Effet pervers: «On n'est pas crédible» Les relais de terrain n'ont plus de prise, le message glisse.
Zappiste: les jeunes ne sont pas tous des cons !
Quand ils consomment du cannabis et qu'ils se rendent compte que vous leur avez menti avec vos campagnes de terreur et qu'il est possible de consommer festivement comme c'est le cas pour l'alcool sans en abuser ou devenir junky ou ivrogne.
Vous venez de perdre toute crédibilité en ce qui concerne tous les produits intoxicants illicites et c'est là le danger !
Certains se diront si ils m'ont menti pour le cannabis pourquoi devrais-je les croire pour les autres produits illicites.
Le message devrait être: il n'y a pas de risque zéro et une minorité de personnes prédisposées aux addictions aux produits licites et illicites pourraient avoir des problèmes d'abus, de surconsommation.
De plus quand ils consultent les statistiques sur le nombre de morts annuellement causées par l'alcool et le tabac produits licites versus le cannabis seul qui est illicite avec zéro mort et aucune dose mortelle ils comprennent que votre acharnement à maintenir le cannabis illégal n'a aucune base scientifique sérieuse et que ce n'est qu'une question de morale et non de Santé publique.
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http://saint-brieuc.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/vi...
La consommation de cannabis ne faiblit pas chez les jeunes : 45 % des Costarmoricains de 17 ans déclarent en avoir déjà fumé. Au grand désarroi des pouvoirs publics comme du personnel des établissements scolaires. Reportage à Saint-Brieuc.
(Zappiste: avoir déjà fumé ? Est-ce une fois dans leur vie, une fois dans le dernier mois, dans la semaine précédant le sondage ?)
«Aucun établissement n'est à l'abri du trafic ou de la consommation de cannabis», assure Patrick Lewden, adjoint au procureur de Saint-Brieuc. Pour lui, pas de doute, «que cela se passe à l'intérieur des lycées ou aux abords, les dealers les affectionnent particulièrement».
Une consommation banalisée
Le milieu scolaire est prisé des vendeurs de cannabis pour plusieurs raisons : la clientèle potentielle y est nombreuse, le produit est financièrement accessible et il s'y écoule facilement. «Le cannabis est très attrayant pour les mineurs : il représente l'interdit et soude dans la distanciation face aux adultes. Le "buzz" représente, pour les jeunes d'aujourd'hui, le même interdit que celui de la cigarette pour leurs parents. La consommation de cannabis est complètement banalisée», précise le procureur adjoint, qui se désole aussi du discours sur la dépénalisation. «Ce message lancinant brouille en permanence les esprits. Les jeunes que l'on arrête nous disent que ça ne sert à rien, et que "demain, ce sera en vente libre".»
«Il ne faut pas se voiler la face, il y a du cannabis dans tous les lycées», admet Patricia Desbois, infirmière au lycée Rabelais. «Il est rare que des élèves reviennent défoncés en cours, ils font attention, ils ne veulent pas se faire avoir mais on détecte très bien les jeunes qui fument du cannabis, on le sait par leurs absences répétées, entre autres.»
Des dispositifs détournés de leur vocation
Par ailleurs, plusieurs dispositifs, destinés à améliorer la qualité de vie des élèves, peuvent finalement être utilisés à mauvais escient : «Depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics, les élèves se retrouvent sur la chaussée pour leur cigarette et fatalement, l'autorité du personnel d'éducation n'a plus cours. L'approche des trafiquants, généralement extérieurs à l'établissement, est facilitée par leur jeune âge - ils sont parfois même plus jeunes que leurs clients ! Les sollicitations sont nombreuses», soutient le procureur adjoint. Des propos confirmés par Patricia Desbois : «Depuis l'application de la loi sur le tabac dans les lieux publics - qui est une très bonne chose - les élèves n'ont plus à craindre de se faire attraper en flagrant délit dans le lycée.»
D'autre part, souligne Patrick Lewden, «le système de casiers permet aux élèves de sécuriser stupéfiants et ustensiles, pour les dissimuler à la curiosité parentale.»
Selon le procureur adjoint, même les cercles que l'on peut croire épargnés sont touchés par le cannabis, y compris les milieux sportifs. «C'est l'amnésie de l'après-match: tout est permis au nom dufestif.»
«On n'est pas crédible»
«Les relais de terrain n'ont plus de prise, le message glisse. Les usagers se disent : "C'est un usage festif, donc, ce n'est pas grave"», constate Patrick Lewden, corroboré par Patricia Desbois : «On n'est pas crédible, répond l'infirmière scolaire, les élèves savent que s'ils fument un joint, il ne leur arrivera jamais rien... Il y en a tellement ! On fait de la prévention, on leur rappelle que c'est illégal et que leur santé est importante. On leur tient peut-être un discours de "vieux" mais ils doivent l'entendre. Ensuite, le dialogue doit se faire avec les parents et le personnel éducatif.»
«Certains parents sont démunis, ils n'ont jamais vu de boulette de shit, ils ne comprennent pas le produit ni ses usages», conclut le procureur adjoint. Pour ces derniers, le mieux reste encore de s'informer et d'en discuter. En famille mais aussi surtout avec des personnes compétentes.
Zappiste: Même l'infirmière Patricia Desbois doit se rabattre sur le pire danger du cannabis pour la santé du consommateur qui est son illégalité !
Justin D. Freeman
















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