Steve Boudrias: La stratégie westcoast pour un PQ «autonimiste» ( à suivre pour le Bloc Pot et le PM)

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Je vous en dirai davantage dans les prochains jours en élaborant plus avant dans le détail et concrètement dans mon expérience de militant à l’ADQ, au PLC et celle de candidat, en tant que sympathisant sobre et lucide au cœur d’un sigle issue party comme le Bloc Pot et le Parti Marijuana.

Steve Boudrias

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LA STRATÉGIE WESTCOAST POUR UN PQ « AUTONOMISTE »
5 février 2012 20h43 · Steve Boudrias

Pour souligner la présentation du Superbowl et être certain de faire chier solide tous ceux qui ne sont pas capable de faire coïncider un esprit sain dans un corps sain, parmi les consommateurs de culture sur ce site et ailleurs, je vais essayer de faire une allégorie autour du football en m’inspirant du plan de match que j’aperçois depuis les estrades, en observant les mouvements du PQ dirigé par Pauline Marois depuis la dernière élection provinciale, qui a donné une victoire très mince au PLQ par rapport à la présence massive des députés élus du côté de l’opposition officielle. La plus massive opposition officielle depuis quand? Oui, monsieur! Depuis la Révolution Tranquille. Depuis Jean Lesage. L’homme qui avait tant de charisme que la TV le fuyait… alors qu’elle aimait tant René Lévesque qui avait compris si rapidement le truc à l’animation de l’émission d’affaires publiques Point de mire.

Cela dit, regardons l’état des lieux avant le déclenchement hâtif et printanier des élections provinciales, un peu après la sortie du budget, sinon en même temps, on ne sait jamais avec le Irish Fighter du PLQ, qui doit vraiment se demander si ses appuis vont vraiment tenir assez longtemps dans le West Island pour lui permettre de profiter de la guerre d’attrition déclarée entre la petite CAQ et le grand PQ qui n’a pas conscience de ses responsabilité de premier groupe parlementaire d’opposition jusqu’ici.

Ici, étant le dernier conseil national du PQ qui a permis à Pauline Marois d’affirmer une fois pour toute son leadership sur un parti fascinant à VOIR fonctionner de l’extérieur. Un vrai théâtre de boulevard comparé à la mécanique feutré et bien huilée depuis 140 ans au PLQ.

L’UNITÉ SPÉCIALE

Bon. Maintenant je dois expliquer pourquoi j’ai prédit une victoire serrée du PQ il y a quelques semaines sur Twitter AVANT la fusion CAQ-ADQ, qui a donné un résultat très prévisible, tant l’enterrement de l’ADQ a été bâclé par son ancien chef, Gérard Deltell. Ainsi, c’est sans cérémonie aucune que l’on a enterré le cadavre encore chaud du seul parti officiellement de centre-droit au Québec – rappelez-vous la campagne restonsADQ sur Twitter – c’était de toute beauté de VOIR ça – , sans plus de classe que ce qu’on affiche au PQ lorsqu’un chef est liquidé sur place publique après avoir servi les intérêts très imprévisibles et exigeants des militants rétifs.

Bref, tout ça pour dire que la CAQ a vu l’ADQ et ses deux de pique massacrer une occasion en or de faire monter les appuis du nouveau tiers parti (remplaçant Québec Solidaire, incapable de sortir de son discours misérabiliste et perpétuellement agitateur, parfois jusqu’à l’absurde) avec un enterrement dans les formes et les éloges mérités adressés à son fondateur, Mario Dumont.

Mais non, on a eu droit à une transition typiquement péquiste, sans aucune classe ni aucun souci des apparences de la part de l’exécutif d’un parti tellement pressé de se marier à la coqueluche des sondages qu’ils en ont oublié le cœur et l’âme du parti âgé de plus de 15 ans, qui avait réussi avec UNE SEULE aile (une aile droite plutôt gauche) à décrocher l’opposition officielle face à un PLQ toujours bien en selle grâce à un rejet massif de la part de l’intelligentsia des médias, en général.

Remplie de députés néophyte, un peu comme le NPD aujourd’hui, sans racines véritablement implantées dans le sol et le sous-sol de chacun des comtés remportés in extremis, sous l’impulsion des « accommodements raisonnables », l’ADQ s’est auto-incendiée elle-même en laissant le cliché du parti d’un homme seul, d’un génie en herbe expert de la clip et de la claque de l’éclipse de son équipe, couler l’espoir d’une politique dirigeant le Québec dans une toute autre direction.

