Marijuana fumée à des fins médicales: les médecins sceptiques
Zappiste: Encore une utilisation du "LES" à la place de "DES" médecins sceptiques.
La différence entre le cannabis fumé ou ingéré c'est la rapidité d'action.
Le problème est plus moral que médical.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201005/12/01-427988...
Publié le 13 mai 2010 à 05h00 | Mis à jour le 13 mai 2010 à 16h15
Marijuana fumée à des fins médicales: les médecins sceptiques
(Québec) Ce n'est pas demain la veille que le Collège des médecins du Québec se posera en défenseur de la marijuana fumée à des fins médicales. Dans un article à paraître le 19 mai dans la revue L'Actualité médicale, le président-directeur général du Collège, le Dr Yves Lamontagne, signera un article invitant les législateurs au scepticisme.
Le dernier numéro de la revue destinée aux médecins présente un avant-goût de l'article à venir, avec la présentation de quelques paragraphes de la conclusion.
Selon l'aperçu publié, le Dr Lamontagne présentera un résumé des plus récentes études sur le cannabis fumé ou absorbé par voie orale, et son effet sur la douleur, la perte d'appétit, les nausées et les vomissements. Il conclut que les résultats des recherches sur les cannabinoïdes oraux, qui font déjà partie de la pharmacopée, ne montrent pas de miracle. Quant au cannabis fumé, il a été beaucoup moins évalué scientifiquement. «En raison du manque de données probantes, il semble improbable que de futures études montrent des avantages significatifs de la marijuana fumée par rapport à l'utilisation orale des cannabinoïdes», souligne le Dr Lamontagne.
Problème politique
Il conclut de sa revue de littérature «que le problème est davantage un problème d'idéologie légale et politique plutôt qu'un problème médical».
Considérant que les défenseurs du pot ont rejeté le rôle des données probantes pour les remplacer par l'action politique, il estime que les décideurs politiques ne «doivent pas tromper les données probantes en décidant que la marijuana est un agent pharmaceutique approprié. Ce n'est pas de cette façon que les médecins canadiens pratiquent la médecine moderne», conclut-il.
Au Collège des médecins, une porte-parole a indiqué que le Dr Lamontagne ne donnerait pas d'entrevue sur le sujet avant la publication de l'article au complet.
Au Canada, l'usage du cannabis à des fins médicales est autorisé depuis 2001 pour les personnes souffrant de maladies graves et ayant obtenu l'appui d'un médecin. Les patients autorisés peuvent le produire eux-mêmes, ou s'approvisionner à un tiers désigné, ou dans les clubs Compassion.
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« Nouveau serment des médecins », utilisé notamment au Canada depuis 1982 (version française) :
« Au moment où je vais exercer le métier pour lequel j'ai eu le privilège d'être formé,
JE JURE de garder intacte la science qui m'a été transmise, et de la perfectionner autant que me le permettront mon temps et mes forces.
JE JURE de toujours avoir le courage de douter de moi-même et de ne jamais prendre, pour mes patients, le risque d'une erreur qui pourrait mettre leur santé en péril ; je ferai en sorte d'obtenir, par tous les moyens possibles, la confirmation d'un diagnostic dont je ne serais pas absolument sûr.
JE JURE de ne jamais divulguer, hors le cas où la loi m'en fera un devoir, les secrets dont j'aurais pu avoir connaissance dans l'exercice de ma profession.
JE JURE de toujours me souvenir qu'un patient n'est pas seulement un cas pathologique, mais aussi un être humain qui souffre. À celui qui entrera chez moi pour chercher simplement un réconfort, ce réconfort ne sera jamais refusé.
Je n'oublierai pas que la prévention est la meilleure des médecines ; et si je n'y participe pas moi-même, JE JURE de ne jamais considérer l'action préventive avec négligence ou hostilité.
Je prends acte de ce que la Médecine devient de plus en plus sociale à la fois parce qu'elle a pour destinataire la collectivité humaine tout entière et parce quelle peut désormais être exercée sous des formes non individuelles. Si je ne pratique pas moi-même ces formes sociales et collectives de l'exercice de mon Art, JE JURE de ne pas entrer en lutte contre ceux qui les auront choisies. Qu'à la fin de ma vie, je puisse me dire que je n'ai jamais enfreint ce serment. »
















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