Prison civile de Nador: L’encombrement, le trafic de drogue, la discrimination entre les prisonniers, la malpropreté...

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Zappiste: Ça a dérapé aussi aux USA les prisons privées:

Deux magistrats de Pennsylvanie ont reconnu avoir touché plus de 2.6 millions de dollars pour envoyer en détention des délinquants mineurs qui ne méritaient pas une telle peine.

http://www.libe.ma/Prison-civile-de-Nador-Un-rapport-accablant_a31208.html

Prison civile de Nador : Un rapport accablant

L’encombrement, le trafic de drogue, la discrimination entre les prisonniers, la malpropreté, les privilèges … autant d’infractions et de dysfonctionnements qui caractérisent la prison civile de Nador. Le constat est établi par des membres de la commission régionale du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CNDH) de Nador/El Hoceima, dans un rapport publié en partie sur un site Internet régional.
Selon la même source, ces données ont été collectées suite à une visite effectuée fin septembre 2012 qui a permis à la délégation du CNDH-régional de s’arrêter sur les différents points noirs dans cette prison. Ainsi, cet établissement, conçu normalement pour l’accueil de quelque 800 personnes, compte plus de 1200 en moyenne. Dans ses rapports annuels, l’Observatoire marocain des prisons (OMP) évoque souvent l’existence dans certaines prisons d’un effectif double.

«Lorsqu’on voit Hafid Benhachem vanter «ses» réformes réalisées au sein des établissements pénitentiaires, l’on se demande vraiment s’il parle des prisons marocaines, car celles qu’on a l’habitude de visiter sont tout simplement dans un état lamentables», indique un jeune défenseur des droits humains dans la région. Et d’ajouter que le témoignage choquant à relater est celui d’un quadragénaire. Selon ce dernier, «tout se vend dans cette prison, pratiquement tout ce qui vous vient à l’esprit, et la complicité de l’administration est un fait indéniable. Sinon comment expliquer que cela se fait au grand jour?». Des changements s’imposent dans la prison civile de Nador, comme dans la grande majorité des prisons du pays.

Mercredi 3 Octobre 2012

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USA : des juges ripoux
au service de prisons privées

Julie Connan (lefigaro.fr) Mis à jour le 17/02/2009 à 16:30 | publié le 17/02/2009 à 16:29

Deux magistrats de Pennsylvanie ont reconnu avoir touché plus de 2.6 millions de dollars pour envoyer en détention des délinquants mineurs qui ne méritaient pas une telle peine.

L'histoire a de quoi choquer. Deux juges de Pennsylvanie sont accusés d'avoir envoyé des centaines d'enfants et d'adolescents en prison entre 2000 et 2007, en échange de 2,6 millions de dollars de pots-de-vin, payés par les deux entreprises gérant des centres de détention.

Mark Ciavarella et Michael Cohahan, de même que ces deux sociétés, vont être poursuivis au civil pour l'obtention de dommages et intérêts.

Jeudi dernier, ils ont tous deux plaidé coupables et reconnu avoir «conclu un accord pour garantir la fourniture de jeunes délinquants» auprès d'une société privée d'exploitation de prisons, PA Child Care et de sa société jumelle, Western PA Child Care. En reconnaissant leur culpabilité, les deux juges, qui restent en liberté en échange d'une caution d'un million de dollars, encourent entre 7 et 25 ans de détention. Les deux sociétés sont également poursuivies.

«Il est vrai que j'ai déshonoré ma fonction de magistrat», a reconnu Mark Ciavarella, dans une lettre adressée au tribunal. «Par mes actes, j'ai détruit tout ce que j'avais accompli par mon travail, et je ne peux que me blâmer moi-même», a-t-il ajouté.

Un des centres pour les délinquants juvéniles gérés par PA Child Care, à Pittston, en Pennsylvanie. (AP)
Leur système était bien rôdé : à chaque fois qu'un des deux juges envoyait un jeune dans un centre de détention, l'entreprise qui gérait l'établissement recevait des fonds de la part du comté de Luzerne pour couvrir les frais d'incarcération. Autrement dit, plus le nombre d'enfants incarcérés était grand, plus la commission et le pot-de-vin reversés aux juges augmentaient. Au total, les deux juges auraient permis à PA Child Care de toucher 58 millions de dollars.

«Les jeunes étaient des cibles faciles»

Parmi les cas reçus en témoignage par le Juvenile Law Center, une organisation de défense des jeunes basée à Philadelphie, figurent ceux d'un jeune garçon envoyé 9 mois en prison pour avoir volé un flacon d'épices d'une valeur de 4 dollars, d'un autre jeune condamné à 3 mois pour avoir volé de la menue monnaie dans une voiture ou encore celui d'un garçon de 13 ans envoyé en camp de redressement pour avoir exploré un bâtiment désaffecté.

En sept années, plus de 5.000 adolescents de 13 à 18 ans ont été jugés coupables par les deux hommes qui opéraient dans une ancienne région minière pauvre à majorité blanche. Parmi eux, plus de 2.000 ont été envoyés en détention.

«Les jeunes étaient des cibles faciles. Beaucoup d'entre eux n'avaient même pas d'avocats et quand ils demandaient un avocat commis d'office, on leur disait qu'il faudrait attendre des semaines», en prison, selon une responsable de cette association. En fin de semaine, le Juvenile Law Center devrait déposer de nouvelles plaintes de plusieurs dizaines de familles.

L'objectif de ces familles souvent défavorisées et peu instruites est double : laver le casier judiciaire de leur enfant, et obtenir une compensation financière pour le préjudice subi.

Le jugement de Ciavarella et Cohahan ne devrait toutefois pas intervenir avant plusieurs mois, et pendant ce temps, les jeunes concernés devront rester en détention. Un juge spécial, issu d'un autre Etat que la Pennsylvanie, a été nommé pour revoir tous les cas traités par ces juges corrompus.

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