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Société | 4 Décembre 2009

Nice: Couvre-feu en vigueur
Le maire de Nice, Christian Estrosi, a instauré un couvre-feu pour les mineurs de moins de treize ans. Une mesure qui concerne l'ensemble des jeunes et pas seulement les délinquants déjà fichés.

L'arrêté municipal sera effectif dès vendredi soir. A Nice, les mineurs âgés de moins de treize ans non-accompagnés se verront contraints de rentrer à leur domicile au plus tard à 23 heures et d'y rester jusqu'à 5 heures du matin. Voilà la décision annoncée, dans un communiqué, par le maire UMP de la ville, Christian Estrosi, également ministre de l'Industrie au sein du gouvernement.

Ce couvre-feu s'appliquera les mardi, vendredi et samedi – veilles de jours de repos pour les enfants concernés – ainsi que pendant toute la durée des vacances scolaires. Même chose pour la période du carnaval de Nice, qui se tiendra du 12 au 28 février 2010. "Nous sommes tous parents, grands-parents, et l'idée de savoir que notre enfant de 10 ou 11 ans, seul ou a fortiori accompagné d'autres jeunes, puisse se promener après 23 heures dans les rues d'un centre urbain est impensable", précise Christian Estrosi dans le communiqué.

Suppression d'allocations
Et si le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux avait début novembre évoqué l'idée d'un couvre-feu pour les mineurs, il devait s'agir d'une mesure "ciblée", c'est-à-dire exclusivement réservée aux jeunes de moins de treize ans ayant déjà eu des démêlés avec la justice. Le maire UMP de Nice a donc décidé d'aller plus loin en élargissant cette mesure à l'ensemble des enfants de cette catégorie d'âge.

Pour justifier la mise en place de cette interdiction, Christian Estrosi évoque officiellement une mesure de protection envers les mineurs en danger: "Il ne faut pas attendre que son comportement le conduise à la délinquance pour agir ou qu'il devienne lui-même une victime". Dans les faits, le mineur interpellé dans la rue en-dehors des horaires autorisés sera reconduit à son domicile. Mais en cas de récidive, l'arrêté municipal prévoit son inscription à un fichier spécial – après autorisation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) – mais aussi à des activités périscolaires. En dernier recours, les familles pourraient également se voir privées de certaines allocations municipales.

Une décision qui risque de faire débat. Sur France Info, le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan, estime que la manière dont on considère les jeunes en France est "assez catastrophique", ajoutant qu'il serait préférable de "regarder les enfants autrement et la protection de mineurs ce n’est pas essayer de les pister, ce n’est pas essayer de faire que du contrôle".

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