Enfin, tout ça est fini, mon premier parti d’adoption en tant que nouveau votant, au provincial, est bel et bien parti en fumée. Ces seuls « bons » restes demeurant au Sénat canadien du Harperland. Une épine dans le pied qui reviendra hanté François Legault bien davantage que les allégeances souverainistes de celui-ci ainsi que de sa plus grosse acquisition, l’autre François, le Rebello.

Tout cela pour dire que l’unité spéciale du Bloc Québécois de l’Assemblée Nationale, sous l’égide de Pauline Marois, pourra compter sur le très efficace et très intelligent Jean-Martin Aussant d’Option Nationale, un parti politique qui résume presque à lui seul toute la maladresse incroyable d’un homme comme Legault, qui ne manque pourtant pas de moyen d’élaborer un programme politique clair, net et précis en utilisant un site web à cet effet. Ce que réussit très bien Aussant comme on peut le VOIR ici.

Un jeune homme entreprenant et très bien portant à l’écran, comme il l’a prouvé lors de son passage à Bazzo.tv, et qui démontre que ce jeune homme très prometteur et très charismatique pourra travailler pour la Cause, en occupant un peu l’espace de la gauche monopolisée par Québec Solidaire tout en donnant du souffle à la Castafiore du PQ, la bien mal-aimée du Parti Québecois, Pauline Marois.

Ainsi, pendant que Aussant s’occupera de l’unité spéciale du PQ (celle des retours de ballons dramatiques jusqu’à la zone des buts qui donnent soudain une avance de sept point mais qui ne peuvent assurer la victoire d’une partie complète), QS sera le moteur de la contestation ouvrière et syndiquée pour le PQ, en lui servant d’attaque au sol.

L’ATTAQUE AU SOL

Pour ce qui est de l’attaque au sol, Québec Solidaire est le porteur de ballon idéal pour donner de très honnête gain à Pauline Marois. Le féminisme indéniable de Françoise David et les origines féministes de Marois via Lise Payette permettront à matante Pauline de faire des points inespérés sans avoir à baiser le cul des syndicats en public.

Ça commence à ressembler à de la stratégie digne des années noires de Duplessis? Eh bien, sachez que le Québec des années 1950 n’est plus très différent dans ces statistiques démographiques du temps de la Grande Noirceur qui électrifiait les campagnes avec l’argent des multinationales plus ou moins étrangères.

D’ailleurs, les origines étrangères du co-porte-parole de QS, le bon Amir, seront un énorme désavantage dans un Québec profond, coupé ou même déconnecté des grands centres et qui verront d’un œil toujours méfiant le discours d’un homme qui évoque la CIA et une ribambelle de pays en voie de développement ou carrément sous-développés industriellement pour justifier des nationalisations très risquées, dans certains cas, et tout à fait farfelues, dans le contexte Nord-Américain, dans d’autres cas.

Malgré ce que je dis, je suis assez d’accord avec le député de Drummond au PQ, et qui assez de jugeote pour s’apercevoir que Québec Solidaire pourrait très aisément humilier le Parti Québécois dans certains comtés-clés, comme dans la circonscription détenue fragilement par Nicolas Girard.

Ainsi, un bref coup d’œil ou une petite promenade sur le site interactif et rempli de capsules vidéos agréables à regarder ou bien les blogues très brefs, très intéressants à consulter pour en savoir plus sur ce que diront les différents porteur de ballons de QS sera une arme fatale pour les militants de ce parti extrêmement bien organisé sur le terrain et tout à fait bien à l’aise avec les nouveaux médias. Ce qui manque un peu au PQ, chez plusieurs de leurs députés Montréalais, qui maîtrisent peut-être un peu trop mal les différentes plateformes qui permettent à un parti de poursuivre sa conversation one on one avec chaque électeur entre les périodes d’information traditionnelle massive, ponctuée par l’agenda des différentes stations de télévision, de radio et autre médias écrits, qui vont assurément manquer d’espace afin de bien documenter une campagne qui risque de souffrir davantage d’une surabondance d’informations pertinentes que d’un manque habituel, de ce côté.

En d’autres termes, s’il est très rare qu’une élection se gagne uniquement par le dynamise et le pouvoir d’attraction d’une série de dark horses, Québec Solidaire, en passant sous le radar, comme le craint avec raison Lysiane Gagnon , mais en s’expliquant comme une hystérique dans sa chronique de la Presse, pourrait transformer la logique d’une apparente lutte à trois représentée dans les médias traditionnels en une lutte à quatre dans laquelle la division plus poussée d’un vote plus important (la participation risque d’être extrêmement forte après un mandat aussi pourri de la part de Jean Charest et ses majorettes) que la loterie risque d’être plus prêt de la réalité effective que la logique prédictive des sondages pour désigner le gagnant de chaque comté.

