Faire des enfants mène à la maltraitance
comme l'argent et le pouvoir mènent à la corruption !
Pourquoi c'est si important de nous informer quand les/des politiciens, ciennes ont des enfants ?
Qui n'ont fait que ce des animaux des insectes, etc. font naturellement.
Pour nous dire que eux avec leurs salaires et allocations jusque pour leur présence
ont les moyens de s'occuper de leurs mioches, mais pas vous tous !
Rappelons qu'au Québec où les femmes devaient se faire violer par devoir chrétien
ont eu jusqu'à 22 enfants pour augmenter le troupeau de moutons
et fournir la demande des prêtres pédophiles.
Prêtres qui ne manquaient pas de nourriture, d'alcools déifiés de luxe, de logements, d'églises,
et avaient des servantes pour faire le ménage, à manger, etc. !
La parentalité hélicoptère c'est ce que les caq "Anti Justice Égale Pour Tout Le peuple Du Québec"
imposent aux adultes légaux de moins de 21 ans et à tous les pauvres Québécois !
Legault l'orgueilleux croit que sa supériorité en fait un candidat de choix pour diriger les autres.
Comme il aime penser qu’il sait mieux que tout le monde,
il veut que ses consignes/désirs ne soient pas discutées mais surtout appliqués à la lettre.
Par ses marionnettes à gaines qui ne font que radoter en boucle la phrase du jour de la cassette.
En revanche, il déteste qu’on lui donne des ordres ou qu’il doive rendre des comptes à un supérieur.
Rappelons que nous sommes les supérieurs de Legault et les autres élus, es, pas le contraire !
Maltraitance des enfants
(Les mutilations génitales féminines (MGF) font parti de la maltraitance d'enfants. Zappiste)
19 septembre 2022
English
العربية
中文
Русский
Español
Principaux faits
Près de 3 enfants sur 4 – soit 300 millions d’enfants – âgés de 2 à 4 ans subissent régulièrement des châtiments corporels et/ou des violences psychologiques de la part de leurs parents et des personnes qui s’occupent d’eux.
Une femme sur 5 et un homme sur 13 disent avoir subi des violences sexuelles dans leur enfance (entre 0 et 17 ans).
120 millions de filles et de jeunes femmes de moins de 20 ans ont subi une forme ou une autre de contact sexuel forcé.
La maltraitance dans l’enfance altère parfois à vie la santé physique et mentale de ceux qui en sont victimes et, de par ses conséquences socioprofessionnelles, elle peut finalement ralentir le développement économique et social d’un pays.
La maltraitance des enfants est souvent cachée. Seule une partie des enfants victimes de mauvais traitements reçoit le soutien des professionnels de la santé.
Un enfant maltraité est plus susceptible d’abuser des autres à l’âge adulte, de sorte que la violence se transmet d’une génération à l’autre. Il est par conséquent essentiel de briser ce cycle de violence et, ce faisant, d’induire des effets positifs pour plusieurs générations.
Il est possible de prévenir la maltraitance des enfants. Pour cela, une approche multisectorielle s’impose.
Les programmes de prévention efficaces sont, entre autres, ceux qui soutiennent les parents et leur apprennent à être des bons parents, et qui renforcent les lois qui interdisent les châtiments violents.
L’accompagnement des enfants et des familles dans la durée peut réduire le risque de répétition des mauvais traitements et minimiser leurs conséquences.
La maltraitance de l’enfant désigne les violences et la négligence envers toute personne de moins de 18 ans. Elle s’entend de toutes les formes de mauvais traitements physiques et/ou affectifs, d’abus sexuels, de négligence ou de traitement négligent, ou d’exploitation commerciale ou autre, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir.
Ampleur du problème
La maltraitance des enfants est un problème mondial qui a de graves conséquences, à vie, pour ceux qui en sont victimes. Malgré l’existence de plusieurs études menées récemment dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, les données font encore défaut pour de nombreux pays.
