Le 26, 27 et 28 octobre dernier, La Presse publiait une série d'articles sur le « fléau » de la drogue dans les écoles. Sous prétexte de tracer un portrait du dit « fléau », les journalistes Catherine Handfeild, Émilie Côté et Ariane Lacoursière accumulaient les cas extrêmes et douteux pour servir leur propos, contrevenant ainsi aux règles fondamentales de la responsabilité de la presse, telles que définies par le Conseil de presse du Québec, qui condamne le sensationnalisme.
Il ressort de cette série d'articles sensationnalistes une volonté certaine de diaboliser le cannabis. Le 26 octobre, sous le titre « Banal le pot? » on pouvait lire le « témoignage » d'une petite fille qui aurait confié à un travailleur de rue, avoir consommé de la cocaïne pour la première fois à sept ans. Quelle crédibilité doit-on accorder aux histoires extraordinaires d'une enfant négligée par ses parents, qui cherche à se rendre intéressante aux yeux d'un travailleur de rue? Quelle est la part de vérité dans cette anecdote invérifiable? Et surtout, quel est le lien avec le pot? Aucun, bien entendu.