19), la méthamphétamine (19) et le cannabis (15).

Malgré leurs méfaits journaliers connus sur la santé publique, physique, mentale, économique
et qu'ils rapportent moins en taxes qu'en couts des méfaits.

Ils sont toujours légaux.

Pour l'alcool ils ont droit à : la fidélisation, livraison, promotion, rabais,
dégustations et évènements d'alcoolisation, l'alcool tourisme,
la route des gorlos/raisins, des druides de la chopine,
avec consommation et devant des enfants.
Et consommation légale par des enfants, la relève, la compensation pour les morts et revenus.

Malgré ces 7 MILLIARD$ de méfaits connus et 17,000 MORTS ANNUELLES
la caq n'a pas eu le courage d'augmenter l'âge de 18 à 21 ans pour ces drogues.
Parce qu'il aurait perdu ses élections en se mettant à dos les drogués au tabac et l'alcool !
(Imaginez le temps des fêtes avec interdiction d'alcool aux moins de 21 ans)

Demandez à Lionel Carmant qui s'est fait rabattre rapidement le caquiste par Legault
quand il avait dit lors d'une entrevue en anglais
"que la caq songeait à imposer le 21 ans pour le tabac et l'alcool". Un suicide !

Alcool : Rappelons que dans certains pays et autres la consommation
est légale par des enfants de 6-12 ans et moins et autres mineurs
dont le cerveau ne sera complété qu'à 23-25 ans.

En présence et/ou avec un parent ou un adulte irresponsable !
Acceptable/évitable : Des enfants sont déjà accros à 12 ans.
Des enfants de 12 ans et plus, des mineurs de 15 ans et plus à consommation légale
sont inclus dans les recherches/sondages sur l'alcool.

Au Québec où la consommation d'alcool par des enfants de 12 ans
avec un parent est légale, sans risque de visite de la DPJ, la police,
d'arrestation et emprisonnement.

Au Québec seulement un parent qui ne veut pas que son adulte de 18 ans
achète du cannabis, légal au Canada illégalement, et du marché illégal,
qui partage du cannabis avec elle ou lui ou autre :
Risque jusqu'à 14 ans d'emprisonnement !

D'après les dernières données scientifiques, aucune dose d'alcool n'est sécuritaire pour la santé,
le risque de maladies (notamment le cancer) augmentant dès la première goutte. L'alcool est classé comme agent cancérigène, lié à au moins sept types de cancer, et aucune quantité n'est considérée comme protectrice. La World Health Organization (WHO)

Cancer et maladies :
L'alcool est directement lié à un risque accru de cancers (sein, côlon, foie, bouche)
et d'autres maladies chroniques, même à faible dose.
Maladies chroniques acceptable/évitable nécessitant des hospitalisations

Visites aux urgences pour surdose, violence et comportements antisociaux.

Tabac :
https://cnct.fr/topic/nicotine-est-elle-un-poison/

Longtemps utilisée comme ingrédient dans la préparation d’insecticides chimiques, la nicotine est interdite pour cet usage depuis 2008 dans l’Union européenne, et les néonicotinoïdes sont interdits en France depuis 2018.

Contrairement à une idée reçue, apparemment répandue dans le grand public,
la nicotine n’est pas responsable des cancers provoqués par le tabagisme.
Elle entraîne en revanche une très forte dépendance,
à un niveau considéré comme similaire, voire supérieur, à celui de l’héroïne et de la cocaïne,
ce qui explique les difficultés parfois extrêmes des fumeurs et des vapoteurs à cesser leur consommation

La nicotine est-elle un poison ?
Accueil > Foire aux questions > La nicotine est-elle un poison ?

Contrairement à une idée reçue, apparemment répandue dans le grand public, la nicotine n’est pas responsable des cancers provoqués par le tabagisme. Elle entraîne en revanche une très forte dépendance, à un niveau considéré comme similaire, voire supérieur, à celui de l’héroïne et de la cocaïne, ce qui explique les difficultés parfois extrêmes des fumeurs et des vapoteurs à cesser leur consommation

La nicotine est-elle un poison ?

VRAI. Un poison est une « Substance qui, introduite dans l’organisme par ingestion, respiration, absorption cutanée ou injection, altère ou même détruit les fonctions vitales. »[1]

Or, la nicotine est classée dans le règlement CLP européen[2] comme « toxique en cas d’ingestion » (Acute tox. 3 : H301), « mortelle par contact cutanée » (Acute tox. 1 : H310) et « toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme » (Aquatic Chronic 2 : H411)[3]. La nicotine médicale est, quant à elle, classée par le Code de la santé publique dans la Liste I des substances vénéneuses destinées à la médecine humaine[4]. La nicotine est ainsi une substance vénéneuse et toxique, c’est donc bien un poison.