La maltraitance des enfants est un phénomène complexe et difficile à étudier. Les estimations actuelles varient considérablement selon les pays et selon la méthode de recherche utilisée. Elles sont fonction :
des définitions de la maltraitance qui sont retenues ;
du type de maltraitance étudié ;
de la couverture et de la qualité des statistiques officielles ;
de la couverture et de la qualité des études fondées sur des informations fournies par les victimes elles-mêmes ou par les parents ou les personnes qui ont la charge de l’enfant.
Néanmoins, des études internationales révèlent que près de 3 enfants sur 4 âgés de 2 à 4 ans subissent régulièrement des châtiments corporels et/ou des violences psychologiques de la part de leurs parents et des personnes qui s’occupent d’eux, et qu’une femme sur 5 et un homme sur 13 déclarent avoir subi des violences sexuelles dans leur enfance.
On estime que, chaque année, 40 150 enfants de moins de 18 ans sont victimes d’homicides, dus en partie à des mauvais traitements. Ce chiffre ne rend certainement pas compte de l’ampleur réelle du problème, car une proportion importante des décès dus à des mauvais traitements sont attribués à tort à une chute, des brûlures, la noyade ou d’autres causes.
Dans les situations de conflit armé et dans les contextes où il y a des réfugiés, les fillettes et les jeunes filles sont particulièrement exposées aux violences sexuelles, à l’exploitation et aux abus de la part des combattants, des forces de sécurité, de membres de leurs communautés, du personnel humanitaire et d’autres catégories de personnes.
Conséquences de la maltraitance
La maltraitance des enfants a souvent de graves conséquences à court et à long terme sur la santé physique, sexuelle et mentale. Parmi celles-ci figurent les traumatismes, y compris les traumatismes crâniens et les handicaps graves, en particulier chez les jeunes enfants, le stress post-traumatique, l’anxiété, la dépression et les infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH. Les adolescentes peuvent être confrontées à d’autres problèmes de santé, notamment des troubles gynécologiques et des grossesses non désirées. La maltraitance des enfants peut avoir des répercussions sur les capacités cognitives et les résultats scolaires, et elle est fortement corrélée à l’abus d’alcool et de drogues et au tabagisme – des facteurs de risque clés pour les maladies non transmissibles (MNT) telles que les maladies cardiovasculaires et le cancer.
La maltraitance provoque un stress auquel on associe une perturbation du développement précoce du cerveau. Un stress extrême peut affecter le développement du système nerveux et immunitaire. Dès lors, les enfants maltraités, devenus adultes, sont davantage exposés à divers problèmes comportementaux, physiques ou psychiques, tels que :
la propension à commettre des violences ou à en subir ;
la dépression ;
le tabagisme ;
l’obésité ;
les comportements sexuels à risque ;
les grossesses non désirées ;
l’alcoolisme et la toxicomanie.
La violence contre les enfants contribue aussi aux inégalités dans l’éducation. La probabilité de ne pas terminer leur scolarité est de 13 % plus élevée pour les enfants ayant subi une forme de violence, quelle qu’elle soit.
Au-delà de ses répercussions sur la santé, la société et l’éducation, la maltraitance des enfants a un coût économique, lié notamment aux hospitalisations, au traitement des troubles de la santé mentale, à la protection de l’enfance et aux dépenses de santé à plus long terme.
Facteurs de risque
Plusieurs facteurs de risque ont été recensés en matière de maltraitance des enfants. Ils ne sont pas présents dans tous les contextes sociaux et culturels, mais ils peuvent donner un éclairage général lorsque l’on tente de comprendre les causes du phénomène.
Facteurs tenant à l’enfant
Il importe de souligner que les enfants sont les victimes de la maltraitance et qu’ils ne sont jamais à blâmer pour les mauvais traitements qu’on leur inflige. Plusieurs facteurs peuvent prédisposer l’enfant à être maltraité :
il est âgé de moins de 4 ans ou est adolescent ;
c’est un enfant non désiré ou qui ne répond pas aux attentes de ses parents ;
il a des besoins spéciaux ou pleure de façon persistante, ou il présente une anomalie physique ;
il est atteint d’une incapacité intellectuelle ou d’un trouble neurologique ;
il s’identifie, ou est considéré, comme lesbienne, gay, bisexuel ou transgenre.
