Les USA dans l'impasse de la guerre contre drogue ! Près d’un trilliard de dollars a déjà été gaspillé.

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Zappiste: Récapitulons: Invasion de l'irak (basé sur le mensonge des armes de destruction massive) un échec sauf pour les copineurs États-Uniens, la guerre en Afghanistan un échec, la guerre à LA drogue un échec, la guerre à la pauvreté au chômage la misère et la dette un échec.

http://lebulletindamerique.com/2011/06/13/lamerique-dans-limpasse-de-la-...

Les USA dans l'impasse de la guerre contre drogue ! Près d’un trilliard de dollars a déjà été dépensé.

Par Benoît Toussaint – La guerre des Etats-Unis contre la drogue est un échec. Telle est la conclusion de deux rapports du gouvernement américain qui estiment que les milliards dépensés et les millions de vies brisées n’ont pas permis d’éradiquer les trafics. Pour de nombreux analystes, c’est la finalité de cette lutte, plus que les moyens, qui est remise en question.

De Mexico à Panama, les découvertes macabres n’en finissent plus et les cartels de la drogue semblent plus puissants que jamais. Un affront pour l’administration du président américain Barack Obama qui a fait de la lutte contre les trafiquants l’une de ses priorités. Ce combat n’est cependant pas nouveau : il y a quarante ans, Richard Nixon lançait la « war on drugs » pour éradiquer ce fléau. Le 17 juin 1971, il en faisait même « l’ennemi public numéro un » aux Etats-Unis. Deux rapports gouvernementaux, parus le 8 juin dernier, affirment que cette guerre contre la drogue n’a pas permis de mettre fin à l’entrée de stupéfiants dans le pays et que l’Amérique ne peut plus justifier ces dépenses.

Et pourtant, près d’un trilliard de dollars a été dépensé pour abattre l’hydre. Rien n’y a fait. La lutte à mort entre trafiquants de drogue et forces de polices a plongé l’Amérique centrale dans une spirale de violence inouïe. Rien que dans la capitale mexicaine, les autorités estiment que 976 personnes ont été assassinées par les cartels de la drogue depuis le début de l’année 2011. Le chiffre d’affaire des narcotrafiquants, quant à lui, ne s’est jamais aussi bien porté.

Un grand gaspillage

« Nous gaspillons l’argent des contribuables et injectons de l’argent pour régler un problème, sans même savoir ce que nous obtenons en retour », a déclaré la sénatrice Claire McCaskill (Dém.), qui préside le sous-comité sénatorial qui a écrit l’un de ces rapports. Les experts critiquent notamment le recours à des sociétés privées, payées grassement, qui doivent former les forces de police locales, participer à la destruction de champs de coca ou encore surveiller les mouvements des trafiquants.

Et les résultats de cette sous-traitance seraient plus que modestes au vu des sommes dépensées. Selon les sénateurs, l’essentiel de la lutte contre le trafic de stupéfiants est confié à cinq grandes compagnies : DynCorp, Lockheed Martin, Raytheon, ITT et ARINC. Cette sous-traitance a entraîné une augmentation des dépenses de 32% au cours des cinq dernières années, passant de 482 millions de dollars en 2005 à 635 millions de dollars en 2009. C’est la société DynCorp, basée à Falls Church en Virginie, qui a empoché le plus gros contrat, avec 1,1 milliard de dollars à la clé. Depuis quarante ans, presque trois milliards de dollars ont été versés à ces compagnies au nom de la lutte contre la drogue.

Les conclusions des sénateurs font échos à un autre rapport publié le 2 juin dernier par la Commission internationale de règlementation des drogues (Global Commission on Drug Policy). Cette assemblée de 19 membres dresse un constat est similaire et sans appel : « La guerre globale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les individus et les sociétés partout dans le monde ». Un avis qui aurait pu rester lettre morte si les participants ne s’appelaient pas Koffi Anan, ancien secrétaire des Nations Unies ; Mario Vargas Llosa, prix Nobel de Littérature 2010 ; Paul Volcker, ancien directeur de la FED ; Richard Branson, célèbre homme d’affaire, fondateur et propriétaire de Virgin ; ou encore Georges Papandreou, le Premier ministre grec.

Quand la violence répond à la violence

La Maison-Blanche a bien tenté de minimiser l’échec de la politique anti-drogues en rappelant ses succès dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Le porte-parole du Pentagone, James Gregory, a même affirmé avec aplomb que la lutte contre les stupéfiants compte parmi « les programmes les plus efficaces et les plus réussis des dernières décennies ».

En vain, la production s’est déplacée, de nouvelles filières d’importation ont vu le jour et la politique de répression a surtout eu pour effet d’accroitre la violence des cartels et leur contrôle sur le trafic. « Nos voisins, le Mexique et la Colombie, sombrent dans la corruption et subissent la loi des gangs violents. En Afghanistan, nos soldats risquent leur vie, alors qu’un tiers, voire la moitié de l’économie, est générée par le trafic d’opium et d’héroïne », déclarait récemment le pasteur démocrate Jesse Jackson, militant actif du mouvement pour les Droits civiques.

