Les chefs de police canadiens, qui demandent un appui financier, appelle à une meilleure sensibilisation et prévention !? Si c’était important pourquoi plus de 95 % de leur budget va à la répression et le reste à la prévention et l’aide ?

Canabis: Les chefs de police canadiens, qui demandent un appui financier, appelle à une meilleure sensibilisation et prévention !? Si c’était important pourquoi plus de 95 % de leur budget va à la répression et le reste à la prévention et l’aide ?
Mais ils en veulent plus...

Est-ce que les tests à 40.00$ vont permettre de détecter seulement le cannabis ou pourront-il aussi détecter les médicaments etc... ?

Est-ce que ces tests vont permettre de savoir quand le cannabis a été consommé ?
Les gens ont beau avoir l’air corrects, ils peuvent être intoxiqués », conclut le chef de police de Gatineau...

Rappelons que l’alcool n’est même pas la cause #1 de décès sur les routes !

http://www.journaldemontreal.com/2017/07/16/les-chefs-de-police-inquiets...

Les chefs de police inquiets par la légalisation du cannabis
Un appui financier des gouvernements fédéral et provincial est demandé

Antoine Lacroix
Dimanche, 16 juillet 2017 14:26 MISE à JOUR Dimanche, 16 juillet 2017 22:53
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À un an de la légalisation du cannabis, les chefs de police canadiens s’inquiètent de l’augmentation des cas de conduite avec les facultés affaiblies par la drogue et des moyens à leur disposition pour les détecter.

​« Les drogues au volant existent au moment où l’on se parle et on s’attend tous à ce que les cas augmentent [avec la légalisation]. On a des experts pour détecter, mais pas assez pour faire face à la réalité qui s’en vient », prévient Mario Harel, président de l’Association canadienne des chefs de police (ACCP) et directeur du Service de police de Gatineau.

Les chefs de police du pays sont réunis jusqu’à mercredi à Montréal pour leur congrès annuel, et le cannabis sera certainement un des aspects les plus abordés, avec la légalisation prévue pour juillet 2018.

Financement et experts

Le coût des appareils de détection, les frais reliés à leur utilisation et la formation des agents en détection de drogues sont des enjeux majeurs pour les chefs de police, qui demandent un appui financier des gouvernements fédéral et provincial.

« Chaque test coûte 40 $. Ça va certainement coûter des milliers de dollars au Québec, mais d’où va venir cet argent ? Si on absorbe ça dans nos budgets, d’autres choses vont écoper », affirme M. Harel, précisant qu’opérer un alcootest coûte dix sous à chaque utilisation.

Photo Antoine Lacroix
Mario Harel, président de l’ACCP
Les chefs de police s’inquiètent du manque d’experts en reconnaissance de drogues au Canada. On compte présentement 600 experts, alors que les besoins sont estimés à 2000 d’ici 2018.

« Former 1400 experts au Canada en un an, c’est impossible. Il va falloir accélérer le rythme », soutient le président de l’ACCP, ajoutant qu’une formation est nécessaire pour tous les policiers afin qu’ils maîtrisent les nouvelles dispositions du Code criminel.

Cette formation a longtemps été dispensée uniquement aux États-Unis. Il y a désormais un cours en français offert à l’École nationale de police du Québec, ce qui est bien moins coûteux.

Projet pilote

Un projet pilote a été mené cet hiver à Gatineau pour tester des appareils de détection de drogues.

« Ça a été testé dans une période de froid et ça a permis de constater que les appareils ont besoin d’une certaine calibration. On travaille là-dessus », a souligné Mario Harel, disant que les résultats des tests sont concluants.

Le chef de police compte cinq experts dans sa ville et veut faire passer le nombre à 12 dans les prochaines années.

Tolérance zéro ?

Que va-t-il arriver si on apprend qu’un policier consomme du cannabis ?

« Il pourrait y avoir une politique de tolérance zéro pour certains corps de métier, dont les policiers. C’est un questionnement qu’on avance avec le ministère de la Santé, dit Mario Harel. Il y a d’autres endroits où ça a été légalisé. On va voir ce qui a été fait. Il y a des bons coups et des moins bons. On va adapter le tout dans un contexte québécois. »

« Ce qui est inquiétant, c’est lorsqu’on entend les spécialistes parler des effets sur le corps et tout le temps que ça reste dans l’organisme. Les gens ont beau avoir l’air corrects, ils peuvent être intoxiqués », conclut le chef de police de Gatineau, qui appelle à une meilleure sensibilisation et prévention.

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