Facteurs tenant au parent ou à la personne qui s’occupe de l’enfant
Plusieurs facteurs chez le parent de l’enfant ou la personne qui s’occupe de lui peuvent augmenter le risque de maltraitance. On citera les suivants :
la difficulté à établir un lien avec un nouveau-né ;
le manque d’attention pour l’enfant ;
le fait d’avoir soi-même subi des maltraitances dans l’enfance ;
un manque de connaissances sur le développement de l’enfant ou des attentes irréalistes ;
l’abus d’alcool ou de drogues, y compris durant la grossesse ;
le manque d’estime de soi ;
la difficulté à contrôler ses émotions ;
le fait d’être atteint d’un trouble mental ou neurologique ;
l’implication dans des activités criminelles ;
le fait de connaître des difficultés financières.
Facteurs relationnels
Plusieurs facteurs relevant des relations au sein des familles ou entre partenaires intimes, amis et pairs peuvent accroître le risque de maltraitance de l’enfant. En voici quelques-uns :
l’éclatement de la cellule familiale ou des violences entre d’autres membres de la famille ;
l’isolement par rapport à la communauté ou l’absence d’un réseau de soutien ;
une perte de soutien de la part de la famille élargie pour l’éducation de l’enfant.
Facteurs communautaires et sociétaux
Parmi les caractéristiques de l’environnement communautaire ou social associées à l’augmentation du risque de maltraitance des enfants figurent, entre autres :
les inégalités sexuelles ou sociales ;
le manque de logements appropriés ou de services de soutien aux familles et aux institutions ;
les taux de chômage élevés ou la pauvreté ;
la facilité d’accès à l’alcool et aux drogues ;
des politiques et programmes inappropriés pour prévenir la maltraitance des enfants, la pornographie enfantine, la prostitution et le travail des enfants ;
des normes sociales et culturelles qui encouragent ou glorifient la violence envers autrui, y compris l’usage des châtiments corporels, exigent un respect absolu des rôles sociaux dévolus à chaque sexe ou amoindrissent le statut de l’enfant dans les relations parents-enfants ;
des politiques sociales, économiques, de santé et d’éducation menant à des niveaux de vie peu élevés, ou à des inégalités ou une précarité socio-économiques.
Prévention
La prévention de la maltraitance des enfants et la lutte contre celle-ci exigent une approche multisectorielle.
Plus les interventions auront lieu tôt dans la vie de l’enfant, plus elles seront bénéfiques pour l’enfant lui-même (développement cognitif, compétences comportementales et sociales, réussite scolaire, par exemple) et pour la société (diminution de la délinquance et de la criminalité, par exemple).
Les interventions efficaces et prometteuses sont notamment les suivantes :
Soutien des parents et des personnes auxquelles l’enfant est confié par le biais de séances d’information et de renforcement des compétences parentales afin de favoriser une relation épanouissante et attentive, non violente, entre ceux-ci et l’enfant. Ces séances sont assurées par des infirmières, des travailleurs sociaux ou des travailleurs non professionnels formés, lors de visites à domicile ou dans un cadre communautaire.
Interventions en matière d’éducation et de compétences de la vie courante :
Augmenter la scolarisation dans un environnement éducatif de qualité pour permettre aux enfants d’acquérir les connaissances, les compétences et les expériences qui renforcent la résilience et réduisent les facteurs de risque de violence ;
Programmes de prévention des abus sexuels qui sensibilisent les enfants et les adolescents et leur permettent d’acquérir des compétences pour les aider à comprendre le consentement, à éviter et à prévenir les abus et l’exploitation sexuels, et à demander de l’aide et du soutien ;
Interventions pour créer un climat scolaire positif et un environnement sans violence, et renforcer les relations entre les élèves, les enseignants et les administrateurs.