L’ATTAQUE AÉRIENNE

L’attaque aérienne, maintenant. Celle du PQ a définitivement plus d’impact que n’importe quel parti, à l’exception de la CAQ, qui risque de lui disputer la première position à ce chapitre lors des prochaines élections provinciales 2012.

Par aérien, j’entends ce qui se passe au-dessus de la tête de l’électeur moyen, la plupart du temps, durant les campagnes électorales. Les négociations ou tractations avec les chroniqueurs, les journalistes, les éditorialistes des différents journaux. Les informations qui sortent de nulle part (le cas Duceppe en est un excellent exemple et la source de la fuite au sujet du BQ reviendra hanter Pauline Marois au plus mauvais moment, d’après moi, je vous le garantis), les fuites bien intentionnées qui se retournent contre la source, les enveloppes brunes oubliées stratégiquement entre les mains d’un journaliste choisi pour sa bonne prestance ou sa bonne réputation par un parti, etc.

Bref, toute la poutine qui reste habituellement dans l’ombre avec les spins doctors, tout cela constitue une bonne partie de l’attaque aérienne d’un parti politique.

À cela s’ajoute les agences de publicités qui travailleront vaillamment pour l’un pis l’autre avec un zèle intriguant pour avoir une part du gâteau des contrats de publicité gouvernementaux par la suite, lorsque l’élection sera terminée et que le gagnant distribuera les parts de gâteaux à celles qui l’auront aider à convaincre à l’ancienne ou d’une manière inusitée les différentes clientèles convoitées par les différentes sections du programme politique soigneusement élaborées avec le concours de sondages internes et de focus group bien élaborés par des machines politiques que le PLQ, le PQ et, peut-être, la CAQ peut s’offrir.

Sans compter toute l’analyse en crowd sourcing, tout l’épluchage des tribunes libres habituelles, à la recherche du client type qui ne sera pas une taupe déguisée d’un des autres partis, cherchant à brouiller la vision de l’adversaire en exposant un point de vue qui n’est en fait, que la prolongation de l’appareil de propagande téléguidé jusque dans les lignes de front par le militant type, qui reproduit dans ses propres mots, à l’adresse de ses concitoyens, un discours pro-souverainiste, pro-fédéraliste ou pro-n’importe-quoi et qui va toucher le cœur et l’âme de l’électeur séduit par la voix de celui ou celle qui lui ressemble et le conforte dans sa conviction d’être de la partie.

Anyway, vous voyez le portrait, en gros, jusqu’ici. Je vous en dirai davantage dans les prochains jours en élaborant plus avant dans le détail et concrètement dans mon expérience de militant à l’ADQ, au PLC et celle de candidat, en tant que sympathisant sobre et lucide au cœur d’un sigle issue party comme le Bloc Pot et le Parti Marijuana.

LA DÉFENSE QUI GAGNE LES CHAMPIONNATS

Je me rends compte, à ce moment-ci de mon allégorie, que j’ai oublié de dire contre qui TOUS les partis joueront aux prochaines élections provinciales et, que ça leur plaise ou non, Charest et Legault devront faire avec le positionnement très bien choisi par Pauline Marois : celui de l’affrontement nationaliste avec le fédéral.

D’ailleurs, il est assez comique de constater que TOUS les partis présents à l’Assemblée Nationale se disputent un seul titre : celui du plus nationaliste parti québécois de la Belle Province.

Ce qui nous ramène encore au bon vieux temps de Duplessis.

À une époque durant laquelle l’autonomisme et le caractère national était exacerbé par des enjeux internationaux déchirants la classe politique provinciale : la guerre, les échanges commerciaux, le vote des femmes, les inégalités sociales, la couverture médicale, le déclin ou la trahison des clercs ou des élites bien-pensantes de l’époque, etc.

Bien entendu, le climat politique et la dynamique interprovinciale ainsi que celle qui existe depuis le Conseil de la Fédération créé à l’initiative de Jean Charest et le gouvernement fédéral risque de donner une résonnance et une portée extrêmement importante à la « gouvernance souverainiste » à laquelle s’accroche avec raison Pauline Marois.

