Yvelines : une ville distribue des masques décorés... de feuilles de cannabis

La peine maximale encourue est quand même de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Si bien que sous la pression, Bernard Grouchko a décidé de les retirer dès lors et de demander aux gens de ne pas les porter.

Par Auteurvaleursactuelles.com / Samedi 6 juin 2020 à 15:58

La ville du Vésinet a fourni à certains de ses habitants des masques jaunes agrémentés de feuilles de cannabis vertes, ce qui est interdit pas la loi.

Depuis le début du déconfinement, les Français redoublent d’inventivité pour faire du masque de protection un accessoire de mode bariolé, aux motifs divers. Mais c’est incontestablement la mairie du Vésinet (Yvelines) qui remporte la palme du plus original. En effet, la municipalité ont distribué entre 300 et 500 masques lavables jaunes… agrémentés de feuilles de cannabis vertes, rapporte Le Parisien. Un stock commandé auprès d’un intermédiaire qui les achète en Chine.

Le port de ce genre de masques est illégal
« On avait passé commande de 15 000 masques avec des tissus à motifs », explique le maire divers droite Bernard Grouchko, qui préfère en rire. « Il y avait des dizaines de décors différents : des oiseaux, des arbres, des cerises, des étoiles… Et parmi eux, sans que nous n’ayons été informés, figurait ce dessin avec des feuilles de cannabis. Certains préféraient y voir une feuille d’érable, mais il faut se rendre à l’évidence : c’est bel et bien du cannabis ! », ironise-t-il auprès du Parisien. Mais si l’édile prend l’affaire avec légèreté, ce n’est pas le cas de tous les habitants. Sur les réseaux sociaux, certains mettent en avant le fait que la représentation de produits stupéfiants est illégale et que ceux qui portent ces masques risquent gros.

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Et en effet, quel que soit le support (vêtements, bijoux, livres, etc.), la publicité, l’incitation ou la présentation sous un jour favorable des produits classés stupéfiants est punie, selon l’article L3421-4 du Code de la santé publique. Si les forces de l’ordre ne verbalisent que très rarement des particuliers pour ce genre de délit, la peine maximale encourue est quand même de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Si bien que sous la pression, Bernard Grouchko a décidé de les retirer dès lors et de demander aux gens de ne pas les porter.

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