Programmes portant sur les normes et les valeurs visant à transformer les normes sociales et les stéréotypes de genre restrictifs et néfastes en matière d’éducation des enfants, de discipline et d’égalité des genres et à promouvoir le rôle bienveillant des pères.
Application et respect des lois visant à interdire les châtiments violents et à protéger les enfants contre les abus et l’exploitation sexuels.
Services d’intervention et de soutien pour la détection précoce associée à la prise en charge à long terme des enfants victimes et de leurs familles afin d’aider à réduire la répétition des mauvais traitements et à en atténuer les conséquences.
Pour que le travail de prévention et la prise en charge aient le maximum d’efficacité, l’OMS recommande que les interventions aient lieu dans le cadre d’une approche de santé publique en quatre étapes :
définition du problème ;
identification des causes et des facteurs de risque ;
conception et expérimentation d’interventions destinées à minimiser les facteurs de risque ;
diffusion d’informations concernant l’efficacité des interventions et extension de celles qui ont fait leurs preuves.
Action de l’OMS
L’OMS, en collaboration avec plusieurs partenaires :
propose des orientations pour un travail de prévention de la maltraitance des enfants fondé sur des bases factuelles ; voir INSPIRE : Sept stratégies pour mettre fin à la violence à l’encontre des enfants.
propose des orientations fondées sur des bases factuelles pour aider les agents de santé de première ligne à identifier les enfants victimes de violence et à leur apporter une assistance immédiate fondée sur des données probantes (voir https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/361272/9789240048737-en...).
préconise un soutien et des investissements internationaux accrus en faveur des efforts de prévention de la maltraitance des enfants fondés sur des bases factuelles ;
fournit un soutien technique pour les programmes de prévention de la maltraitance des enfants fondés sur des bases factuelles dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire.
Pas de test avant de faire ou dresser des enfants
Faire des enfants mène à la maltraitance
comme l'argent et le pouvoir mènent à la corruption !
Pourquoi c'est si important de nous informer quand les/des politiciens, ciennes ont des enfants ?
Qui n'ont fait que ce des animaux des insectes, etc. font naturellement.
Pour nous dire que eux avec leurs salaires et allocations jusque pour leur présence
ont les moyens de s'occuper de leurs mioches, mais pas vous tous !
Rappelons qu'au Québec où les femmes devaient se faire violer par devoir chrétien
ont eu jusqu'à 22 enfants pour augmenter le troupeau de moutons
et fournir la demande des prêtres pédophiles.
Prêtres qui ne manquaient pas de nourriture, d'alcools déifiés de luxe, de logements, d'églises,
et avaient des servantes pour faire le ménage, à manger, etc. !
La parentalité hélicoptère c'est ce que les caq "Anti Justice Égale Pour Tout Le peuple Du Québec"
imposent aux adultes légaux de moins de 21 ans et à tous les pauvres Québécois !
Legault l'orgueilleux croit que sa supériorité en fait un candidat de choix pour diriger les autres.
Comme il aime penser qu’il sait mieux que tout le monde,
il veut que ses consignes/désirs ne soient pas discutées mais surtout appliqués à la lettre.
Par ses marionnettes à gaines qui ne font que radoter en boucle la phrase du jour de la cassette.
En revanche, il déteste qu’on lui donne des ordres ou qu’il doive rendre des comptes à un supérieur.
Rappelons que nous sommes les supérieurs de Legault et les autres élus, es, pas le contraire !
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/child-maltreatment
Les programmes de prévention efficaces sont, entre autres, ceux qui soutiennent les parents
« et leur apprennent à être des bons parents », et qui renforcent les lois qui interdisent les châtiments violents.
Maltraitance des enfants
(Les mutilations génitales féminines (MGF) font parti de la maltraitance d'enfants. Zappiste)
19 septembre 2022
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Русский
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Principaux faits
Près de 3 enfants sur 4 – soit 300 millions d’enfants – âgés de 2 à 4 ans subissent régulièrement des châtiments corporels et/ou des violences psychologiques de la part de leurs parents et des personnes qui s’occupent d’eux.
