L’augmentation des cas de consommation problématique de cannabis ne signifie pas qu’il faille revenir à la prohibition
Au fil du temps, les Américains ont appris à vivre * avec l'alcool légal
« Si vous supprimez le droit de consommer de l'alcool,
les gens comprendront que c'est une question de liberté civile » **.
L'histoire nous incite à la prudence quant aux extrapolations tirées des premières années de la légalisation. Lorsque les Américains ont abrogé la Prohibition en 1933, la consommation d'alcool ne s'est pas immédiatement stabilisée selon les tendances actuelles.
Elle a augmenté sensiblement au cours des décennies suivantes, pour finalement atteindre un pic vers 1981, avant de décliner pendant plus d'une décennie. Aujourd'hui, la proportion d'Américains déclarant consommer de l'alcool est à son plus bas niveau depuis que Gallup a commencé à effectuer ce suivi en 1939.
Politique
L’augmentation des cas de consommation problématique de cannabis ne signifie pas qu’il faille revenir à la prohibition (Tribune libre)
Publié le 25 août 2026
Par Moment marijuana
« Une société libre devrait être capable d’apprendre à vivre avec des substances potentiellement dangereuses sans que le gouvernement ait besoin de les interdire. »
Par Jeffrey A. Singer, Institut Cato
En tant que médecin, je ne minimise pas les récents rapports faisant état d'une augmentation de la consommation problématique de cannabis. Mais nous devons éviter qu'ils ne déclenchent une nouvelle panique morale liée à la guerre contre la drogue.
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La consommation de cannabis a augmenté avec sa légalisation dans de plus en plus d'États. Cela n'a rien d'étonnant. Lorsqu'une substance largement consommée passe du marché illicite au marché légal, certains abstinents l'essaient, certains consommateurs occasionnels en consomment plus fréquemment et les gens sont plus enclins à admettre leur consommation.
Cependant, ces tendances récentes ne nous disent pas à quoi ressemblera la consommation de cannabis à l'avenir.
L'histoire nous incite à la prudence quant aux extrapolations tirées des premières années de la légalisation. Lorsque les Américains ont abrogé la Prohibition en 1933, la consommation d'alcool ne s'est pas immédiatement stabilisée selon les tendances actuelles. Elle a augmenté sensiblement au cours des décennies suivantes, pour finalement atteindre un pic vers 1981, avant de décliner pendant plus d'une décennie. Aujourd'hui, la proportion d'Américains déclarant consommer de l'alcool est à son plus bas niveau depuis que Gallup a commencé à effectuer ce suivi en 1939.
Au fil du temps, les Américains ont appris à vivre avec l'alcool légal. Les connaissances, les coutumes et les normes sociales ont évolué autour de sa consommation responsable. Nous avons appris à distinguer l'ivresse de la consommation d'alcool. Nous en sommes venus à désapprouver fortement la conduite en état d'ivresse et la consommation d'alcool au travail. Chacun a appris à reconnaître ses propres limites, et les proches ont appris à repérer les signes d'une consommation excessive d'alcool.
Aucune de ces normes ne nous obligeait à conclure que, parce que l'alcool peut entraîner une dépendance, des maladies, des accidents et la mort, nous devrions interdire aux adultes d'en consommer **.
Le cannabis pourrait traverser une période d'adaptation similaire.
À mesure que la consommation de cannabis se normalise, les consommateurs peuvent s'informer davantage sur le dosage, la puissance, la fréquence d'utilisation, les effets néfastes et leurs propres réactions à la substance. Des normes sociales favorisant une consommation responsable peuvent se développer à mesure que les individus acquièrent de l'expérience avec une substance que les politiques publiques ont longtemps considérée comme à proscrire.
Il existe déjà des éléments qui appuient cette possibilité.
Le Canada a légalisé le cannabis à l'échelle nationale en 2018, offrant ainsi aux chercheurs une expérience naturelle d'une grande utilité. Une étude prospective a suivi 1 428 adultes ontariens, de la période précédant immédiatement la légalisation jusqu'à cinq ans après. Globalement, la fréquence de consommation de cannabis a légèrement augmenté, tandis que les indicateurs de mésusage ont légèrement diminué. Plus intéressant encore, les personnes qui consommaient fréquemment du cannabis avant la légalisation ont présenté les plus fortes baisses, tant en termes de consommation que de mésusage.