Faire la paix avec la drogue ?

Mais la vraie question aux Etats-Unis vise à savoir si les fins même de la guerre contre la drogue sont justifiées. Jesse Jackson ajoute : « Et si nous traitions l’addiction à la drogue comme l’alcoolisme en tant que problème de santé publique ? ». Un certain nombre d’experts plaident en effet pour substituer une politique d’éducation à une lutte violente et frontale contre les trafiquants. Dans leur rapport, les 19 personnalités de la Commission internationale de réglementation de la drogue estiment qu’il faut « arrêter la guerre contre la drogue et adopter une politique plus constructive en vue de réduire la consommation. Ce n’est pas la paix au lieu de la guerre, c’est une façon plus intelligente de se battre ».

Pour Jacob Sullum, du magazine Reason, il faut aller plus loin et ouvrir un nouveau débat : Et si les Etats-Unis acceptaient de faire la paix avec la drogue ? Les efforts devraient se concentrer « non pas sur la réduction des marchés de la drogue, mais plutôt sur la réduction de leurs méfaits sur les individus, les communautés et la sécurité nationale ». Et pour cause, La plupart des personnes impliquées dans le trafic de drogue ne sont que de petits dealers et n’ont rien à voir avec la caricature du gangster des films à grand frisson. La plupart des prisonniers pour trafic ne sont finalement que du menu fretin, aisément remplaçable par le premier venu.

En d’autres termes, la guerre contre la drogue a longtemps parlé le langage des trafiquants : violence, répression, pénalisation. Il est temps désormais qu’elle parle à nouveau le langage de la démocratie : protection des personnes contre la violence des cartels et l’addiction aux narcotiques ; éducation de la jeunesse ; et incitation au travail ou à l’entrepreneuriat en créant les conditions d’un marché libre et efficace.

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http://www.suntimes.com/news/jackson/5805266-452/its-time-to-end-dismall...

Updated: July 15, 2011 12:10AM

How do you end America’s longest war that is an abject failure? No, not Afghanistan. This month marks the 40th anniversary of the day Richard Nixon launched the “War on Drugs.” And now, four decades later, it would be impossible to invent a more complete failure.

About $1 trillion has been spent on the war. Millions of citizens who pose no threat to anyone have been incarcerated in prison. Some 2.3 million now overcrowd America’s prisons — 25 percent of whom have been arrested for nonviolent drug crimes.

Our neighbors to the south — Mexico and Colombia — are being torn about by gang violence and corruption. In Afghanistan, where our soldiers risk their lives, fully one-third to one-half of the entire economy is generated by the opium and heroin trade. All of this is in reaction to nonviolent acts that were not even crimes a century ago.

Yet despite this, drugs are just as available and cheaper than they were 40 years ago. As the U.S. drug czar, Gil Kerlikowske, concluded: “In the grand scheme, it has not been successful. Forty years later, the concern about drugs and the drug problem is, if anything, magnified, intensified.”

And the war’s casualties are mounting. The war on drugs turned, early on, into a new Jim Crow offensive against people of color. Although whites abuse drugs at higher rates than African-Americans, African-Americans are incarcerated at 10 times the rate of whites for drug offensives. Millions have been deprived of the right to vote for being convicted of nonviolent crimes. Hundreds of thousands have died and millions suffered because the drug war made treating addiction as a public health problem more difficult.

Now the state fiscal crisis is forcing states — even states as conservative as Texas — to empty overcrowded prisons and seek alternatives to incarceration. Yet the war goes on, the money is wasted, the violence and corruption escalates, and more lives are ruined.

In a new report, the Global Commission on Drug Policy calls for admitting that the war is a failure and turning instead to dealing with drugs as a public health problem.

I have spent decades talking with young men and women about the perils of drugs, in classrooms, in church basements, in prisons and jails and on the street. The scourge of drugs is destructive of lives and of hope. But so, too, is the war against drugs.

We must use the 40th anniversary of a failed war to call that war into question. What if we treated drug addiction like alcohol addiction as a public health problem? Marijuana accounts for one-half of all drug arrests in the U.S.; decriminalizing it would save millions that could be used to treat addicts rather than arrest kids. Alternatives to incarceration should be preferred for those who pose no threat to others.

Harsh mandatory and minimum sentences should be repealed. Why not take drug addiction out of the criminal justice system and treat it in the public health system? It surely would be better to spend the money not on locking people up, but on clinics that might treat their illnesses.

Ending the “War on Drugs” doesn’t mean we abandon the effort to regulate them, to teach children of their dangers, or to treat those who are hooked.

But it does mean we don’t waste millions more lives and billions more dollars on a war that cannot be won.

The drug war has been waged by both parties. Politicians have postured tough on crime, competing to invent the harshest punishments. Money was no object. An entire prison complex — with powerful private interests — has grown up to warehouse the prisoners of the war. But now, 40 years later, isn’t it time to put aside the posturing, and have a fundamental debate about alternatives to this failed war?

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