Une femme sur 5 et un homme sur 13 disent avoir subi des violences sexuelles dans leur enfance (entre 0 et 17 ans).
120 millions de filles et de jeunes femmes de moins de 20 ans ont subi une forme ou une autre de contact sexuel forcé.
La maltraitance dans l’enfance altère parfois à vie la santé physique et mentale de ceux qui en sont victimes et, de par ses conséquences socioprofessionnelles, elle peut finalement ralentir le développement économique et social d’un pays.
La maltraitance des enfants est souvent cachée. Seule une partie des enfants victimes de mauvais traitements reçoit le soutien des professionnels de la santé.
Un enfant maltraité est plus susceptible d’abuser des autres à l’âge adulte, de sorte que la violence se transmet d’une génération à l’autre. Il est par conséquent essentiel de briser ce cycle de violence et, ce faisant, d’induire des effets positifs pour plusieurs générations.
Il est possible de prévenir la maltraitance des enfants. Pour cela, une approche multisectorielle s’impose.
Les programmes de prévention efficaces sont, entre autres, ceux qui soutiennent les parents et leur apprennent à être des bons parents, et qui renforcent les lois qui interdisent les châtiments violents.
L’accompagnement des enfants et des familles dans la durée peut réduire le risque de répétition des mauvais traitements et minimiser leurs conséquences.
La maltraitance de l’enfant désigne les violences et la négligence envers toute personne de moins de 18 ans. Elle s’entend de toutes les formes de mauvais traitements physiques et/ou affectifs, d’abus sexuels, de négligence ou de traitement négligent, ou d’exploitation commerciale ou autre, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir.
Ampleur du problème
La maltraitance des enfants est un problème mondial qui a de graves conséquences, à vie, pour ceux qui en sont victimes. Malgré l’existence de plusieurs études menées récemment dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, les données font encore défaut pour de nombreux pays.
La maltraitance des enfants est un phénomène complexe et difficile à étudier. Les estimations actuelles varient considérablement selon les pays et selon la méthode de recherche utilisée. Elles sont fonction :
des définitions de la maltraitance qui sont retenues ;
du type de maltraitance étudié ;
de la couverture et de la qualité des statistiques officielles ;
de la couverture et de la qualité des études fondées sur des informations fournies par les victimes elles-mêmes ou par les parents ou les personnes qui ont la charge de l’enfant.
Néanmoins, des études internationales révèlent que près de 3 enfants sur 4 âgés de 2 à 4 ans subissent régulièrement des châtiments corporels et/ou des violences psychologiques de la part de leurs parents et des personnes qui s’occupent d’eux, et qu’une femme sur 5 et un homme sur 13 déclarent avoir subi des violences sexuelles dans leur enfance.
On estime que, chaque année, 40 150 enfants de moins de 18 ans sont victimes d’homicides, dus en partie à des mauvais traitements. Ce chiffre ne rend certainement pas compte de l’ampleur réelle du problème, car une proportion importante des décès dus à des mauvais traitements sont attribués à tort à une chute, des brûlures, la noyade ou d’autres causes.
Dans les situations de conflit armé et dans les contextes où il y a des réfugiés, les fillettes et les jeunes filles sont particulièrement exposées aux violences sexuelles, à l’exploitation et aux abus de la part des combattants, des forces de sécurité, de membres de leurs communautés, du personnel humanitaire et d’autres catégories de personnes.