Cela ne prouve pas que la légalisation soit à l'origine de ces réductions. Les chercheurs eux-mêmes soulignent que des facteurs comme la diminution des comportements problématiques liés à l'âge pourraient expliquer en partie ces résultats. Mais l'expérience canadienne devrait au moins nous inciter à la prudence et nous amener à ne pas supposer qu'une augmentation initiale de la consommation conduit inévitablement à une consommation problématique toujours plus importante.
Le cannabis n'est pas sans danger. Une consommation fréquente peut s'avérer problématique pour certaines personnes. Les produits à forte concentration en THC méritent une attention particulière, de même que les risques pour les adolescents et les personnes prédisposées aux troubles psychotiques. Il est essentiel d'informer le public en toute transparence sur ces risques et de le dissuader de conduire ou d'utiliser des machines dangereuses sous l'influence du cannabis.
Mais la reconnaissance de ces risques ne justifie pas d'interdire aux adultes de consommer du cannabis.
L'interdiction comporte ses propres risques ***. Elle pousse les consommateurs vers les marchés illicites, où la puissance et la composition des produits sont incertaines. Elle expose des personnes, par ailleurs pacifiques, à des arrestations et à des sanctions pénales. Enfin, en réduisant un sujet extrêmement complexe à « ne consommez pas de drogues », l'interdiction peut entraver le développement des connaissances et des normes sociales qui permettent aux individus de faire des choix plus sûrs.
Il convient de juger la légalisation par rapport à l'alternative concrète qu'est la prohibition, avec ses marchés illicites, ses sanctions pénales et ses informations produits peu fiables.
Les dernières découvertes concernant la consommation de cannabis devraient éclairer les consommateurs, les médecins et les décideurs politiques. Les chercheurs devraient poursuivre le suivi des habitudes de consommation et identifier les modes de consommation et les produits présentant les risques les plus élevés. Les autorités de santé publique peuvent fournir aux adultes des informations exactes sans exagérer les risques dans l'espoir de les dissuader de consommer du cannabis. La vente aux mineurs et la conduite sous influence devraient être interdites.
Les adultes font régulièrement des choix qui comportent des risques. Certains consomment de l'alcool, d'autres fument du tabac et d'autres encore pratiquent des sports dangereux. Respecter leur autonomie ne signifie pas prétendre que ces choix sont sans danger. Cela implique de leur fournir une information fiable et de leur permettre d'évaluer eux-mêmes les risques et les avantages.
Nous devrions traiter le cannabis de la même manière.
Une société libre devrait être capable d'apprendre à vivre avec des substances potentiellement dangereuses sans que le gouvernement ait besoin de les interdire.
Le Dr Jeffrey A. Singer exerce la chirurgie à Phoenix, en Arizona, et est chercheur principal à l'Institut Cato. Son dernier ouvrage s'intitule « Votre corps, vos soins de santé » (Institut Cato, 2025).
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* Vivre et accepter : les cancers, sa dépendance, etc.
* Vivre et accepter : les cancers, sa dépendance physique et psychique
très forte comme l'héroïne, les comportements antisociaux,
la violence envers eux et les autres, morts annuelles/journalières.
Nous ne criminalisons pas les adultes consommateurs d'alcool
les mineurs/enfants qui y ont droit,
ni menacé leurs parents irresponsables de jusqu'à 14 ans d'emprisonnement,
qui ne conduisent pas sous influence
n'ont pas de comportements antisociaux, de violence envers eux et les autres.
Nous les aidons ! Même les multi récidivistes !
Nous leur fournissons de nombreux endroits points de vente même près des écoles,
le droit à des évènements de consommation d'alcoolisation devant des enfants influençables,
souvent commandités par la SAQ dont les méfaits dépassent les revenus annuels en taxes.
4 000 morts annuelles et 3,2 milliards de méfaits acceptable évitable !
Le but principal de la SAQ est de concilier la vente responsable d'alcool
et la maximisation des profits au bénéfice de l'État québécois.
