Le "Le projet « Weed Care » en Suisse !"

Un sondage !?
Pendant les deux ans et demi que durera l’étude,
ils seront régulièrement « interrogés » sur leur consommation et sur leur santé physique et mentale.

Dans le projet bâlois, les participants majeurs et déjà consommateurs pourront acheter de la fleur de cannabis et du haschisch, tous cultivés et transformés en Suisse dans des pharmacies sélectionnées de Bâle.

Les symptômes de dépression, d'anxiété et de psychose ont diminué.

Le "Le projet « Weed Care » en Suisse est une étude pilote visant à analyser l’impact de la vente de cannabis récréatif par des circuits autorisés (comme les pharmacies) afin d’évaluer les conséquences sociales et sanitaires de cet accès légal. Si l’objectif est de réduire le marché noir et d’améliorer la sécurité des consommateurs, cette initiative, à l’instar du secteur du cannabis en Suisse dans son ensemble, est confrontée à plusieurs défis et problèmes :
Swissinfo

Principaux problèmes et défis
Problèmes de qualité de la production : Le lancement du programme « Weed Care » de Bâle a été retardé en raison de la non-conformité du cannabis fourni aux normes de qualité. Plus précisément, un fournisseur a livré du cannabis séché contenant des quantités excessives de fluopyram , un pesticide interdit en agriculture biologique.

Pénuries initiales d'approvisionnement : Les études ont rencontré des difficultés pour se procurer des produits de haute qualité, ce qui a entravé les premières phases des programmes pilotes.

Problèmes de santé et produits à forte teneur en THC : L’augmentation de la teneur en THC dans les produits à base de cannabis, plus élevée qu’elle ne l’était dans les années 1980, est une préoccupation majeure. La consommation fréquente de cannabis à forte teneur en THC est associée à un risque accru de psychose, de troubles mentaux (anxiété, dépression) et de bronchite chronique.

Augmentation des admissions en psychiatrie : Une étude de l'Université de Berne a constaté une forte augmentation des admissions en hôpital psychiatrique pour des diagnostics liés au cannabis, en particulier chez les hommes âgés de 15 à 44 ans.

Préoccupations liées aux espaces publics : Fumer dans les espaces publics (arrêts de transports en commun, cafés) entraîne des problèmes d’exposition à la fumée secondaire, ce qui nécessite, selon les témoignages des usagers, une prudence et une courtoisie accrues dans les zones fréquentées.

Persistance d'un marché illicite : Malgré les procès, le marché illégal prospère toujours, et la réglementation actuelle (avant la légalisation complète) fait que les consommateurs se procurent souvent du cannabis auprès de sources non autorisées et non contrôlées.

Objectifs et contexte du projet
Réduction des risques et du marché noir : Ces études sont spécifiquement conçues pour réduire l’influence du marché noir, qui propose souvent des produits contaminés.

Réglementation contre interdiction : ces études font suite à l’échec de l’interdiction stricte à réduire la consommation, avec environ 300 000 consommateurs réguliers en Suisse.

Suivi scientifique : Les 265 participants aux études sont suivis afin de comprendre l’impact sur leur santé et leur comportement.

Avertissement : Le projet « Weed Care » est une étude scientifique, et l’accès légal au cannabis est actuellement limité aux participants de ces essais pilotes approuvés.

L'étude Weed Care en Suisse fournit effectivement du cannabis aux 265 participants (les "cobayes"), mais selon des modalités très précises.

Contrairement à une distribution gratuite, il s'agit d'une vente réglementée dans le cadre d'un essai scientifique.

Voici les points clés du fonctionnement du projet :
Vente en pharmacie : Les participants inscrits à l'étude peuvent acheter légalement du cannabis dans des pharmacies sélectionnées à Bâle.

Produits contrôlés : Le cannabis fourni est de qualité biologique, produit localement en Suisse, et son taux de THC est strictement contrôlé.

Prix encadrés : Les prix sont fixés entre 8 et 12 francs suisses par gramme, selon la teneur en THC, afin de rester compétitifs par rapport au marché noir tout en évitant l'incitation à la surconsommation.

Limites de quantité : Chaque participant est autorisé à acheter un maximum de 10 grammes de THC pur par mois.

Cadre légal strict : L'usage est réservé à la consommation personnelle. Il est interdit de revendre ou de donner le produit à des tiers. Les participants doivent pouvoir prouver leur appartenance à l'étude en cas de contrôle policier.

L'objectif de cette étude, menée par l'Université de Bâle et les autorités sanitaires, est d'évaluer les effets d'un accès régulé sur la santé des consommateurs et sur le marché noir.

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