Les propos de notre représentant officiel après 8 ans de combat épique !

Je me bats. Je me suis battu. Contre quoi au juste? Si ça s'avère juste, ça doit être contre une injustice...

Je fume du pot. Oui, c'est comme ça... Je n'appréhende pas cette confession d'un bon oeil, surtout s'il y a, aux alentours, un mauvais oeil pour me surveiller et me faire des reproches...

Il m'arrive, d'ailleurs, dans la majorité des cas, de ne pas en fumer, mais l'ensemble de mes actes ne pourrait être jugé par l'absence de ceux-ci... C'est lorsque je commets mon geste répréhensible que le feu monte aux barricades de l'indignation.

Vite, empêchez-moi de me nuire en me jetant en prison, c'est logique, non?

Enfin le problème est réglé, vous êtes débarrassés de moi pour de bon...

Vous oubliez, par ce fait même, mon potentiel. Vous omettez de considérer l'éventail de mes choix. N'allez pas croire que je vous attribue cette « vertu » (le respect de la loi) sans constater qu'un manque flagrant de contrôle sur l'outil de contingence social vous donne l'occasion d'être une simple victime. C'est un petit pas pour l'homme, face à la marche cadencée de l'histoire...

Votre geste doit être positionné en perspective, il doit accompagner celui des autres. Le nombre cautionne la raison.

N'est-ce pas grâce au plus grand nombre de votes que l'on gagne une élection?

Alors, moi, les votes, je leurs laisse... Ils les désirent beaucoup plus ardemment que moi...

Ils ont une valeur uniquement lorsqu'on leur porte attention, car un vote, ce n'est pas comestible, contrairement au cannabis...

Je ne gagnerai jamais s'ils dictent les règles du jeu...

Par contre, je m'explique mal ce qui pousse les votes vers des réceptacles symboliques aussi inaptes; mais lorsque je scrute la masse média, je me rappelle que l'opinion publique peut être forgée par un habile marteleur...

Bêlons timidement en lustrant notre lainage, tôt ou tard, il sera à vendre, d'ailleurs, nous a-t-il déjà appartenu? On nous tond sans arrêt, on nous tord jusqu'à la dernière goutte. Le tout est orchestré pour qu’on applaudisse. Merci, abrutissez-moi, le miroir vaut ma peluche, partez et contaminez-moi avec la variole, chers colonisateurs...

Puis-je croire qu'on nous transmet des racines pleine de sang dégoulinant et qu'on peine à réagir? Y'a de quoi être fiers! Gooooo Occident!

Je vais maintenant vous réciter l'émergence de la prohibition.

Il était une fois, quelqu'un qui avait peur de lui-même et des autres (il est plus facile d'imaginer que c'est une femme et qu'elle veut protéger sa progéniture... yeah right!). Cette femme entrepris une croisade (manipulée par des hommes qui cherchaient plutôt à protéger leur cartel pharmaceutique) afin d'interdire ce qui lui faisait peur.

Il faut avouer aussi que c'était du racisme, parce que la majorité des blancs n'en consommait pas vraiment et qu'on s’inquiétait surtout pour les ouvriers blancs qui travaillaient moins longtemps que les mexicains et pour les pauvres femmes blanches innocentes qui baisaient avec des blacks à cause de la musique qu'ils composaient sous l'influence de cette drogue maudite...

Bien sûr, de là, ne vient pas l'émergence de la prohibition, puisque ça a toujours été « in » d'interdire quelque chose aux autres parce qu'on se sent supérieur, qu'on détient la vérité et la moralité; ça nous donne même le droit d’en abuser. Il suffit de prendre la pouvoir comme il s'offre, par voie électorale par exemple, ou par la force, dans la plupart des cas...

La prohibition, malgré ses échecs flagrants, tient la main de l'humanité depuis ses premiers balbutiements. Ils ont interdit l'opium en Chine, ils ont interdit aux prêtres de baiser, ils ont interdit aux hérétiques de ne pas être religieux et interdit aux esclaves de ne pas avoir de maîtres...

Depuis ce temps, il parait que c'est illégal de faire ce que je fais quotidiennement. Mais ça ne m'empêchera pas de le faire. Je n'irai pas provoquer inutilement le courroux vengeur des tables de la loi. Mais je sais que je peux acquérir une certaine légitimité en m'organisant avec ceux qui choisissent le même écart de conduite.

Je prends soudainement conscience du pouvoir que j'ai, malgré le fait qu'on s'acharne à me faire croire que je l'ai donné, en faisant un « x » tous les quatre ans...

Faux! Je n'ai jamais cautionné le strip-tease de mon intégrité, ni la dérive des horizons de l'humanité vers un cul-de-sac...

Bref, il faut assumer nos choix sans les promouvoir. Il suffit de leur conférer la place qui leur revient et de ne pas enclencher le piège qui nous encercle...

N'empêche que ça se retrouve partout, à toutes les heures de la journée, dans tout les pays du monde.

Cessons de jouer à l'autruche!

David Fiset
Représentant officiel

Invitation à sortir de notre salon

Aujourd'hui, c'est les élections fédérales et son souffle semble remettre le feu à nos idées, à notre cynisme constructif, à notre volonté de sortir voir le temps qui fait ches les autres et surtout à se sentir actif!

Aujourd'hui et non demain, il faut se mettre à récolter des signatures pour votre circonscription.

Pourquoi remettre à demain ce qui se fait merveilleusement aujourd'hui?

La date limite pour déposer sa candidature n'est pas aujourd'hui mais demain (24 septembre 2008 à 14h)!

Communiquer avec le parti au info@marijuanaparty.ca ou au 514.223.8517

Faites-vite les places sont limitées!