Cannabis: «Un retour à la prohibition», se désole Gatineau

5 décembre 2018 Mis à jour le 6 décembre 2018 à 0h23

Cannabis: «Un retour à la prohibition», se désole Gatineau

Mathieu Bélanger
Le Droit
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La Ville de Gatineau affiche une vive déception face à la volonté du gouvernement Legault de resserrer l’encadrement du cannabis et l’accuse de «bafouer l’autonomie municipale» en effectuant un «retour à la prohibition» pour une substance maintenant légale.

La présidente de la commission Gatineau, ville en santé, Renée Amyot, note que le projet de loi 2 qui vise à hausser l’âge minimal de consommation de 18 à 21 ans, et à interdire la consommation dans les lieux publics va carrément à l’encontre de ce qui avait été décidé à Gatineau. «Nous avons fait une démarche très rigoureuse, consulté des experts, fait une consultation élargie, a-t-elle rappelé. Notre décision est basée sur une réflexion approfondie et rigoureuse, et sur une approche de santé publique et de réduction des méfaits.»

La réglementation adoptée par Gatineau est l’une des plus permissives au Québec, alors qu’il est permis de consommer du cannabis dans tous les lieux publics où il est permis de fumer du tabac. Montréal a adopté la même réglementation. «Nous avons l’intention de faire entendre notre point de vue et d’expliquer au gouvernement les raisons qui justifient notre décision», a ajouté Mme Amyot.

Gatineau continuera d’appliquer sa réglementation jusqu’à ce que Québec fasse adopter son projet de loi. «On considère que ça relève de l’autonomie municipale, affirme Mme Amyot. Ce projet de loi bafoue l’autonomie municipale. C’est un retour à la prohibition d’une substance pourtant devenue légale.»

Aucune plainte

Gatineau s’était donné les moyens de suivre de près l’implantation de sa réglementation sur le cannabis et en date du 26 novembre dernier, aucune plainte liée aux nuisances n’a été faite au 3-1-1 et aucun dossier n’a été ouvert par la police concernant la paix et l’ordre. «Il n’y a actuellement aucun enjeu à Gatineau», insiste Mme Amyot.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a pour sa part réagi par communiqué au dépôt du projet de loi 2. «Ce projet de loi vient défaire une décision que nous avons déjà prise et créer des situations qui devront être gérées par les villes, ce qui est tout à fait contraire au principe de l’autonomie municipale, a-t-il déclaré. Ces modifications auront un impact important sur la charge de travail de nos policiers, alors que tout se passe bien jusqu’à présent. Il faut absolument que nous puissions nous faire entendre à ce sujet.»

Mme Amyot rappelle que Gatineau ne banalise pas le cannabis et qu’elle souhaite avant tout une réduction des méfaits, que les consommateurs aient accès à un produit sécuritaire, réduire le marché illicite et miser sur l’éducation et la sensibilisation. «Nous aussi on veut prendre soin de nos jeunes, dit-elle. On considère que les enjeux de santé publique priment sur ceux de sécurité publique. Cette loi qui empêcherait la consommation dans les lieux publics exposerait inutilement les enfants, les femmes enceintes et les gens ayant des maladies chroniques à la fumée secondaire.»

Commentaires

Pour la CAQ y'a que leurs psychos qui ont la vérité !

Les caquistes caqueteurs ne sont que des pushers de drogue légale, l'alcool,
et des prohibitionnistes qui se foutent des droits et la santé des adultes de moins de 21 ans.

Ils acceptent la promotion de l'alcool DROGUE légale banalisé et mortelle.
Pour ne pas déplaire à leurs électeurs alcolos prohibitionnistes et le fric.

La SAQ c'est pour faire du fric avec des produits, drogues légales,
qui rendent accros, malade et tuent !
82 % des québécois consomment et/ou abusent de l'alcool.

L'alcool est la drogue du violeur !

Le cannabis c'est mal m'voyez !

Legault implore les jeunes de ne pas consommer...

Just say Legault !

Si la criminalisation est la solution aux problèmes de santé pour le cannabis
pourquoi ne pas l'imposer aux buveurs d'alcools, les fumeurs de tabac
de moins de 21 ou 25 ans?

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