Une position si forte, que le PQ, traditionnellement perçu comme un épouvantail à l’extérieur de la province, pourrait permettre une percée majeure du côté de la redistribution du pouvoir entre Ottawa et les provinces, au grand dam de Stephen Harper, qui risque de faire éclater une fédération qui n’a JAMAIS été conçue pour se décentraliser au point où il l’a poussé à s’étirer dans sa politique de division ridicule et sa tactique de la terre brûlée qui l’empêchera de reconstruire les ponts entre son gouvernement et Jean Charest, par exemple.

Sur ce compte-là, celui de la bonne entente entre Ottawa et la CAQ de François Legault, cela risque d’être perçu par la population comme une arme à double tranchant. Autant cela rassurera ceux qui en ont soupé de la chicane, autant cela mettra le feu au Q de ceux et celles qui veulent arrêter de quêter leur part d’impôts et préféreront certainement plus donner une chance à Pauline Marois de renforcer le club des femmes au sein de la fédération canadienne et d’enfirouaper solide notre bon ami Stephen Harper, qui a déjà mis dans le même lit des adversaires politiques encore plus éloignés idéologiquement que des PM de province TRÈS intéressées à faire mentir ou faire perdre le contrôle à un power freak de sexe masculin comme monsieur le premier pianiste du pays.

En conclusion, je crois que Pauline Marois, qu’on a injustement méprisée à demi-mot, et qu’on continuera peut-être stupidement à soutenir faiblement, au lieu de redoubler d’efforts sur le terrain, pourra surprendre encore beaucoup les observateurs émérites qui sont devenus, avec les années, des spécialistes de la dérape et de la confusion quant à la justesse de leurs prédictions ou analyses.

Mais peu importe, tout cela est bien beau sur le papier mais la véritable défense, la défense citoyenne viendra en aide à l’un ou l’autre des partis qui se disputeront la prochaine majorité ou le prochain gouvernement minoritaire (je doute fortement de cette possibilité, je crois davantage à un effet d’attrition et de réalignement progressif derrière un candidat durant la campagne) du Québec.

En espérant avoir été clair et précis dans ma comparaison et, tout en sachant que comparaison n’est pas raison, je compte bien sur l’avenir imprévisible, la solidarité surprise, l’option nationale cachée et le parti des Québécois pour nous donner (enfin!) une réunion politique nationale qui nous permettra peut-être de sortir du marasme dans lequel nous nous sommes fourrés au cours des dernières décennies, incapables que nous étions de décider ou de trancher radicalement en ce qui a trait à notre appartenance première et réelle dans ce pays qui refuse de naître… ou qui s’en va down the drain dans la mauvaise direction que lui a imprimé le PCC.

À suivre…

COMMENTAIRES (2)

Michaël Lessard 6 février 2012 · 16h14
« (remplaçant Québec Solidaire, incapable de sortir de son discours misérabiliste et perpétuellement agitateur, parfois jusqu’à l’absurde) »

Le parti Québec solidaire fait des campagnes-discours que les médias ne rapportent pas.

Dont la campagne Un pays de projets http://paysdeprojets.org/ et plusieurs autres.

Les actions des partis et ce que rapportent les médias, c’est toujours un peu différent, parfois très différent. C’est ainsi pour tous les partis: c’est un jeu de marketing où les médias ont le pouvoir de choisir quels messages seront repris et quels partis auront droit à être visibles dans les nouvelles.

Pour ce qui est de l’absurde, je présume que vous faites référence à la gaffe d’Amir lors des Grands-prix à Montréal. Une gaffe certes, sur trois années où il avait une excellente réputation et appréciation du public. De plus, je comprends que vous êtes influencé par le Bye-Bye 2011, car dans la vraie vie, Amir ne dénonce pas plus que les autres député-es d’opposition qui ont souvent rejoint les positions d’Amir, il est juste moins vendu et lèche-cul que la plupart des élu-es qui ont peur de se tenir debout devant les puissants du Québec (PKP, etc.).

Le Barreau du Québec dénonce comme antidémocratique et contraire au respect du droit la fameuse loi 204 qui protège le projet d’amphithéâtre du Québec des lois québécoises et donc de poursuites. Amir fut un des rares, avec des démissionnaires du PQ, à avoir le courage moral de défendre nos lois québécoises. Je présume que, à vos yeux, c’était trop « agitateur ».

Entre le PQ dirigé par Marois et la CAQ, j’ai honte de dire que je préfère que Charest (PLQ) reste au pouvoir.

- Michaël Lessard, de Québec

Transparence : Je suis membre de QS remarquez (et non je ne voterai pas pour le PLQ ).

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Steve Boudrias 6 février 2012 · 20h31
Bonsoir monsieur Lessard!