La question de la dose létale (DL50) de la nicotine n’est toutefois pas tranchée. Chez l’animal, la dose létale de la nicotine varie sensiblement selon l’espèce étudiée (souris, rat ou chien). Chez l’humain, cette dose létale varie aussi de façon importante, selon la voie d’administration, la sensibilité à la nicotine, le fait d’être fumeur ou non-fumeur, la vitesse d’absorption et la vitesse d’élimination. La dose létale par ingestion chez l’humain est ainsi estimée se situer entre 0,5 g et 1 g, soit 7 à 14 mg/kg[5]. Chez l’enfant, les premiers signes d’intoxication par ingestion apparaîtraient dès 0,2 mg/kg.

Autour de l’usage des cigarettes électroniques, s’est développé un discours inspiré de la réduction des risques selon lequel la nicotine serait en elle-même sans danger, puisqu’elle n’est pas à la source des cancers et d’un grand nombre de pathologies mortelles liées au tabagisme. Si la nicotine n’est pas directement à l’origine de ces pathologies, la dépendance qu’elle entraîne expose en revanche les fumeurs à nombreuses complications sanitaires. La nicotine a cependant des conséquences sur le plan cardiovasculaire, en ce qu’elle provoque une vasoconstriction, ce qui entraîne une diminution des flux artériel, coronarien et cérébral. L’usage de nicotine aurait par ailleurs un effet délétère sur la santé mentale en aggravant les symptômes de la dépression et de l’anxiété[6]. Enfin, de plus en plus de publications sont en faveur d’un retentissement de l’administration de nicotine chez les jeunes sur leur développement cérébral et de leurs capacités psycho-comportementales.

Un autre argument, fréquemment avancé par les revendeurs de e-liquides, fait valoir que la nicotine est un insecticide naturel que l’on retrouve dans plusieurs plantes comestibles appartenant à la famille des solanacées (tomates, aubergines, poivrons, pommes de terre). Les très faibles concentrations de nicotine présentes dans ces plantes permettent toutefois d’éviter les effets néfastes sur la santé humaine. Tout naturel qu’il soit, la sécrétion d’un insecticide n’en reste pas moins une défense de la plante contre les insectes à l’aide d’une substance toxique. Longtemps utilisée comme ingrédient dans la préparation d’insecticides chimiques, la nicotine est interdite pour cet usage depuis 2008 dans l’Union européenne, et les néonicotinoïdes sont interdits en France depuis 2018.

Contrairement à une idée reçue, apparemment répandue dans le grand public, la nicotine n’est pas responsable des cancers provoqués par le tabagisme. Elle entraîne en revanche une très forte dépendance, à un niveau considéré comme similaire, voire supérieur, à celui de l’héroïne et de la cocaïne, ce qui explique les difficultés parfois extrêmes des fumeurs et des vapoteurs à cesser leur consommation[7].

[1] Dictionnaire de l’Académie Française, 9ème édition.

[2] Classification, étiquetage et emballage des substances chimiques et des mélanges.

[3] Règlement CLP, Annexe VI, INERIS.

[4] Arrêté du 22 février 1990 portant exonération à la réglementation des substances vénéneuses destinées à la médecine humaine, Légifrance, mis à jour le 22 juillet 2021, consulté le 28 décembre 2022.

[5] ANSES, Évaluation des dangers de la nicotine, Avis de l’Anses

Rapport d’expertise collective, édition scientifique, janvier 2015, 43 p.

[6] Truth Initiative, 3 ways vaping affects mental health, publié le 10 septembre 2021, consulté le 28 décembre 2022.

[7] Volkow N, Recent Research Sheds New Light on Why Nicotine is So Addictive, NIDA/NIH, publié le 28 septembre 2018, consulté le 28 décembre 2022.

» Le tabac « biologique » ou « naturel » est-il moins nocif ?

Accueil > Foire aux questions > Le tabac « biologique » ou « naturel » est-il moins nocif ?

Le tabac « biologique » ou « naturel » est-il moins nocif ?
NON.

https://cnct.fr/topic/le-tabac-biologique-ou-naturel-est-il-moins-nocif/

Le tabac « biologique » ou « naturel » ?
Ce qui n’empêche pas les fabricants
d’ajouter des additifs « naturels » à leur tabac, tels le sucre*, le caramel...

* Pourquoi le sucre crée-t-il une dépendance ?
Le sucre stimule le circuit de la récompense dans le cerveau,
libérant de la dopamine, comme les (des) drogues.

Avec le temps, le cerveau a besoin de quantités toujours plus importantes
pour ressentir le même plaisir, ce qui engendre « un cercle vicieux de fringales » ,
de consommation et de chute brutale.

Bien que certains éléments suggèrent que ce comportement
relève davantage d'une habitude alimentaire ou d'une dépendance à la nourriture
que d'une dépendance chimique au sucre lui-même, ces schémas compulsifs sont bien réels
et peuvent avoir des conséquences sur la santé à long terme,
augmentant ainsi le risque d'obésité et de diabète.

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