Descente policière dans des magasins de cannabis à Montréal

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Descente policière dans des magasins de cannabis à Montréal
Publié aujourd'hui à 18 h 30 | Mis à jour il y a 14 minutes

Radio-Canada avec La Presse canadienne
Les policiers ont procédé à une dizaine d'arrestations au total, incluant des employés et des clients. De plus, environ 18 kilos (40 livres) de cannabis, de l'argent et de l'équipement servant au trafic de ce stupéfiant ont été saisis, selon le commandant Stephen Verissimo, du SPVM.

Les enquêteurs détermineront après leurs interrogatoires s'ils détiendront jusqu'à leur comparution les dix personnes arrêtées pour trafic de stupéfiants ou possession à des fins de trafic.

Le commandant Verissimo a fait savoir que l'opération menée par plusieurs dizaines de policiers fait suite à des « plaintes », dont il n'a pas voulu dévoiler l'origine.

« Au moment où on se parle, la possession et la vente de marijuana sont illégales au Canada, qu'on ait un permis ou pas », a-t-il souligné.

« Cette arrestation est une erreur et la prohibition est une erreur. Le premier ministre est une disgrâce. Le maire aussi », a lancé Marc Emery lorsqu'il a été appréhendé.

Sa conjointe, Jodie Emery, « trouve que c’est épouvantable qu’ils [les policiers] fassent ça, qu’ils utilisent de l’argent et du temps, alors que de vrais crimes se produisent, alors que des milliers de personnes soutiennent nos commerces ».

« Je suis très inquiète et apeurée. Je souhaite que la police nous laisse tranquilles », a-t-elle ajouté.

Le couple a annoncé jeudi l’ouverture de huit points de vente de marijuana à usage récréatif à Montréal. Deux autres sont attendus d’ici la fin de l'année.

Tout client âgé de 19 ans ou plus peut y acheter de la marijuana sans carte de membre ni ordonnance médicale.

Marc Emery a été arrêté des dizaines de fois. En 2010, il avait été extradé aux États-Unis pour avoir vendu par la poste des semences de marijuana. Il a été condamné à cinq ans de prison après avoir plaidé coupable.

Surnommé le « prince du pot », il a demandé au premier ministre Justin Trudeau de ne pas attendre deux ans avant de légaliser le produit.

C’est illégal, rappelle Trudeau

La vente de marijuana à des fins non médicales demeure illégale au Canada, puisque le gouvernement fédéral n’a pas encore déposé et fait approuver son projet de loi visant à légaliser le cannabis. Il compte le faire le printemps prochain.

Après l’avoir rappelé jeudi lors d’une entrevue à ICI RDI, le premier ministre Trudeau a mis en garde vendredi d'éventuels clients ou vendeurs contre l'illégalité, car la loi n'a pas encore été changée.

« On n'a pas changé la loi encore. Oui, ça s'en vient. On va le faire, mais on va le faire de la bonne façon. Alors, c'est essentiel que les gens comprennent que tant que la loi n'est pas changée, la loi actuelle existe et la vente ou l'achat de la marijuana est illégal », a-t-il précisé.

Son homologue québécois, Philippe Couillard, a abondé dans le même sens, en disant que « la loi n'est pas changée, la loi du pays existe, la loi sera appliquée. Si les installations sont illégales, elles seront l'objet des procédures normales en cette circonstance ».

Pour sa part, le maire de Montréal, Denis Coderre, a déclaré que c'est « tolérance zéro pour ceux qui ne respecteront pas la loi actuelle », ajoutant que « tous les outils administratifs de la Ville seront utilisés pour que cesse un usage illégal ».

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http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2016/12/20161216-162902.html

Cannabis illégal: le «prince du pot» escorté par les policiers

16-12-2016 | 16h29
Dernière mise à jour: 16-12-2016 | 22h05

MONTRÉAL - Les policiers de Montréal ont frappé vendredi en fin d'après-midi dans des boutiques de vente de pot de Cannabis Culture qui avaient officiellement ouvert leurs portes quelques heures plus tôt.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé vendredi soir que, «jusqu'à maintenant», 10 personnes ont été arrêtées - pas des clients - et que 18 kg (40 lb) de cannabis ont été saisis. De l'argent et de l'équipement ont également été confisqués par les autorités.

Un des copropriétaires Cannabis Culture, Marc Emery, qu'on surnomme «le prince du pot», a été escorté à l'extérieur de la boutique située sur l'avenue du Mont-Royal Est, près de la rue Parthenais. Puis, il a pris place sur la banquette arrière d'un véhicule de police.

M. Emery avait écoulé tout son stock de marijuana au courant de la journée.

Les policiers ont frappé aussi dans la boutique située sur le boulevard Pie-IX, près de la rue Sainte-Catherine Est, ainsi que dans la boutique située sur la rue Saint-Laurent, près de l'avenue des Pins.

Au total, six points de vente de Cannabis Culture ont été visés par les policiers de Montréal.

«Les suspects font face à des chefs d'accusation pour trafic de stupéfiants et pour possession dans un but de trafic, a précisé le SPVM, en soirée. Ceux-ci vont être rencontrés par les enquêteurs au cours des prochaines heures.»

Pot récréatif

Dans ces nouvelles boutiques administrées par la compagnie de Vancouver, on ne trouvait pas du pot médicinal, mais bien du pot récréatif.

Les différents points de vente avaient accueilli en grande pompe leurs premiers clients, jeudi, vers 16 h 30. Ils ouvraient toutefois officiellement à 10 h vendredi matin. Des centaines de clients s'y sont présentés également vendredi, et ce, malgré le froid.

Cannabis Culture a fixé à 19 ans l'âge minimal pour acheter du pot dans ses magasins.

Le maire Denis Coderre avait précisé plus tôt sur Twitter qu'il n'y aurait «aucune tolérance pour ceux qui ne respecteront pas la loi actuelle».

En début de soirée, il a ajouté: «Plus pertinent de mettre vos energies sur processus législatif assuré pour légalisation marijuana qu'un stunt inutile... respectez la loi.»

Réunis à Montréal, les premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard ont rappelé vendredi matin que la vente de marijuana est toujours interdite et que les installations feraient l'objet de démantèlement. Après ses frappes, le SPVM a aussi rappelé que «la vente de cannabis à des fins récréatives est illégale».

Prêt à être arrêté

Marc Emery avait entendu la rumeur que les policiers visiteraient les boutiques.

«Si les policiers viennent, ils peuvent m'arrêter», avait-il martelé en entrevue à LCN, plus tôt dans la journée.

M. Emery maintient que ses boutiques offrent ce que veulent les gens de Montréal. «Il faisait vraiment froid hier (jeudi) et il y avait des centaines de personnes qui étaient là pour acheter nos produits.»

Le «prince du pot» s'est dit prêt à défier les autorités et a même allumé quelques joints dans le commerce alors qu'il était en direct à LCN.

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