Kirghizistan: la Russie et les Etats-Unis. Les deux pays y disposent chacun de bases militaires.
Zappiste:la Russie et les Etats-Unis veulent aider à faire la guerre à la drogue au Kirghizistan,
mais pour protéger la population, la Russie a envoyé des parachutistes pour protéger LEUR base
pi les États-Unis va savoir.
http://info.france2.fr/monde/bichkek-autorise-la-troupe-a-tirer-sans-som...
Publié le 14/06/2010 | 16:27
Kirghizstan: de nouveaux affrontements dans le sud
Le gouvernement provisoire a admis lundi, au quatrième jour de violences, qu'il peinait à contrôler la situation malgré la mobilisation de l'armée, l'instauration d'un couvre-feu et l'ordre donné aux forces régulières de tirer sans sommation.
L'Ouzbékistan a fermé sa frontière aux réfugiés du Kirghizstan et a fait appel à l'aide internationale.
"Il y a par endroits encore des affrontements (...) Des groupes armés surgissent à un endroit puis un autre, nous n'avons pas assez de forces", a déclaré Temir Sarïev, chef-adjoint du gouvernement provisoire.
Mais parmi les dizaines de milliers de réfugiés arrivés en Ouzbékistan, beaucoup racontaient que des bandes armées constituées de Kirghiz et soutenues par des hommes en uniforme des forces régulières avaient massacré les Ouzbeks.
Le bilan des violences ethniques dans le sud du pays s'élève à 124 morts et près de 1600 blessés, selon les autorités. La Chine a annoncé lundi qu'elle allait rapatrier ses ressortissants bloqués dans le pays. Une aide humanitaire d'urgence, fournie par l'OMS, la Russie et d'autres pays, a été acheminée lundi dans la région où se déroulent les troubles.
Les autorités ouzbèkes ont enregistré dans la région d'Andijan 60.000 réfugiés adultes ayant fui les violences dans le pays voisin, un chiffre qui ne comptabilise pas des milliers d'enfants.
Selon de nombreux experts, les violences interethniques à l'origine des troubles seraient l'oeuvre de gangs criminels.
Ceux-ci attiseraient les tensions ethniques en exploitant la faiblesse du gouvernement intérimaire. Il pourrait s'agir d'une "manipulation" orchestrée par le président déchu, Kourmanbek Bakiev, en fuite à l'étranger.
Le Kirghizstan a étendu dimanche l'état d'urgence dans le sud de ce pays d'Asie centrale et ordonné à ses forces de "faire feu à volonté" pour endiguer les violences.
Les autorités intérimaires du Kirghizstan, arrivées au pouvoir début avril à l'issue d'un soulèvement meurtrier (87 morts) qui a chassé le président Kourmanbek Bakiev, ont été depuis confrontées à plusieurs vagues de violences. Un référendum est prévu le 27 juin sur une nouvelle Constitution.
Les forces de l'ordre ont été autorisées à tirer sans sommation dans les régions où ont été décrétés l'état d'urgence et le couvre-feu, à Och, les districts voisins et à Djalal-Abad. Le gouvernement a ordonné la mobilisation de tous les réservistes de 18 à 50 ans.
En 1990, des violences avaient déjà fait des centaines de morts dans le sud du pays.
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L'origine des troubles
"Ce qui se passe actuellement dans le Sud n'est pas un conflit ethnique mais une provocation classique de forces destructrices et groupes criminels qui cherchent à déstabiliser le pays et interrompre le processus politique engagé par le nouveau pouvoir", explique le politologue kirghize, Sergueï Massoulov.
Selon cet observateur, un prétendu viol d'une femme kirghize par des Ouzbeks a déclenché une bagarre entre des jeunes kirghizes et ouzbeks. Cet affrontement se serait transformé par la suite en émeutes interethniques dans la nuit du 10 au 11 juin à Och, deuxième ville de cette ancienne république soviétique d'Asie centrale. Les violences se sont étendues samedi à Djalal-Abad, autre ville du sud et fief de l'ex-président déchu Kourmanbek Bakiev.
