Iferhounène: Le drogue (licite), le suicide…ces maux qui rongent la société

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Par Madjid Aberdache | 11 Aout 2012 | 376 lecture(s)

Iferhounène Conférence-débat sur les fléaux sociaux
Le drogue (licite), le suicide…ces maux qui rongent la société

L’association du village Aït Hamou, commune d’Iferhounène, a organisé, au siège de la maison de jeunes du village, une conférence-débat sur les fléaux sociaux, animée par le docteur Foual Hamid, médecin spécialiste en néphrologie.

Les thèmes abordés sont le tabagisme, la drogue et le suicide.

Durant son intervention, le médecin a abordé, en premier lieu, la question du tabagisme, qui, a-t-il dit, « tue à petit feu. Une cigarette contient 4 000 substances toxiques et 250 substances nocives et provoque généralement des cancers de lèvres, de gencives, du larynx, des poumons…etc. Une cigarette diminue la vie d’un fumeur d’un jour et 18 minutes par an.

Le nombre de décès dû au tabagisme par jour en Algérie s’élève à 41 et il est de 15 000 par an.

D’après les statistiques actuelles, il y a 1,5 milliard de fumeurs, dans le monde. Ce nombre progresse de 200 000 à 300 000 nouveaux fumeurs par an, alors qu’en Algérie, on en a enregistré 5 000 000 ».

L’organisation mondiale de la santé a lancé des campagnes anti tabac, comme l’interdiction de publicité sur le tabac dans les medias, l’interdiction de fumer dans les lieux publics, comme on a instauré la journée du 31 mai, journée mondiale sans fumer.

L’OMS espère arriver à un monde sans cigarette.

Chez nous, ces dispositions existent dans la législation, mais elles ne sont pas applicables sur le terrain, pour arrêter de fumer, on a mis sur le marché des produits palliatifs qui ne contenaient pas de substances nocives, tel que nicotet, et aussi des exercices de manipulation d’objets à la place de la cigarette, ainsi que des centres de désintoxication pour les drogués.

Cependant, le seul remède, c’est la volonté, rien que la volonté».

Le 2ème volet a être abordé par le scientifique est la question le suicide : « A l’origine du suicide, il y a toujours un sentiment de peur et de désespoir. Le suicidaire pense qu’à défaut de faire disparaître son problème, il peut se faire disparaître, dans ce cas, il emporterait tout avec lui, seulement, il faut savoir qu’il laissera derrière lui beaucoup de problèmes pour sa famille, pour les amis et pour la société », a-t-il expliqué.

« Aujourd’hui, le suicide est un phénomène qui touche toutes les couches sociales, jeune, vieux, riche, pauvre, instruit ou illettré, puissant ou faible, il n’épargne personne, d’après les statistiques, on compte 800 000 suicides dans le monde par an, au japon on en dénombre 93 par jour, aux USA 82 cas, le nombre de suicides augmente chez les personnes âgées, 115 se sont données la mort aux USA en 2007, en Algérie 1 à 2 personnes parmi ces catégories d’âge mettent fin à leur vie », ajoute le docteur.

« Les facteurs favorisant le suicide chez les jeunes sont la séparation des parents, les orphelins, l’échec scolaire, l’humiliation de l’adolescent devant ses camarades, la pauvreté…etc. Tandis que chez les plus âgés, c’est le divorce, la précarité, le chômage, la souffrance, les dettes, le désespoir… mais ces causes ne sont pas évidentes, il y a d’autres raisons qu’il faut encore chercher », prévient, le docteur.

Y’ a-t-il des personnes prédisposées au suicide ?

Le spécialiste répond que « nul n’est prédisposé à se suicider, si un candidat échoue au BAC, est-ce que tous les autres candidats se suicident ? Non, argumente-t-il, néanmoins, il y a des gens dont la personnalité est plus vulnérable que d’autres, tels les drogués, les désespérés, les personnes fragiles… Le suicidaire, avant de passer à l’acte, lance des signaux de détresse à sa famille, à ses amis, à son entourage, il dit : « Je n’en peux plus aidez-moi ! », si le message est capté à temps, il lui faut une prise en charge psychologique, voire psychiatrique, dans le cas contraire, c’est le suicide dans la plupart des cas ».

Existe-t-il des solutions pour arrêter les suicides ? Le conférencier répondra : « il n’ y a pas de solution miracle, la seule solution, c’est la prévention, elle commence d’abord par l’éducation et la surveillance de ses enfants à la maison , à l’école et dans la société, il faut créer des espaces de loisirs, tels que les associations sportives, culturelles, caritatives, religieuses, ainsi que des lieux de distraction et de divertissement, car, comme on dit, l’oisiveté est mère de tous les maux,…alors, la prévention, encore la prévention ! », insistera-t-il.

Madjid Aberdache

Zappiste: “Le” drogue illicites ne fait pas parti des facteurs favorisant le suicide !

Et la néphrologie - définition. La néphrologie est la spécialité médicale qui s'occupe de tout ce qui concerne le rein en tant qu'appareil à fabriquer de l’urine.

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