Honteux ! Pour bénéficier du traitement, les enfants doivent préalablement avoir essayé sans succès cinq médicaments anticonvulsivants. Le cannabis est leur dernier recours. Des familles ont dû renoncer au traitement en raison des coûts

Honteux ! Pour bénéficier du traitement, les enfants doivent préalablement avoir essayé sans succès cinq médicaments anticonvulsivants. Le cannabis est leur dernier recours. Selon le Dr Carmant, des familles ont dû renoncer au traitement en raison des coûts.

Zappiste: Pensez aux enfants ?
Quels sont les effets secondaires indésirable des anticonvulsivants !

Effets indésirables

Ils sont nombreux et fréquents. Ils conditionnent la compliance, les arrêts de traitement et les
modifications de posologies. Ils peuvent être précoces ou d’apparition plus tardives et concernent aussi
bien le système nerveux central que le système gastro-intestinal, cutané ou d’autres.

http://www.journaldemontreal.com/2018/03/17/le-doc-caquiste-lui-est-pour...

Il fait des miracles avec l’huile de cannabis
Le docteur Lionel Carmant réussit à soigner de nombreux enfants épileptiques grâce à un traitement à base d’huile de cannabis sans effet euphorisant. Son protocole fête sa première année d’existence ce mois-ci et il compte déjà un « miracle ».

« Le plus jeune traité avait un ou deux mois à son arrivée, souligne le chercheur. La moyenne d’âge de mes patients est cinq ou six ans. »

Pour bénéficier du traitement, les enfants doivent préalablement avoir essayé sans succès cinq médicaments anticonvulsivants. Le traitement d’huile de cannabis est donc leur dernier recours.

Et les résultats sont concluants. « Il y a certains patients qui ne font plus de crises, se réjouit le Dr Carmant. Des enfants arrêtent de convulser, ils ont un meilleur contact et plus d’interaction. »

Kemyth, 17 ans, fait partie du 30 % des jeunes du registre pour qui le traitement fonctionne. Sa mère lui met sur la langue un millilitre d’huile par jour. Fini les crises d’épilepsie à l’école et à la maison.

Myriam Ambroise
Mère
« Avant, il disait des mots, maintenant il fait des phrases, se réjouit sa mère Myriam Ambroise. C’est un miracle. »

Le produit que consomme Kemyth est une molécule dérivée du pot, appelée cannabidiol. Il n’a pas d’effet euphorisant.

Dispendieux

La famille dépense 202 $ par mois pour se procurer de l’huile de cannabis. À l’aise financièrement, Mme Ambroise est consciente que plusieurs familles ne sont pas dans la même situation qu’elle.

« Je trouve dommage que des enfants n’aient pas accès à ce traitement en raison du coût. Il faudrait que ce soit payé par le gouvernement », s’exclame la mère de deux garçons.

Selon le Dr Carmant, des familles ont dû justement renoncer au traitement en raison des coûts. « On pensait recruter 100 enfants cette année. On en a accueilli une quarantaine » ajoute-t-il.

À long terme, des jeunes avec d’autres problèmes de santé pourraient être traités à l’huile de cannabis.

« [De] 35 à 50 % des enfants qui font de l’épilepsie ont aussi des retards de développement [TDAH, autisme] et on remarque que parfois leur état s’améliore. Est-ce que c’est la diminution des crises ou l’effet de l’huile, c’est difficile à dire pour l’instant », affirme le neurologue qui continue ses recherches.

Si, pour l’instant, l’ajout d’une dose de THC – la substance responsable de l’effet euphorisant du pot – est interdit, le Dr Carmant n’est pas fermé à l’idée.

« On a de la recherche à faire pour mieux comprendre l’efficacité de la marijuana sur l’épilepsie », évoque-t-il.

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