Historiquement, les relations entre la minorité ouzbèke (15 à 20 % de la population du Kirghizstan) et les Kirghiz sont tendues, notamment en raison de disparités économiques qui frustrent en particulier les Ouzbeks. Mais les experts sont tous d'accord sur le fait que les instigateurs de ces violences, quelle que soit leur origine, appartiennent à "des structures criminelles", estime l'analyste kirghize Sanobar Chermatova.
Le ministre de la Défense du pays, Ismaïl Issakov, avait reconnu le 5 juin, soit quelques jours seulement avant ces nouvelles violences, que le monde criminel était de plus en plus actif depuis le changement de régime politique début avril avec l'arrivée au pouvoir des dirigeants de l'opposition.
Vu de l'extérieur, les récents événements "s'apparentent à un conflit interethnique (...) que les autorités ne parviennent plus à contrôler, comme le souhaitaient ceux qui l'ont organisé", observe le journaliste russe Arkadi Doubnov, expert de l'Asie centrale. Or, à la base, "ce conflit a été inspiré par des gangs de Kirghiz très bien organisés et payés" pour provoquer le désordre et attiser les tensions ethniques, ajoute-t-il. Ces gangs "attaquent des villages kirghiz et ouzbeks", pour provoquer des "animosités" entre les deux ethnies, poursuit l'expert. Il s'agit d'une "manipulation qui a très bien fonctionné" et pourrait avoir été orchestrée par le président déchu, en fuite à l'étranger, ajoute l'expert. Car "personne d'autre que lui n'a besoin d'en profiter", estime Arkadi Doubnov.
Le frère du président déchu, Akhmat, "contrôlait le Sud avec l'aide d'autorités criminelles" et en particulier du chef mafieux Aïbek Mirsidikov, alias "Aïbek le noir", présenté comme le responsable des affrontements entre Kirghiz et Ouzbeks survenus fin mai à Djalal-Abad, rappelle Sanobar Chermatova. La situation avait alors été stabilisée grâce à l'introduction de l'état d'urgence dans cette ville, "mais le danger d'une nouvelle crise couvait. D'autant qu''Aïbek le Noir' projetait d'organiser de nouvelles violences après le 7 juin, mais dans la nuit du 6 au 7 il a été tué", précise l'analyste.
Ces violences entre Kirghiz et Ouzbeks sont les pires depuis celles des années 1990, qui avaient fait des centaines de morts dans la région d'Och. Aujourd'hui, "personne ne peut prédire l'avenir de ce pays (...) qui glisse vers le chaos et les chances d'une issue positive s'amenuisent de plus en plus", observe Mme Chermatova, à deux semaines d'un référendum sur la nouvelle Constitution prévu le 27 juin.
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Moscou n'entend pas intervenir
La présidente par intérim Rosa Otounbaïeva a demandé samedi une assistance militaire à Moscou. La Russie a toutefois annoncé samedi qu'elle envoyait une aide humanitaire au Kirghizstan mais pas de troupes pour venir à bout des violences.
Moscou a estimé que le conflit au Kirghizstan est d'ordre purement interne et ne voit pour le moment aucune raison d'intervenir dans ce pays, tout en étant prête à y envoyer de l'aide humanitaire, a fait savoir samedi le Kremlin. Elle a ajouté que le président russe Medvedev avait demandé à l'Organisation du traité de sécurité collective, qui regroupe sept anciennes républiques soviétiques dont le Kirghizstan, d'examiner la situation et de voir comment y répondre.
La Russie a toutefois envoyé dans le pays quelque 150 parachutistes pour sécuriser ses installations militaires, notamment à la base russe de Kant. La stabilité du Kirghizstan est primordiale, notamment pour la Russie et les Etats-Unis. Les deux pays y disposent chacun de bases militaires, dont une essentielle au déploiement des troupes américaines en Afghanistan.
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http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&catid=6&id=2730&opti...
Mercredi, 05 Mai 2010 19:48
Un défi russo-ouzbèke pour les États-unis
M. K. Bhadrakumar
Des articles sortis dans les médias russes discutent de l'origine de la révolution au Kirghizistan. Moscou semble s'éloigner tout doucement du leader du régime intérimaire, Roza Otounbaïeva, une ancienne ambassadrice kirghize à Londres et à Washington.
