Après des années d'usage de cannabis et d'héroïne. Très vite, c'est le début de la dépendance. Au cannabis surtout...

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Zappiste: Après des années d'usage de cannabis et d'héroïne. Très vite, c'est le début de la dépendance. Au cannabis surtout.« Qu'on ne vienne pas dire que c'est une drogue "douce", elle est très vicieuse...

Elle nous, vous prend pour des cons cette propagandiste très vicieuse !

Alors ce serait préférable de consommer de l'héroïne pendant des années parce que selon elle le cannabis "surtout" développe une dépendance ???

Ce sont les usages qui sont doux ou durs pas les produits.

« Ici, je retouche mes rêves du bout des doigts »

Publié le lundi 13 février 2012 à 06h00

Zoé *, 21 ans, vit depuis six mois au centre Prélude à Lille, un lieu de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie créé par la Sauvegarde du Nord.

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Après des années d'usage de cannabis et héroïne, la jeune fille revient à la vie.
Ses premiers pas dans la drogue remontent au collège. Zoé n'avait que 13 ans et vivait son adolescence dans une famille « aisée, bourgeoise » quand le frère d'un camarade de classe lui a proposé du cannabis et de l'héroïne. Très vite, c'est le début de la dépendance. Au cannabis surtout. « Qu'on ne vienne pas dire que c'est une drogue "douce", elle est très vicieuse et m'a fait louper mon bac deux fois », lance-t-elle, un petit sourire triste sur le visage. « À chaque fois, on se dit que l'on gère, qu'on arrêtera quand on veut, que la drogue, c'est pour les autres. Et puis un jour, votre mère vous appelle "l'épave". Mais on ne se rend toujours compte rien, jusqu'au jour où l'on pousse sa mère, qui voulait m'empêcher de sortir, dans les escaliers »...
Pour acheter sa drogue, Zoé a aussi appris à mentir. « Quand je suis partie à la fac, je disais que j'avais besoin d'argent pour manger, mais je ne mangeais pas », poursuit la jeune fille. Mais la prise de conscience tarde encore à venir jusqu'à ce jour où sa mère, persévérante, vient chercher Zoé en lui disant : « On va te sauver ». Le début d'une autre « galère », la jeune fille ne sort pas de la maison familiale pendant quatre mois, « je me l'interdisais ». Mais difficile de s'en sortir seule. Zoé entre alors en cure. C'était en juillet dernier et huit jours plus tard, elle devenait l'une des dix internes du centre Prélude, spécialisé dans l'accueil d'ados et jeunes majeurs usagers de drogue. « À la base, je suis plus entrée ici pour mes parents mais depuis, j'ai compris qu'il fallait que je vienne ici pour me sauver pour moi-même, pas pour quelqu'un d'autre », ajoute Zoé en avouant ses « doutes ». « Mais on acquiert des choses : un rythme de vie, avec le lever, les repas, le coucher, les tâches ménagères puis les ateliers. Un rythme posé ». Un travail psychologique l'aide à « mettre des mots » sur ses problèmes, les ateliers lui font découvrir un autre avenir via le sport, l'art, la musique. « C'est super, le début d'une autre vie. Ici, j'arrive à retoucher du bout des doigts les rêves que j'avais avant » . Mais Zoé se sent encore fragile, sait que le parcours vers la liberté sera encore long et espère rester encore trois mois au centre puis s'installer dans un appartement thérapeutique. Histoire d'éviter la rechute en sortant du « cocon » du centre Prélude.

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C.J.

* Zoé est un prénom d'emprunt.

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