Conséquences de la maltraitance
La maltraitance des enfants a souvent de graves conséquences à court et à long terme sur la santé physique, sexuelle et mentale. Parmi celles-ci figurent les traumatismes, y compris les traumatismes crâniens et les handicaps graves, en particulier chez les jeunes enfants, le stress post-traumatique, l’anxiété, la dépression et les infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH. Les adolescentes peuvent être confrontées à d’autres problèmes de santé, notamment des troubles gynécologiques et des grossesses non désirées. La maltraitance des enfants peut avoir des répercussions sur les capacités cognitives et les résultats scolaires, et elle est fortement corrélée à l’abus d’alcool et de drogues et au tabagisme – des facteurs de risque clés pour les maladies non transmissibles (MNT) telles que les maladies cardiovasculaires et le cancer.
La maltraitance provoque un stress auquel on associe une perturbation du développement précoce du cerveau. Un stress extrême peut affecter le développement du système nerveux et immunitaire. Dès lors, les enfants maltraités, devenus adultes, sont davantage exposés à divers problèmes comportementaux, physiques ou psychiques, tels que :
la propension à commettre des violences ou à en subir ;
la dépression ;
le tabagisme ;
l’obésité ;
les comportements sexuels à risque ;
les grossesses non désirées ;
l’alcoolisme et la toxicomanie.
La violence contre les enfants contribue aussi aux inégalités dans l’éducation. La probabilité de ne pas terminer leur scolarité est de 13 % plus élevée pour les enfants ayant subi une forme de violence, quelle qu’elle soit.
Au-delà de ses répercussions sur la santé, la société et l’éducation, la maltraitance des enfants a un coût économique, lié notamment aux hospitalisations, au traitement des troubles de la santé mentale, à la protection de l’enfance et aux dépenses de santé à plus long terme.
Facteurs de risque
Plusieurs facteurs de risque ont été recensés en matière de maltraitance des enfants. Ils ne sont pas présents dans tous les contextes sociaux et culturels, mais ils peuvent donner un éclairage général lorsque l’on tente de comprendre les causes du phénomène.
Facteurs tenant à l’enfant
Il importe de souligner que les enfants sont les victimes de la maltraitance et qu’ils ne sont jamais à blâmer pour les mauvais traitements qu’on leur inflige. Plusieurs facteurs peuvent prédisposer l’enfant à être maltraité :
il est âgé de moins de 4 ans ou est adolescent ;
c’est un enfant non désiré ou qui ne répond pas aux attentes de ses parents ;
il a des besoins spéciaux ou pleure de façon persistante, ou il présente une anomalie physique ;
il est atteint d’une incapacité intellectuelle ou d’un trouble neurologique ;
il s’identifie, ou est considéré, comme lesbienne, gay, bisexuel ou transgenre.
Facteurs tenant au parent ou à la personne qui s’occupe de l’enfant
Plusieurs facteurs chez le parent de l’enfant ou la personne qui s’occupe de lui peuvent augmenter le risque de maltraitance. On citera les suivants :
la difficulté à établir un lien avec un nouveau-né ;
le manque d’attention pour l’enfant ;
le fait d’avoir soi-même subi des maltraitances dans l’enfance ;
un manque de connaissances sur le développement de l’enfant ou des attentes irréalistes ;
l’abus d’alcool ou de drogues, y compris durant la grossesse ;
le manque d’estime de soi ;
la difficulté à contrôler ses émotions ;
le fait d’être atteint d’un trouble mental ou neurologique ;
l’implication dans des activités criminelles ;
le fait de connaître des difficultés financières.
Facteurs relationnels
Plusieurs facteurs relevant des relations au sein des familles ou entre partenaires intimes, amis et pairs peuvent accroître le risque de maltraitance de l’enfant. En voici quelques-uns :
l’éclatement de la cellule familiale ou des violences entre d’autres membres de la famille ;
l’isolement par rapport à la communauté ou l’absence d’un réseau de soutien ;
une perte de soutien de la part de la famille élargie pour l’éducation de l’enfant.