Ces articles font allusion au soutien secret étasunien de l'insurrection de Bichkek. Ils affirment qu'une narco-mafia a incité le dernier changement de régime à Bichkek avec l'appui secret des États-Unis : « Les intérêts géostratégiques des États-Unis et de la narco-mafia internationale ont tranquillement fusionné... Il était logique d'utiliser les services des narco-barons pour renverser [l'ancien président Kourmanbek] Bakiev, qui exigeait des Etats-Unis toujours plus d'émoluments pour sa fidélité. »
Selon un commentateur russe sur la radio Ekho de Moscou : « La révolution kirghize a été organisée par le commerce de la drogue. » Le Kirghizstan est une plaque tournante du trafic de drogue. La superficie des cultures de pavot a augmenté au Kirghizistan de manière exponentielle et est comparable aujourd'hui à celle d'Afghanistan.
Des articles de la presse russe (et chinoise), ont relié la base étasunienne de Manas aux barons de la drogue. Les services de renseignement iraniens ont capturé le chef terroriste Jundallah, Abdulmalik Rigi, au moment où se rendait à bord d'un avion kirghiz à un rendez-vous présumé à Manas.
Les fuites dans les médias russes bénéficient d'une certaine bénédiction officielle. Ils mettent en lumière des preuves indirectes interrogeant la nature de la révolte à Bichkek. Pendant ce temps-là, l'influent groupe d'experts Stratfor s'est rué sur l'interprétation alléguant un coup de main russe. Entre affirmations et contre-alléguations, Moscou semble virer vers l'avis que Washington a bénéficié de la politique de consolidation de Otunbayeva à Bichkek.
Tel que l'a dit un commentateur russe : « Il y a d'autres signes montrant que Moscou est prudent au sujet de la nouvelle administration kirghize... La vérité, c'est qu'il n'y aucun politicien pro-russe à 100 pour cent dans le régime intérimaire du Kirghizistan... et certains d'entre sont irrémédiablement associés à l'Occident. »
À vrai dire, Otounbaïeva a déclaré au Washington Post et à Newsweek que le bail des États-Unis sur la base aérienne de Manas serait « automatiquement » reconduit et que « nous poursuivrons ces relations à long terme » avec les États-Unis.
Robert Blake, l'adjoint du ministre des Affaires étrangères des États-Unis pour l'Asie centrale, a déclaré à Bichkek après deux jours de consultations avec Otunbayeva, que son leadership offrait « une opportunité unique et historique pour créer une démocratie qui pourrait être un modèle pour l'Asie centrale et de vastes régions.
Blake a salué le changement de régime à Bichkek comme une « transition démocratique, » et a promis l'aide étasunienne pour « trouver des solutions rapides afin d'améliorer la situation économique et sociale. »
Les attaques sporadiques contre les Russes du Kirghizistan (ils sont estimés à 700.000) ont aussi tiré la sonnette d'alarme à Moscou. Dmitri Medvedev, le président russe, a ordonné à l'armée de prendre les mesures nécessaires. Un porte-parole du Kremlin a déclaré que celles-ci incluraient un accroissement de la sécurité pour les « intérêts russes » au Kirghizstan.
Moscou ne semble pas sûr que ces attaques contre les Russes sont des incidents isolés. Un glissement général vers l'anarchie est palpable, avec des gangs armés qui font la loi et des clans du Sud du Kirghizistan qui pressent à la réintégration de Bakiev. En tout cas, Medvedev a manifestement changé de cap mardi, après des entretiens avec Islam Karimov, son homologue ouzbek en visite. Il a nettement distancié la Russie de toute identification avec le régime intérimaire d'Otounbaïeva. Medvedev a déclaré :
Essentiellement, nous avons besoin de faire renaître l'État, l'État n'existe plus en ce moment, il a été déposé. Nous espérons que le régime intérimaire prendra toute mesure nécessaire pour atteindre cet objectif, car l'anarchie aura un effet négatif sur les intérêts du peuple kirghiz et aussi sur ses voisins. La légitimation du gouvernement est extrêmement importante, cela signifie qu'il faut des élections, pas un exaucement de fait des autorités. Dans ce cas seulement, la coopération économique [de la Russie] se manifestera.
