France : Dernier bastion de la prohibition du cannabis
Fin 2025, le gouvernement français a intensifié sa lutte « contre les usagers »...
L’État dépense actuellement environ 1,8 milliard d’euros par an pour la lutte contre la drogue,
alors qu’il ne recouvre qu’une faible part sous forme d’amendes
– soit un ratio d’environ 18 pour 1 en faveur des dépenses.
Les amendes sont là pour faire du chiffre de esbroufe !
Chaque arrestation pour possession/consommation
sont reconnues comme des crimes (sans victime) résolus !
France : Dernier bastion de la prohibition du cannabis
Canada : Québec le dernier bastion de la prohibition du cannabis ! Zappiste
Par Morgan Fox, directrice politique de NORML Publié le 20 mars 2026
une feuille de cannabis repose sur le drapeau français
Paris, France : Alors que la Cour suprême des États-Unis examine des recours historiques concernant les droits des consommateurs de cannabis et que l'Allemagne met en place un cadre juridique solide pour la légalisation du cannabis à usage récréatif, la France a pris un virage inquiétant et régressif. L'approche française constitue une étude de cas significative des conséquences du maintien de politiques prohibitionnistes strictes dans un contexte mondial en pleine mutation. Malgré des signes initiaux de réforme, de récentes décisions exécutives ont exacerbé les tensions entre l'État et des millions de consommateurs de cannabis.
Le coût élevé de l'interdiction
Fin 2025, le gouvernement français a intensifié sa lutte contre les usagers de stupéfiants en augmentant l'amende forfaitaire pour trafic de stupéfiants (AFD) de 200 € à 500 €. Bien que présentée comme une mesure dissuasive, cette décision est perçue par les défenseurs des consommateurs comme ayant un impact disproportionné sur les citoyens à faibles revenus et les communautés marginalisées, transformant une infraction administrative mineure en un fardeau financier aux conséquences dramatiques.
La mort tragique d'El Hacen Diarra, un travailleur de 35 ans, est devenue un cri de ralliement pour une réforme en profondeur. Diarra est décédé en garde à vue en janvier 2026 suite à une intervention policière violente déclenchée par la simple possession d'un joint. Des vidéos de témoins oculaires le montrant plaqué au sol et électrocuté au Taser mettent en lumière une réalité terrifiante : dans le contexte français d'une police « à la performance » où règne la pression, un délit mineur peut dégénérer en une confrontation mortelle. Pour les communautés marginalisées, la lutte pour une réforme ne se limite plus aux libertés individuelles ; il s'agit désormais de leur sécurité physique fondamentale.
L'avenir de l'accès aux soins médicaux
Pour les patients nord-américains qui considèrent le cannabis comme un droit fondamental en matière de santé, la situation française est un véritable cauchemar. Après un programme pilote prometteur lancé en 2021, le gouvernement a, de fait, saboté sa propre expérience par négligence administrative.
Depuis mars 2024, aucun nouveau patient n'est admis dans le programme, ce qui a instauré un système à deux vitesses où l'accès aux soins dépend uniquement de la date du diagnostic. Les autorités ont interdit aux patients de vaporiser du cannabis, les obligeant à utiliser des huiles, souvent moins efficaces pour soulager la douleur aiguë.
Sur les 3 000 patients initiaux, il n’en reste que 700. Certains survivants de greffes et patients souffrant de douleurs chroniques intenses ont désormais recours à l’euthanasie en Belgique, en raison du vide juridique qui règne depuis l’expiration officielle du programme pilote le 31 mars 2026.
Contrôle routier et « piège au CBD »
L’évolution la plus alarmante est sans doute la criminalisation du CBD . La France applique une politique de « tolérance zéro » lors des contrôles routiers, qui ne mesure pas l’altération active des facultés, mais seulement la présence de métabolites inactifs. Comme certains produits à base de CBD peuvent contenir des traces de THC, les conducteurs qui en consomment peuvent, dans certains cas, être contrôlés positifs aux métabolites de THC.
Le cas de Xavier P., propriétaire d'une petite entreprise, est devenu un symbole national de cet abus de pouvoir. Bien qu'il n'ait utilisé que du CBD légal, il a récemment été condamné en appel à quatre mois d'assignation à résidence avec port d'un bracelet électronique et à la suspension de son permis de conduire.
Pour de nombreux Français, notamment dans les zones rurales où les transports en commun sont limités, cette politique a transformé un produit de bien-être légal en un véritable fardeau professionnel. Les membres de NORML France signalent que la multiplication des contrôles routiers crée un climat d'incertitude : pour les personnes dépendantes d'un véhicule, un test positif entraîne souvent une suspension immédiate du permis et, par conséquent, la perte de leurs moyens de subsistance. Actuellement, une initiative législative vise à donner aux polices municipales des pouvoirs de lutte contre la drogue, juste avant les élections municipales de mars 2026, ce qui confirme une tendance à la répression croissante contre les simples consommateurs.
Un gouffre d'un milliard d'euros
Les données financières relatives au modèle français révèlent un déséquilibre économique croissant. L’État dépense actuellement environ 1,8 milliard d’euros par an pour la lutte contre la drogue, alors qu’il ne recouvre qu’une faible part sous forme d’amendes – soit un ratio d’environ 18 pour 1 en faveur des dépenses.
Alors que les ressources policières restent fortement concentrées sur le cannabis — qui représente 95 % des amendes administratives —, le marché des stimulants illicites comme la cocaïne a explosé de 176 % depuis 2016. Cela suggère qu'une focalisation sur l'interdiction du cannabis pourrait détourner par inadvertance des ressources de menaces plus urgentes pour la santé publique, sans pour autant parvenir à perturber le marché illicite du cannabis, qui pèse plusieurs milliards d'euros.
Des informations complémentaires sur la législation relative au cannabis en France sont disponibles auprès de NORML France .
Sur le même sujet :
https://www.circ-asso.net/le-marche-illicite-du-cannabis-en-europe-pese-...
Le marché illicite du cannabis en Europe pèse 11,4 milliards d’euros selon un nouveau rapport
Santé/science/études
statistiques-cannabis-Europe
La semaine dernière, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT)
a publié son rapport détaillé sur le marché illicite du cannabis dans l’Union européenne.
Le rapport, basé sur les dernières données de l’OEDT et de son co-auteur Europol,
dévoile l’étendue du marché illicite du cannabis, d’une valeur de 11,4 milliards d’euros,
qui aurait desservi 22,6 millions d’Européens au cours de l’année écoulée.
11,4 milliards d’euros non taxés uniquement grâce à la prohibition !
A sa lutte contre les « usagers » de stupéfiants illicites.
» Arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000533085
J’ai écris Alcool et Tabac dans recherche
sur la liste des stupéfiants drogues/substances et ils n'y sont pas !?
En France, l'alcool et le tabac sont les drogues les plus meurtrières.
Pas qu'en France !
Tabac et alcool fléaux mondiaux acceptable/évitable, cancérigènes, addictifs et mortels,
avec le plus grand nombre de drogués légaux ou non.
Alors que le cannabis et résine non mortel aux multiples
usages et bienfaits millénaires est à l’Annexe I avec :
Fentanyl, Héroïne, Alphaméthylfentanyl, Benzylmorphine, Béta-hydroxyfentanyl,
Béta-hydroxy-méthyl-3-fentanyl, Cocaïne,Désomorphine, Dihydromorphine,
Diménoxadol, Morphine, Opium, Oxycodone, Oxymorphone, Carfentanil, etc. ! Zappiste














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