THC synthétiques entre 300 et 400 francs.Paradoxalement, le chanvre est une plante très facile à cultiver et qui ne coûte rien.

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Un traitement au THC synthétiques de base coûte entre 300 et 400 francs par mois. Paradoxalement, le chanvre est une plante très facile à cultiver et qui ne coûte rien.
J'ai de la peine à concevoir qu'une plante qui pousse comme de la mauvaise herbe puisse devenir si onéreuse ?

Zappiste: Les États-Unis imposent leur prohibition du cannabis dans le monde et surtout les pays pauvres, sous menaces de sanctions économiques, où le chanvre est très facile à cultiver et ne coûte rien.

Pour augmenter les maigres profits des pharmaceutiques et pétrochimiques qui ont fait criminaliser grâce au terrorisme, au racisme, jusqu'à la consommation du cannabis.

http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/valais/une-plante-pour-soulager-les-...

Une plante pour soulager les maux
10 mars 2011 - France Massy - Il y a 1 commentaire
MÉDECINE: La nouvelle loi sur les stupéfiants autorise l'utilisation de THC tiré du chanvre pour le traitement de certaines pathologies. Cette nouvelle loi devrait être mise en application cet été mais n'ouvrira pas la porte à une consommation récréative.

Le THC soulage les spasmes nocturnes des personnes atteintes de sclérose en plaques, idem pour les paraplégiques qui, eux aussi, souffrent de crampes douloureuses. La substance stimule l'appétit des malades du sida et atténue les nausées chez les patients suivant une chimiothérapie. Certaines études mettent en avant l'action du chanvre pour lutter contre la prolifération des tumeurs cancéreuses, d'autres préconisent son utilisation pour réduire la pression intra-oculaire en cas de glaucome? Autant d'indications pour utiliser le cannabis de manière thérapeutique. Si la détention et la consommation de chanvre psychotrope sont toujours interdites en Suisse, les propriétés médicales de la plante sont aujourd'hui reconnues par une nouvelle législation.

Claude Vaney, Dr médecin chef de la réadaptation neurologique à la clinique bernoise à Montana, est l'auteur de la première étude en Suisse qui a mis en évidence les effets bénéfiques du chanvre dans le traitement des symptômes de la sclérose en plaques. S'il se réjouit de l'ouverture qu'apporte la nouvelle législation, il émet aussi quelques réserves sur sa distribution. Entretien.

Docteur Vaney, qu'apporte cette nouvelle loi sur les stupéfiants?

Cette loi n'est pas révolutionnaire. En résumé, elle reconnaît les vertus thérapeutiques et l'intérêt médical du chanvre. Elle autorise la prescription de THC (tétrahydrocannabinol), principal principe actif du cannabis) produit à base de la plante. Mais pour chaque ordonnance, une autorisation de l'Office fédéral de la santé publique sera encore nécessaire.

Cette médication sera-t-elle prise en charge par les caisses-maladie?

Actuellement en Suisse, les médicaments à base de THC synthétiques sont autorisés mais ne sont pas pris en charge par toutes les caisses-maladie. Un traitement de base coûte entre 300 et 400 francs par mois. Tout le monde ne peut pas se le payer. Certains malades préfèrent se soigner à l'aide de tisanes «maison», quitte à enfreindre la loi.

Dans la nouvelle législation, il est prévu d'administrer du chanvre traité et conditionné sous forme de pilules ou de gouttes, qui reviendra relativement cher. Là encore, on ne sait pas si ces préparations seront prises en charge par toutes les caisses-maladie. Alors que paradoxalement, le chanvre est une plante très facile à cultiver et qui ne coûte rien. J'ai de la peine à concevoir qu'une plante qui pousse comme de la mauvaise herbe puisse devenir si onéreuse? On pourrait faire comme les Hollandais, où le patient va dans une pharmacie et commande directement des sachets de chanvre à infuser, à dose définie. Cela permettrait à tous les malades d'y accéder car ce serait beaucoup moins cher.

On ne peut tout de même pas encourager la «fumette»?

On met tous les jours les gens en garde contre les dangers de la fumée, vous n'allez pas trouver un médecin qui encourage la fumée sous quelque forme que ce soit. L'usage du cannabis est nocif pour la santé des jeunes gens notamment. Personnellement, je n'ai rien contre le chanvre récréatif, pour autant qu'on soit capable d'en gérer la consommation, tout comme celle du vin par exemple.

En 2004, vous avez mené la première étude suisse sur les effets thérapeutiques du chanvre, pourquoi vous êtes-vous intéressé à cette plante?

Un de mes patients m'avait dit que la seule chose qui atténuait ses douleurs était de fumer un joint. Je lui ai proposé de l'ausculter avant et après, pour poser un jugement plus scientifique sur ses affirmations. Effectivement, le patient était plus souple, il pouvait plus facilement se bouger après l'absorption du THC. L'Office fédéral de la santé publique m'a encouragé à mener une étude sur ce thème. J'ai suivi une cinquantaine de patients qui ont tous bien réagi au traitement: les malades n'étaient pas abrutis, il y avait peu d'effets secondaires, par contre ils avaient moins de douleurs, ils dormaient mieux, il y avait un effet calmant sur la vessie? D'autres études anglaises ont abouti aux mêmes résultats.

Le cannabis serait donc une panacée?

Bien sûr que non. Si le THC soulage certaines douleurs, ce n'est pas un analgésique. Si vous avez mal à la tête, prenez une aspirine!

Par contre, la plante mérite d'être mieux étudiée. Elle contient environ soixante cannabinoïdes, parmi eux, le cannabidiol (CBD) qui contrecarre les effets psychologiques et qui pourrait être utilisé comme antidépresseur? Mais tout ceci doit encore être approfondi.

Avez-vous déjà fourni du cannabis à vos patients?

Un médecin ne doit pas se mettre hors la loi. Je n'ai donc jamais fourni directement du cannabis à mes patients par contre, je leur donne l'adresse d'un pharmacien qui prépare des gouttes contenant du THC synthétique produit à base de pelures d'oranges. La plupart préfèrent préparer leur propre tisane avec du THC naturel. Ils ont ainsi le sentiment de gérer leur douleur, de se prendre en charge eux-mêmes. Le fait de se traiter avec des plantes rejoint aussi un courant qui va vers le retour à la nature. Mais je vous assure que ces patients ne consomment pas du THC pour ressentir les effets psychotropes, mais bien pour soulager leur douleur.

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