La Russie a étendu l'aide humanitaire au Kirghizstan, mais la coopération économique à part entière ne sera possible qu'après la création de vraies institutions étatiques. Le président de l'Ouzbékistan partage ce point de vue.
Peu importe la solidité du soutien de Washington, la position commune russo-ouzbèke conteste au gouvernement provisoire le droit de se considérer comme une administration légalement constituée.
Moscou et Tachkent incitent clairement Otunbayeva à ne prendre aucune décisions politique majeure (telle que celle au sujet de la base étasunienne de Manas). Elle devrait plutôt se concentrer sur l'organisation des nouvelles élections qui formeront le nouveau gouvernement élu.
Otounbaïeva a dit préférer de profondes réformes constitutionnelles pour résoudre en premier ce qui transformerait le système présidentiel du gouvernement actuel du Kirghizstan en démocratie parlementaire. Moscou considère qu'il s'agit d'un stratagème du régime intérimaire pour reporter les élections législatives et s'accrocher au pouvoir avec le soutien des États-Unis.
Dans l'intervalle, M. Bakiev, qui s'est enfui au Kazakhstan la semaine dernière, a déménagé depuis en Biélorussie. On ignore si Minsk a agi de son propre chef pour donner l'asile à M. Bakiev. Peu après son arrivée à Minsk, M. Bakiev a annoncé qu'il ne s'était pas encore démis de ses fonctions. Il a déclaré, « Aucune autorité ne me fera démissionner de la fonction présidentielle. Le Kirghizistan ne sera la colonie de personne. » Bakiev a appelé les dirigeants du monde à ne pas reconnaître le régime d'Otounbaïeva.
L'attitude de Bakiev met Washington dans une impasse. Les États-Unis s'entendaient à merveille avec Bakiev et ils trouvent leur rythme à merveille avec Otounbaïeva. Mais il n'existe aucun moyen de persuader Bakiev d'accepter de façon légitime une transition ordonnée du pouvoir en faveur d'Otounbaïeva.
Washington ne peut pas non plus garantir politiquement le régime d'Otunbayeva si sa légitimité est mise en doute dans la région (et au Kirghizistan lui-même). D'ailleurs, Otunbayeva ne maîtrise pas bien elle-même l'arrêt de la glissade du pays vers la lutte de clan, la fragmentation et l'anarchie.
Au cours sa visite de deux jours à Moscou, Karimov a précisé que Tachkent a vu d'un mauvais oeil le changement de régime à Bichkek.
Utilisant un langage énergique, Karimov a déclaré : « Ce qui se passe au Kirghizistan risque sérieusement de prendre un caractère permanent. L'illusion qu'il est facile de renverser un gouvernement légitimement élu est créée. » Il a prévenu que l'instabilité au Kirghizstan pourrait « contaminer » d'autres États d'Asie centrale.
La Russie et l'Ouzbékistan ont trouvé convenable d'agir main dans la main. Medvedev a souligné que ses entretiens avec Karimov à Moscou étaient « pleins de confiance et d'engagement à l'égard de tous les aspects de nos relations bilatérales, internationales et des affaires régionales. » Karimov en a fait autant, « L'Ouzbékistan considère la Russie comme un partenaire fiable, fidèle, et témoigne qu'elle joue un rôle essentiel pour assurer la paix et la stabilité dans le monde, et en Asie centrale en particulier. »
« Nos points de vue concordent parfaitement, » a affirmé Karimov. Il a ajouté, « Ce qui se passe aujourd'hui au Kirghizistan n'est dans l'intérêt de personne, et surtout, ce n'est pas dans l'intérêt des pays limitrophes du Kirghizistan.