Selon son Plan stratégique de la SAQ, les objectifs clés sont :
Rendement financier : Générer et remettre plus de 5,4 milliards de dollars
en dividendes au gouvernement du Québec « sur 4 ans ».
5,4 milliards/4 ans = 1,35 milliard par année en dividendes
pour 3,2 milliards de méfaits dont 4 000 morts annuelles !
Une différence de 1,85 milliards entre les dividendes
et les méfaits annuels acceptable/évitable !
Responsabilité sociale : Promouvoir activement la vente
et la consommation responsable tout en luttant contre la vente aux mineurs.
Les enfants mineurs ont droit à la consommation d'alcool sans avoir à en acheter !;O)
Satisfaction client : Maintenir un taux de satisfaction globale de la clientèle élevé (cible fixée à 93 %).
Valorisation locale : Accroître la mise en marché
et les ventes des boissons alcoolisées fabriquées par les producteurs du Québec
Zones SAQ en grande surface :
La SAQ déploie des espaces de vente ciblés à l'intérieur de bannières partenaires
(comme des magasins [Costco] et des supermarchés [Maxi]) pour y proposer une sélection de ses produits.
Agences SAQ : Environ 423 comptoirs aménagés dans des dépanneurs ou des épiceries
situés dans des municipalités qui ne possèdent pas de succursale classique.
Pourquoi criminaliser les adultes consommateurs/possesseur de cannabis
non mortel à moindre risque, qui ne conduisent pas sous influence
n'ont pas de comportements antisociaux, de violence envers eux et les autres ?
** Aucune de ces normes ne nous obligeait à conclure que,
parce que l'alcool peut entraîner une dépendance, des maladies,
des accidents et la mort, nous devrions interdire aux adultes d'en consommer.
« Si vous supprimez le droit de consommer de l'alcool,
les gens comprendront que c'est une question de liberté civile ».
M. Alan Young, professeur agrégé, Osgoode Hall Law School
Témoignage lors du Comité spécial du Sénat sur les drogues illicites (Canada, 2002)
https://blocpot.qc.ca/fr/forum/5683
Rappelons que les résultats de Nolin ont été tablettés relégués aux oubliettes
Comme le rapport Le Dain (Canada, 1973)
De la Commission d'enquête sur l'usage des drogues à des fins non médicales
https://blocpot.qc.ca/fr/extraits-du-rapport-le-dain-canada-1973.
*** L'interdiction comporte ses propres risques.
Comme fournir des millions de clients et milliards de profits
aux organisations criminelles/terroristes qu'ils prétendent combattre.
Mais qui servent à : Acheter produire vendre des armes,
des drogues/médicaments et contrefaits contaminés,
pour la prostitution et juvénile, à corrompre, etc. !
Le cannabis moins dangereux et mortel que les drogues légales :
L'alcool un dépresseur psychoactif : Classé comme fléau mondial le plus destructeur.
Avec le plus grand nombre de drogués légaux et illégaux.
Il touche pratiquement tous les organes,
est lié à plus de 200 maladies dont des cancers,
et engendre une forte dépendance physique et psychique.
Sa dose mortelle par surdose (coma éthylique) est relativement proche de la dose récréative.
Le tabac : Le plus meurtrier. Possède le pouvoir addictogène (nicotine) le plus élevé
et cause des ravages cardiovasculaires et pulmonaires majeurs à long terme.
Le cannabis : Présente une toxicité aiguë très faible
(le risque d'overdose mortelle par le seul THC est quasi inexistant)
et son potentiel de dépendance est inférieur à celui du tabac et l'alcool.
Médical et Récréatif :
Aucune dose ni surdose mortelle à ce jour, même avec les concentrés à 99,9 % de THC.
Cannabis : Aucune Dose Létale (DL50) pour l'humain et des animaux.
Aucune mort directe pour usage seul sans mélange
en 8 000-12 000 ans d'usages et bienfaits,
100 ans de prohibition avec des cannabis non contrôlés,
25 ans et plus de médical avec des fleurs et concentrés,
plus de 6 ans de légalisation du récréatif.
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