Bayonne:"Non à la drogue..." et la secte l'Église de la Scientologie (condamnée en France pour "escroquerie en bande organisée")
http://www.eitb.com/fr/infos/societe/detail/898996/non-drogue-vie--la-sc...
"Non à la drogue"
À Bayonne, la Scientologie mène campagne contre les drogues
Rédaction
04/06/2012 13:04:00
Du "droit à la vérité sur le danger des drogues" au droit à la vérité sur l'association "Non à la drogue, oui à la vie".
L'association "Non à la drogue, oui à la vie" mène depuis une quinzaine de jours une campagne contre les drogues dans les rues de Bayonne et Biarritz. Créée en 1991, cette association est financée par l'Église de la Scientologie, considérée comme secte et condamnée en France pour "escroquerie en bande organisée.
L'antenne Aquitaine de l'association "Non à la drogue, oui à la vie" a ouvert récemment une antenne Pays Basque. Les bénévoles ont organisé des stands d'information à Bayonne et à Biarritz.
"Le Pays Basque est un lieu où les "go-fast" de trafic de cannabis passent très régulièrement et les basques eux-mêmes ont eux aussi besoin d'information," estime Samuel Bendhaiba, responsable Aquitaine de l'association, sur le site local de l'association.
Les Basques ont "droit à la vérité sur le danger des drogues", disent-ils sur leur site Internet, mais ils ont aussi droit à la vérité sur l'association qui mène cette campagne...
Contacté par Sud Ouest, Samuel Benhaiba assure que son association n'a "rien à voir" avec la Scientologie, une congrégation dont plusieurs membres importants ont été condamnés par la justice et qui est recensée dans le rapport parlementaire sur les sectes. Certes, aucun lien sur les sites locaux de l'association (Aquitaine, Pays Basque) ne pointe vers l'Église de la Scientologie, mais les "infos légales" du site principal de l'association nonaladrogue.org citent bel et bien la Scientologie, ainsi que Narconon, une autre association liée à la Scientologie.
Catherine Picard, présidente de l'Union nationale des Associations de Défense des familles et de l'individu victimes de sectes (UNADFI), a également alerté contre les liens existant entre l'association "Non à la drogue, oui à la vie" et la Scientologie, ce lundi matin sur les ondes de France Bleu Pays Basque.
L'association mène une campagne contre les drogues, mais elle ne dispose d'aucune structure qui s'occupe réellement des personnes droguées, a-t-elle averti.
"En s'adressant aux toxicomanes et à leurs familles, la secte cherche à recruter de nouveaux adeptes," ont averti des associations antisectes. "Sous couvert d'informer les gens, l'association "Non à la drogue" les incite à entrer en cure de désintoxication dans des centres Narconon, gérés par la Scientologie. Les drogués y entrent pour se soigner, ils en ressortent embrigadés."
Les gens qui ont besoin de trouver du soutien ou des conseils pour faire face à la grave problématique des drogues feraient mieux de se rendre dans un CSST (centre de soins spécialisé en toxicomanie) oubien dans un CAARUD (généralement il y en a un par département), au lieu de faire confiance à ce type d'organisation.
Si vous voulez trouver sur le net des vrais professionnels dans des structures subventionnées par l'État, il suffit de se rendre sur le site www.drogues.gouv.fr.
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http://blocpot.qc.ca/node/2370
"Non aux sectes, Oui à la vie":La Scientologie condamnée pour escroquerie en appel, une première en France
Soumis par Zappiste le 2 février 2012 - 3:45pm
Catégories :
Politique internationale
Zappiste: "Non à la drogue, Oui à la vie", parrainée par l'église de Scientologie.
Je l'ai déjà écrit: "Non aux sectes, Oui à la vie"
Site d'information sur le danger des drogues. ... L'association "Non à la drogue, Oui à la vie" a fait publier des livrets d'information sur les plus .... Association loi 1901 de prévention contre la drogue, parrainée par l'église de Scientologie.
France:La Scientologie condamnée pour escroquerie en appel, une première en France
Publié le jeudi 02 février 2012 à 18h36
Les deux principales structures françaises de l'Eglise de scientologie ont vu jeudi leur condamnation pour "escroquerie en bande organisée" confirmée, une décision de cour d'appel qui constitue une "première" dans l'Hexagone.
La justice a confirmé les amendes respectives de 400.000 et 200.000 euros aux deux structures parisiennes, le Celebrity Centre et sa librairie SEL.
La cour d'appel de Paris a en outre confirmé ou alourdi les peines prononcées en 2009 à l'encontre de cinq scientologues.
La plus faible (10.000 euros d'amende) a été infligée à Aline Fabre pour "exercice illégal de la pharmacie". Alain Rosenberg, "dirigeant de fait" de la Scientologie parisienne, et Sabine Jacquart, une ex-présidente du Celebrity Centre, reconnus coupables d'escroquerie en bande organisée, ont écopé de deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende.
Cet arrêt devra être publié dans cinq quotidiens.
"C'est une décision historique", s'est réjoui Me Olivier Morice. L'Unadfi, l'association de lutte contre les dérives sectaires que défend l'avocat, a vu sa constitution de partie civile de nouveau rejetée.
"C'est la première fois en France que la scientologie est condamnée en tant que personne morale pour escroquerie en bande organisée", a-t-il dit, parlant de "très bonne nouvelle pour ceux qui luttent contre les sectes" et de "défaite sévère de l'Eglise de scientologie".
Georges Fenech, président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a estimé que les jours de la scientologie "sont désormais comptés" en France, et qu'"en cas de prochaine condamnation, elle encourt quasi automatiquement la dissolution".
"objectif uniquement financier"
A l'extérieur de la salle, trois personnes se présentant comme des hackers informatiques membres des "Anonymous", dont l'un portant leur masque noir et blanc, ont salué la décision, la qualifiant d'"historique".
Les prévenus et leurs avocats, qui avaient quitté le procès au bout de deux semaines après le rejet de tous les points de procédure soulevés, n'ont pas assisté à la lecture de l'arrêt.
Le Celebrity Centre a qualifié la décision de "totalement faussée et inéquitable", affirmant qu'"elle est le résultat d?une sorte de procès fantôme, où de nombreuses irrégularités et violations des droits fondamentaux des scientologues se sont succédé".
L'association a annoncé qu'elle allait "immédiatement" se pourvoir en cassation. Si elle n'obtenait pas gain de cause, elle est prête à aller devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme, a assuré l'un de ses avocats, Me Michel de Guillenchmidt.
A la mi-journée, environ 250 scientologues se sont rassemblés plus d'une heure devant le Palais de Justice, arborant des pancartes proclamant "J'ai droit à ma religion" ou "Non à un procès en hérésie".
La justice reproche aux prévenus d'avoir profité de la vulnérabilité d'anciens adeptes pour leur soutirer de fortes sommes d'argent.
Le test de personnalité proposé pour les attirer "ne présente aucune valeur scientifique", écrit la cour dans son arrêt. Les prestations proposées à ces personnes à la suite de leurs tests, interprétés par la scientologie comme "extrêmement négatifs", s'inscrivaient dans "un objectif uniquement financier", et les sommes demandées étaient "sans commune mesure" avec leurs ressources.
Classé parmi les sectes dans plusieurs rapports parlementaires français, le mouvement fondé en 1954 par l'écrivain américain de science-fiction Ron Hubbard est considéré comme une religion aux Etats-Unis et dans quelques pays européens. Il revendique plus de 10 millions d'adeptes dans le monde et 45.000 dans l'Hexagone.
















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