Élections Québec 2026 - Quels sont les petits partis autorisés?
le Québec compte 15 autres partis politiques officiellement autorisés,
qui se retrouveront sur certains des bulletins de vote le 5 octobre prochain.
Au total, ils comptent pour 273 des 908 candidatures approuvées.
Élections Québec 2026 - Quels sont les petits partis autorisés? *
Pierre Gauthier se questionne sur les formations politiques qui sont moins sous les projecteurs.
Publié et mis à jour le 25 septembre
Une affiche électorale du candidat Charles Mc Nicoll, du parti Équipe autonomiste, dans la circonscription de Gouin
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Une affiche électorale du candidat Charles Mc Nicoll, du parti Équipe autonomiste, dans la circonscription de Gouin
Léo Mercier-Ross
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Chaque semaine, pendant la campagne électorale, l’équipe du Devoir répond à une question posée par des lecteurs. Cette fois, Pierre Gauthier se demande quels sont les partis plus petits autorisés au Québec.
« Je vois plusieurs affiches dans l’ouest de l’île de Montréal, des affiches d’un autre PCQ, le Parti canadien du Québec. Qui sont-ils ? »
Pierre Gauthier
Au-delà des cinq principaux partis qui parcourent la province en aspirant à former le prochain gouvernement, le Québec compte 15 autres partis politiques officiellement autorisés, qui se retrouveront sur certains des bulletins de vote le 5 octobre prochain. Au total, ils comptent pour 273 des 908 candidatures approuvées.
Pour ce qui est du Parti canadien du Québec, dont l’acronyme est « PCaQ » pour éviter les ressemblances avec le Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime, il compte 29 candidats et prône une plateforme surtout fédéraliste. Ses représentants n’ont pas répondu aux questions du Devoir.
Au fil des entrevues avec huit autres chefs de ces petits partis, qui présentent entre 2 et 52 candidatures, un constat s’est imposé : l’écrasante majorité d’entre eux ne s’attendent pas à voir un député élu sous leur bannière lors de ces élections.
Exception notoire pour Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec, qui reconnaît faire face à une pente, mais qui croit pouvoir « faire élire un, deux, trois députés ». « Avec le contact qu’on a avec les citoyens, avec les réseaux qu’on a faits, on espère vraiment », soutient celle qui a été ministre dans le gouvernement de Pauline Marois.
Le chef du Parti culinaire du Québec, Jean-Louis Thémis, dit pour sa part avoir « confiance » en les chances d’un candidat, François Pellerin, en raison de sa popularité dans la circonscription de Chambly.
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Alors, qu’est-ce qui les motive à se lancer en politique active — et à mettre « leur nom sur une pancarte », pour certains — quand leurs chances de faire leur entrée à l’Assemblée nationale sont pratiquement nulles ? La réponse est unanime : ils ont des idées et des convictions qu’ils désirent porter et leur véhicule de choix est un parti politique.
Le parti, un véhicule
« Vu que je veux semer des idées, j’avais besoin d’un acronyme, d’un nom qui parle de l’idée », résume Shawn Lalande McLean, chef du Parti accès propriété et équité.
« Nous, on a une plus grande pertinence de parler de nos idées quand on dit qu’on est allés faire des élections là-dessus », renchérit Jean-Patrick Berthiaume, chef du Bloc pot. « Et effectivement, on a eu une loi [sur la légalisation de la consommation du cannabis, au fédéral], alors qu’on n’a jamais eu un seul député. »
Plusieurs, comme le chef de l’Équipe autonomiste, Louis Chandonnet, ont fait leurs débuts dans des partis représentés à l’Assemblée nationale, mais se disent aujourd’hui incapables d’y faire valoir leurs idées. « J’ai été militant à la Coalition avenir Québec et dans l’Action démocratique du Québec, et disons que le discours dans un grand parti, il est établi et contrôlé », affirme-t-il.
Sur le terrain, les chefs confirment toutefois que leurs idées — comme la création d’une « gastronocratie » pour le Parti culinaire, ou une plus grande priorité à l’environnement pour Climat Québec — trouvent écho chez les citoyens, même si cela ne se transforme pas directement en votes. « Les gens ont tellement à dire sur leurs préoccupations, et puis ils disent “bravo” si on a des opinions différentes, “bravo” si on a du changement, “bonne chance” », relate Christine Dandenault, cheffe du Parti marxiste-léniniste du Québec.