En prenant l’autobus, le métro et le train, j’ai réfléchis au trois aspects importants de votre commentaire concernant mon « analyse » des forces en présence à l’assemblée nationale ainsi que des enjeux et répercussions qui s’y disputent plutôt maladroitement. Ou plutôt gauchement, si vous préférez…

D’abord, vous lisez dans mes pensées lorsque vous parlez de la petite sortie surréaliste de monsieur Khadir lors du dernier Grand Prix. C’est bel et bien à cet évènement que je songeais lorsque j’ai écris que QS avait manqué son coup sur cette sortie médiatisée-là. C’était pourtant clair que l’on ne se priverait pas de « couvrir » la manifestation de ridicule…

Cela dit, on en revient au sport avec l’amphithéâtre de Québec et, c’est ICI que vous me surprenez, en oubliant que de Khadir et Marois, c’est cette dernière qui a eu l’humilité de reconnaître son erreur, pas le bon Amir.

La prochaine fois, la future PM du Québec y pensera à deux fois avant d’aller au front sans consulter les principaux éléments de son caucus et c’est de bonne guerre.

Entendez-moi bien, par contre, je ne jette pas la pierre à votre équipe, puisque vous m’avouez en faire partie, puisque le travail immense de QS hors des lignes bleues du PQ lui rendra énormément service.

Eh oui, mon cher monsieur, si on parle moins de vous en bien chez Gesca, c’est que vous êtes maintenant passé de statut d’allié objectif du PLQ à allié objectif du PQ. Et ce, à votre corps défendant et au profit de la CAQ.

La CAQ, la nouvelle formation, née spontanément de l’esprit d’un ex-péquiste pressé qui, dans son nouveau costume de NiNi, peut se permettre de se présenter devant la population complètement nu, ou presque, après son striptease d’un an, n’ayant que 16 feuilles volantes pour le couvrir aux yeux d’une population en manque de changements précis et nécessaires, réussi, malgré toute l’invraisemblance de la manoeuvre, à ensevelir mon premier amour provincial de centre-droit – l’ADQ – et à vous éclipser alors que vous avez cinq de durs labeurs derrière la cravate.

Les sondages, comme les médias, sont des fiancés difficiles à séduire, n’est-ce pas?

Enfin, pour ce qui est, ou pas, anti-démocratique, je considère l’amphithéâtre de Québec comme un précédent inquiétant mais fait pour la bonne cause du sport national des Québécois.

Encore une fois, la religion triomphe de la raison, cher ami, je me permets cette familiarité à tout hasard, en ce petit village de résistants à un fabricant de champs d’incompétences à Ottawa, Stephen Harper. Un ennemi commun devant lequel vous devrez bien serrer les rangs, si vous êtes réellement d’allégeance souverainiste… à moins que ce ne soit pas le cas, dans le fond.

Ce serait quand même malheureux que toute cette entreprise pour secourir les plus démunis de notre société ne soit qu’un objectif sacré derrière lequel vous faites passer une option indépendantiste qui, au fond, ne vous sied guère et qui, après tout, n’est qu’un encensoir bien pratique pour entraîner à votre suite un sentiment nationaliste qui souffre d’un trop-plein de culpabilité judéo-chrétienne mal assumée.

Et ça, voyez-vous, c’est un peu plus grave que de faire un passe-droit à un magnat des médias, c’est carrément mentir pour une bonne cause. Ce qui ne vous rendra pas très populaire auprès des plus cyniques… pas plus qu’auprès de plus naïfs.

Au plaisir, cher monsieur! En espérant ne pas avoir été trop abrasif dans mes propos. J’ai le plus grand respect pour votre travail virtuel et médiatique. Mais le travail de terrain sera à reprendre à zéro cette prochaine fois tant attendue, et les projecteurs ne seront pas trop trop sur vous et vos collègues de travail.

La joute sera dure. Le combat sera un peu plus juste. Et les Québécois verront qui sera le moins pire des choix dans le moins pire de tous les systèmes politiques. Comme d’habitude. Car malgré tout ce qu’on fait ou dit dans le camp que je soutiens moi-même, on ne réinvente pas la politique. Cela reviendrait à réinventer la nature humaine. Et ça, même le Christ n’est pas arrivé à le faire malgré sa présence sporadique sur notre calendrier païen…

Enfin, comme dirait, l’Autre, celui qui vous a remplacé cavalièrement parmi ceux et celles qui savoure très froidement la nouvelle saveur du jour: On verra. Time will Guillaume Tell.

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