Nos institutions nous protègent-elles de la contamination par les pesticides ?
« La procédure par laquelle l'intérêt public se voit subordonné aux intérêts privés s'est incrustée tel un virus dans un organisme tentaculaire et a fini par infecter tous les niveaux hiérarchiques. » Il décrit ici l'écosystème du MAPAQ, mais on peut observer les mêmes infections à Santé Canada*.
Nos institutions nous protègent-elles de la contamination par les pesticides?
Conférence à venir
Yves Gagnon livrera le samedi 4 avril de 13 h à 17 h au Centre Saint-Pierre
une conférence sur la contamination de nos aliments par les pesticides
et sur la prise de contrôle de nos institutions par les sociétés agrochimiques.
Par Yves Gagnon
J'ai malheureusement constaté au fil des années que Santé Canada par son Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) ainsi que par son Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) ne remplit pas son mandat qui consiste à protéger la population des pesticides appliqués sur les cultures alimentaires pas plus que le Plan de surveillance des contaminants chimiques du Ministère de l'Alimentation, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) ne le fait.
Dans son excellent livre Pour le bien de la terre, Louis Robert explique que « la procédure par laquelle l'intérêt public se voit subordonné aux intérêts privés s'est incrustée tel un virus dans un organisme tentaculaire et a fini par infecter tous les niveaux hiérarchiques. » Il décrit ici l'écosystème du MAPAQ, mais on peut observer les mêmes infections à Santé Canada.
À preuve, les études publiées en l'an 2000 sur lesquelles ont reposé en 2017 le renouvellement par Santé Canada de l’autorisation du glyphosate (Roundup) pour une période de 15 ans viennent d'être récusées. L'article intitulé « Évaluation de l’innocuité et analyse des risques liés à l’herbicide Roundup et à son ingrédient actif, le glyphosate, pour l’homme » affirmait que le glyphosate ne posait aucun risque pour la santé humaine. Le retrait de l'article repose sur la découverte de conflits d’intérêts entre ses trois auteurs et la firme Monsanto qui portent atteinte à l’intégrité scientifique de cet article, a affirmé Martin Van der Berg, rédacteur en chef adjoint de la revue scientifique Regulatory Toxicology and Pharmacology, dans la notice de rétractation publiée fin 2025. Les auteurs auraient touché une compensation financière de Monsanto pour leur travail. Il a été démontré que la firme Monsanto a elle-même rédigé des pseudo-études, puis utilisé des scientifiques rémunérés comme prête-plume.
Malgré cette rétractation, le glyphosate demeure le pesticide le plus utilisé au Canada et contamine significativement un vaste éventail d'aliments produits et vendus au pays. À titre d'exemple, on apprenait dans un article publié par La semaine verte le 25 novembre 2025 que la concentration moyenne de résidus d'herbicides décelés dans les lentilles canadiennes avait augmenté de près de 40 % entre 2015 et 2020. En 2020, 14 échantillons en contenaient des quantités qui représentaient jusqu'à trois fois la limite permise, ce qui n'a pas déclenché de rappel par l'ACIA!
Il s'est vendu en 2023 au Québec 1 683 501 kg de glyphosate
ce qui représente 31 % des ventes totales de pesticides.
Lire notre blogue sur le sujet
Conférence à venir
Yves Gagnon livrera le samedi 4 avril de 13 h à 17 h au Centre Saint-Pierre
une conférence sur la contamination de nos aliments par les pesticides
et sur la prise de contrôle de nos institutions par les sociétés agrochimiques.
Il traitera de l'importance pour la santé de l'alimentation biologique et du potager urbain.
Inscription par courriel à montreal@reinfoquebec.ca
Contribution volontaire. Montant suggéré : 20 $
Centre Saint-Pierre : 1212, rue Panet à Montréal.
Semences du Portage
4134, rue Sainte-Catherine Est,, Montréal (Québec) H1V 1X2
438 384-4341
* Zappiste :
Santé Canada refuse toujours en 2026 de reconnaitre les multiples bienfaits et usages
l'innocuité avéré du cannabis, non mortel, médical légal depuis 25 ans.
Utilisé pour des maladies sévères réfractaires aux nombreux médicaments de BigFarma
prescrit$ pendant des année$ même si prouvé inefficace$.
Ex : Les enfants atteints d'épilepsie sévère réfractaire aux nombreux médoc$.
Rappelons que les ordres des Ordres des médecins/psychiatres/pédiatres
du Québec ordonnent imposent aux médecins de ne pas prescrire le cannabis
« comme médicament de première ligne » malgré les preuves
les expériences scientifiques sur des humains, double aveugle,
et 25 ans d'utilisation par des enfants jusqu'aux mourants, en fin de vie.
Les médecins/psychiatres/pédiatres préfèrent suivre
les ordres dangereuses et mortelles.
Que de respecter leur serment :
"De Tout Faire Pour Soulager Les Souffrances" !
Danger Canada refuse toujours de rembourser le cannabis médical efficace.
Pour le plaisir de voir des humains souffrir et mourir
qui n'ont pas les moyens de payer le médical légal, volontairement hors de prix pour la majorité ?
Par méchanceté ? Bêtise Humaine Inhumaine ? Pots-de-vin des pharmaceutiques ?














Ajouter un commentaire