Facteurs communautaires et sociétaux
Parmi les caractéristiques de l’environnement communautaire ou social associées à l’augmentation du risque de maltraitance des enfants figurent, entre autres :
les inégalités sexuelles ou sociales ;
le manque de logements appropriés ou de services de soutien aux familles et aux institutions ;
les taux de chômage élevés ou la pauvreté ;
la facilité d’accès à l’alcool et aux drogues ;
des politiques et programmes inappropriés pour prévenir la maltraitance des enfants, la pornographie enfantine, la prostitution et le travail des enfants ;
des normes sociales et culturelles qui encouragent ou glorifient la violence envers autrui, y compris l’usage des châtiments corporels, exigent un respect absolu des rôles sociaux dévolus à chaque sexe ou amoindrissent le statut de l’enfant dans les relations parents-enfants ;
des politiques sociales, économiques, de santé et d’éducation menant à des niveaux de vie peu élevés, ou à des inégalités ou une précarité socio-économiques.
Prévention
La prévention de la maltraitance des enfants et la lutte contre celle-ci exigent une approche multisectorielle.
Plus les interventions auront lieu tôt dans la vie de l’enfant, plus elles seront bénéfiques pour l’enfant lui-même (développement cognitif, compétences comportementales et sociales, réussite scolaire, par exemple) et pour la société (diminution de la délinquance et de la criminalité, par exemple).
Les interventions efficaces et prometteuses sont notamment les suivantes :
Soutien des parents et des personnes auxquelles l’enfant est confié par le biais de séances d’information et de renforcement des compétences parentales afin de favoriser une relation épanouissante et attentive, non violente, entre ceux-ci et l’enfant. Ces séances sont assurées par des infirmières, des travailleurs sociaux ou des travailleurs non professionnels formés, lors de visites à domicile ou dans un cadre communautaire.
Interventions en matière d’éducation et de compétences de la vie courante :
Augmenter la scolarisation dans un environnement éducatif de qualité pour permettre aux enfants d’acquérir les connaissances, les compétences et les expériences qui renforcent la résilience et réduisent les facteurs de risque de violence ;
Programmes de prévention des abus sexuels qui sensibilisent les enfants et les adolescents et leur permettent d’acquérir des compétences pour les aider à comprendre le consentement, à éviter et à prévenir les abus et l’exploitation sexuels, et à demander de l’aide et du soutien ;
Interventions pour créer un climat scolaire positif et un environnement sans violence, et renforcer les relations entre les élèves, les enseignants et les administrateurs.
Programmes portant sur les normes et les valeurs visant à transformer les normes sociales et les stéréotypes de genre restrictifs et néfastes en matière d’éducation des enfants, de discipline et d’égalité des genres et à promouvoir le rôle bienveillant des pères.
Application et respect des lois visant à interdire les châtiments violents et à protéger les enfants contre les abus et l’exploitation sexuels.
Services d’intervention et de soutien pour la détection précoce associée à la prise en charge à long terme des enfants victimes et de leurs familles afin d’aider à réduire la répétition des mauvais traitements et à en atténuer les conséquences.
Pour que le travail de prévention et la prise en charge aient le maximum d’efficacité, l’OMS recommande que les interventions aient lieu dans le cadre d’une approche de santé publique en quatre étapes :
définition du problème ;
identification des causes et des facteurs de risque ;
conception et expérimentation d’interventions destinées à minimiser les facteurs de risque ;
diffusion d’informations concernant l’efficacité des interventions et extension de celles qui ont fait leurs preuves.
Action de l’OMS
L’OMS, en collaboration avec plusieurs partenaires :
propose des orientations pour un travail de prévention de la maltraitance des enfants fondé sur des bases factuelles ; voir INSPIRE : Sept stratégies pour mettre fin à la violence à l’encontre des enfants.
propose des orientations fondées sur des bases factuelles pour aider les agents de santé de première ligne à identifier les enfants victimes de violence et à leur apporter une assistance immédiate fondée sur des données probantes (voir https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/361272/9789240048737-en...).
préconise un soutien et des investissements internationaux accrus en faveur des efforts de prévention de la maltraitance des enfants fondés sur des bases factuelles ;
fournit un soutien technique pour les programmes de prévention de la maltraitance des enfants fondés sur des bases factuelles dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire.