Drogues: comment aider un jeune ? Ne pas les criminaliser simplistement parce que le produit est illicite

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Zappiste: Ne pas les criminaliser simplistement parce que le produit est illicite et donner une aide immédiate et gratuite à la minorité de personnes qui ont un, des, problèmes de dépendances, qui en font la demande.

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Drogues: comment aider un jeune ?

Drogue, alcool : comment aider un jeune ?
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Publié le mardi 30 avril 2013 à 10H03 - Vu 116 fois

VOUZIERS (Ardennes). Dans le secteur, la dépendance des jeunes à divers produits est une réalité qui inquiète les parents. Vendredi, une réunion sera l'occasion de se demander comment réagir.

IL y a d'abord un constat incontestable, dont les diverses facettes sont autant de claques pour ceux qui douteraient encore du fléau de la drogue sur le secteur. Voilà quinze jours, un couple de trafiquants était interpellé, alors qu'il rapportait pas moins d'un kilo d'héroïne à Vouziers.

« Ça veut bien dire qu'il y a des consommateurs derrière », explique Romain Discrit, éducateur au FJEP-Centre social.
Et quand on apprend qu'un premier contact avec l'héroïne a pu survenir dès l'âge de… 13 ans, dans des cas certes très exceptionnels, on se dit que les temps changent.

« Avant, les gens qui arrivaient en soins avaient autour de la trentaine. Ils ressentaient les premiers gros pépins physiques liés à la toxicomanie. Aujourd'hui, on en voit qui, à 18 ou 19 ans, ont déjà fait le '''parcours'' ».
C'est lors d'un groupe de parole sur les questions de parentalité que l'idée de s'informer sur ces addictions a surgi. « On s'est rendu compte qu'on touchait à quelque chose qui mériterait plus de temps », raconte Romain Discrit.
Grâce à des financements de Réaap 08 (Redynamiser l'aide à la Parentalité) et de la Mildt (mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie), un groupe de travail spécifique va voir le jour. Vendredi 3 mai, à 20 h 30, au CPR, rue de l'agriculture, une réunion d'information (ouverte à tous, entrée libre) lancera ce cycle. Y sont invitées toutes les personnes confrontées à la consommation de produits « psychoactifs » par un proche… ou celles qui espèrent savoir le détecter plus tard. Plus largement, à « toute personne qui se pose des questions. »

« En classe de 5e, on a déjà bu »

La psychologue Tiphaine Hénaux et l'association Prelude (prévention et lutte contre les dépendances) participent à l'organisation. Christine Vallas, présidente de cette dernière association, décrit une forte représentation de l'héroïne et du cannabis, mais aussi de l'alcool. « On observe des cas de coma éthylique chez des jeunes, où la consommation d'alcool a systématiquement pour but la défonce. Aujourd'hui, quand on demande qui a déjà bu dans une classe de cinquième, pratiquement toutes les mains se lèvent. C'est une question difficile à aborder avec les parents, parce que ça les renvoie à leur propre consommation. »

La présidente termine en mettant à mal deux clichés. Non, le dealer n'est pas un conducteur de « BM » avec une casquette à l'envers et non, la toxicomanie n'est pas réservée à un milieu socialement fragile.
« Les jeunes n'ont pas toujours conscience que le premier dealer, ça pourra être leur copain, explique-t-elle avec Romain Discrit. Il s'agit quasi-exclusivement de consommateurs. Et il faut un certain pouvoir d'achat pour consommer. Ce sont donc des gens qui ont un peu d'argent. »
Jacques BERTHION
Réunion d'information le vendredi 3 mai, à 20 h 30, au CPR. Entrée libre.

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