Cette dernière prône une refonte du mode de scrutin et de la Loi électorale, une proposition qui se retrouve dans plusieurs plateformes des plus petits partis. La majorité des chefs souhaitent aussi que les médias leur offrent une place plus importante, qu’ils ne parlent pas uniquement des partis présentant 127 candidats.
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Le coût d’exister
Encore faut-il pouvoir se présenter. La première étape consiste à recueillir 100 signatures de personnes résidant dans la circonscription visée, comme la Loi électorale l’exige.
Cela représente un défi pour certains, comme Shawn Lalande McLean, qui dit avoir dû frapper à « entre 8000 et 10 000 portes » pour présenter ses six candidats. À l’autre extrême, un habitué comme Jean-Patrick Berthiaume peut clore le processus en « quatre sorties de deux heures ».
Une récente modification à la Loi électorale oblige les partis à présenter au moins deux candidatures, sans quoi ils ne sont plus reconnus. Cela a eu raison du Parti populaire du Québec, qui n’a pas su trouver un deuxième candidat à temps. Le Parti accès propriété et équité est aussi passé proche de l’extinction, mais un article de Radio-Canada dans lequel M. Lalande McLean explique sa situation « a tout débloqué », lui permettant d’aller chercher six candidatures.
Charles Olivier, chef du Parti libertarien du Québec, se désole de cette disposition qui l’a forcé à diviser ses efforts dans deux circonscriptions plutôt qu’à les concentrer dans une seule, comme en 2022. « [Élections Québec] me force à juste me battre pour la survie du parti, point. Il nous empêche donc de nous développer, de faire de la vraie politique. »
La nouvelle règle n’a pas empêché un nouveau parti de naître : Osons Québec a été approuvé pas plus tard que début septembre et compte deux candidats. Son objectif n’est pas de se faire élire, mais bien de se faire connaître pour présenter 127 candidats aux prochaines élections. « On aura des candidats partout, je vous le garantis », lance son porte-parole, Martin Charron, qui ne qualifie pas son parti d’« en retard », mais plutôt d’« en avance » sur le prochain scrutin.
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Écrivez à politique@ledevoir.com, et notre équipe de journalistes affectée à la couverture de la campagne électorale tâchera d’y répondre.
* Partis politiques autorisés 2026
https://www.electionsquebec.qc.ca/partis-et-autres-entites-politiques/pa...
Il y a 20 partis politiques provinciaux autorisés.
Les cinq principaux partis politiques lors des élections provinciales au Québec
Nom du parti Nombre de candidat(e)s Chef du parti Date d'autorisation
Équipe Christine Fréchette - Coalition avenir Québec 127 Christine Fréchette 14 février 2012
Parti conservateur du Québec 127 Éric Duhaime 25 mars 2009
Parti libéral du Québec/Quebec Liberal Party 127 Charles Milliard 22 février 1978
Parti québécois 127 Paul St-Pierre Plamondon 22 février 1978
Québec solidaire 127 Carmen Palardy 1er janvier 2018
Les 15 partis politiques non principaux
avec plus de 25 candidates et candidats :
Nom du parti Nombre de candidat(e)s Chef du parti Date d'autorisation
Climat Québec - Équipe Martine Ouellet 52 Martine Ouellet 2 août 2021
Parti nul 38 Renaud Blais 9 avril 2009
Parti vert du Québec/Green Party of Québec 37 Alex Tyrrell 14 novembre 2001
Parti canadien du Québec / Canadian Party of Québec 29 Joseph Cianflone 15 juin 2022
Démocratie directe 28 Jean Charles Cléroux 15 mai 2022
Autres
Nom du parti Nombre de candidat(e)s Chef du parti Date d'autorisation
Bloc pot 5 Jean-Patrick Berthiaume 18 mars 1998
Équipe autonomiste 8 Louis Chandonnet 21 mars 2012
Osons Québec 2 Ludovic Mbany 2 septembre 2026
Parti accès propriété et équité - Équipe Québec debout 6 Shawn Lalande McLean 22 janvier 2025
Parti communiste du Québec 10 Adrien Welsh 3 mars 2023
Parti culinaire du Québec 4 Jean-Louis Thémistocle 8 juin 2018
Parti libertarien du Québec 3 Charles Olivier 25 juillet 2022
Parti marxiste-léniniste du Québec 12 Christine Dandenault 5 mai 1989
Présence Québec 18 Guillaume Tremblay 3 avril 2024
Québec innovant 2 Alexandre St-Pierre 3 avril 2024














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