Le premier ministre russe Vladimir Poutine a aussi souligné l'alignement régional. Il a déclaré : « L'Ouzbékistan est le pays clé d'Asie centrale. Nous avons des relations particulières avec l'Ouzbékistan. »
En théorie, la Russie et l'Ouzbékistan doivent attendre à présent l'évolution au Kirghiztan pour l'inclure au programme de la réunion du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui devrait se dérouler à Tachkent en juin.
Selon un commentaire semi-officiel russe : « Le sommet peut aider à découvrir des mécanismes assurant la sécurité dans le pays et dans toute la région. » Le secrétaire général de l'OCS (qui est basé à Pékin), a visité Bichkek la semaine dernière et a rencontré Otounbaïeva.
Washington est maintenant confronté à un possible casse-tête diplomatique. Il doit veiller à ce que le prochain sommet de l'OCS ne devienne pas une redite du sommet de 2005, qui a mis en cause la raison d'être de la présence militaire étasunienne en Asie centrale.
Si Washington force le rythme de sa stratégie, il pourrait s'ensuivre une réaction pouvant prendre de l'ampleur pour exiger l'expulsion des États-Unis de la base de Manas, comme l'ont d'ailleurs déjà demandé certaines sections influentes de l'opinion kirghize.
Si cela devait arriver, la grande question serait de savoir si Otunbayeva sera capable de tirer les marrons du feu pour les États-Unis. Native de la ville méridionale d'Osh, mais ayant vécu toute sa vie adulte dans la capitale, qui est dominée par les clans du Nord, elle n'a aucune base politique ou sociale, et c'est un désavantage.
Dans la réalité géopolitique, le Kirghizistan doit s'harmoniser avec les intérêts des puissances régionales, Russie et Ouzbékistan en particulier, comme le devraient les États-Unis, dans le plus grand intérêt de la stabilité régionale. Le fait est que l'influence russe et ouzbek (et kazakh) reste prédominante dans la société et la politique kirghize. Et la Chine a elle aussi des intérêts légitimes.
Le Kremlin ne tombera pas deux fois dans le même piège à ours. En Géorgie, dans des circonstances quelque peu similaires, les États-Unis ont accepté l'aide généreuse de la Russie dans la tempête de l'hiver 2003 pour dégager les débris de révolution « de la rose » et « stabiliser » la situation sur le terrain avant d'installer rapidement Mikheil Saakashvili, qui a été depuis une épine dans la chair pour Moscou.
L'Ambassadeur M. K. Bhadrakumar a été diplomate de carrière dans les Affaires étrangères indiennes. Il a été affecté en Union soviétique, Corée du Sud, Allemagne, Afghanistan, Ouzbékistan, Turquie et au Sri Lanka, Pakistan et Koweït.
Traduction de Pétrus Lombard
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http://fr.rian.ru/world/20100608/186855035.html
Monde
Drogue afghane: une menace mondiale (FSKN)
Dossier: Forum "La production de stupéfiants afghans, un défi pour la communauté internationale"
12:53 08/06/2010
© RIA Novosti. Sergey Pyatakov
BERLIN, 8 juin - RIA Novosti
La production de drogue en Afghanistan et son trafic constituent une menace internationale et non pas locale ou régionale, a déclaré le directeur du Service russe de contrôle des stupéfiants (FSKN) Viktor Ivanov.
"Il est temps d'attribuer aux stupéfiants afghans le statut de menace pour le monde entier et la sécurité internationale. C'est l'une des thèses essentielles du plan d'action proposé par la Russie à la communauté mondiale et présenté à l'OTAN, au Parlement européen et à Pékin", a indiqué M.Ivanov à Berlin.
Ce plan d'action prévoit notamment l'éradication totale des plantations de pavot somnifère en Afghanistan, a estimé le directeur du FSKN, ajoutant que d'après le préjudice causé, le trafic de drogue est plus destructeur que le terrorisme.
Selon M.Ivanov, la production de drogue en Afghanistan et les conditions économiques de ce processus sont à l'origine de l'instabilité dans la région. La pulvérisation d'herbicides est utilisée avec succès par exemple en Colombie. L'Afghanistan devrait utiliser expérience colombienne et éliminer les plantations tout en poursuivant le programme d'agriculture alternative.
















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