Une des raisons pour ne pas payer les rançons est de verser de l'argent aux groupes terroristes. Pourtant c'est ce que la prohibition et la décriminalisation font...
Zappiste: C'est un fait ! La prohibition et la décriminalisation donnent d'énormes revenus aux groupes terroristes et au crime organisé !
La légalisation et la régulation réduisent le marché “noir” ainsi que les profits du crime organisé et des terroristes.
«Pourquoi les Etats-Unis refusent-ils de payer des rançons? Parce que l'argent versé aux terroristes a provoqué des dommages indéniables, procurant aux groupes liés à al-Qaida un revenu estimé à 125 millions de dollars depuis 2008.»
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http://www.journaldemontreal.com/2016/06/13/lotage-canadien-robert-hall-...
L'otage canadien Robert Hall exécuté aux Philippines
journaldemontreal.com
Lundi, 13 juin 2016 06:26 MISE à JOUR Lundi, 13 juin 2016 11:56
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MANILLE, Philippines - L’otage canadien Robert Hall, détenu aux Philippines depuis plusieurs mois, a été décapité lundi par le groupe terroriste Abou Sayyaf.
L’homme de 50 ans a été exécuté puisque l'ultimatum pour payer sa rançon a expiré, ont affirmé des porte-paroles du groupe terroriste, selon la chaîne Al Jazeera.
«Les actes odieux et brutaux des ravisseurs ont mené à une mort inutile, a affirmé le premier ministre Justin Trudeau par communiqué. Le Canada tient le groupe terroriste qui l’a pris en otage pleinement responsable de ce meurtre insensé commis de sang-froid.»
Robert Hall avait été capturé en septembre avec trois autres personnes dont le Canadien John Ridsdel, 68 ans, un Norvégien de 56 ans, Kjartan Sekkinstad, et une résidente des Philippines de 40 ans, Teresita Flor. John Ridsdel a été exécuté par Abou Sayyaf le 25 avril dernier.
Justin Trudeau a réitéré lundi «que la prise d’otages par des terroristes ne fait qu’alimenter la violence et l’instabilité» et que le Canada refuse de payer une rançon à des groupes terroristes.
«Le Canada n’acceptera jamais une telle campagne de peur et une attitude aussi méprisable envers la souffrance des autres, a-t-il dit. Nous ne ferions que mettre en danger la vie d’autres Canadiens si nous acceptions.»
Le premier ministre libéral a mentionné qu’Ottawa travaillait avec les autorités philippines pour trouver les responsables de cet assassinat.
Menace réelle selon Ambrose
La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, a également exprimé ses condoléances.
«La menace d’actes terroristes barbares et radicaux demeure très réelle. Le Canada n’est pas à l’abri du danger présenté par les réseaux terroristes mondiaux», a affirmé Mme Ambrose par communiqué.
«Nous devons rester solidaires non seulement avec les victimes, mais également avec nos alliés partout dans le monde alors que nous travaillons ensemble afin de déstabiliser et de détruire les organisations terroristes», a-t-elle ajouté.
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https://www.contrepoints.org/2014/08/31/179116-otages-payer-la-rancon-ou...
Otages : Payer la rançon ou pas ? Le désaccord franco-américain
Publié Par Guy Sorman, le 31 août 2014 dans Amérique du Nord, International
Suite à l’exécution du journaliste américain James Foley, les républicains accusent la France de favoriser les prises d’otage en payant les rançons.
Après l’exécution du journaliste américain James Foley par les islamistes syriens, le 19 août, le gouvernement américain a rappelé que, par principe, il ne versait jamais de rançon aux ravisseurs et que l’envisager encourageait les enlèvements. Plusieurs parlementaires républicains et des journalistes de Fox News ont accusé la France de favoriser la prise d’otages parce qu’elle payait toujours une rançon pour la libération de ses concitoyens.
À l’appui de cet argument, on fait observer du côté américain que les otages français sont les plus nombreux aux mains des islamistes. Et il est exact que les États-Unis ne payent jamais et que la France paye toujours ! Lorsque Ronald Reagan parvint à la Maison Blanche en 1981 et obtint la libération des otages de l’ambassade américaine à Téhéran, il fut accusé d’avoir payé alors que Jimmy Carter aurait refusé. Mais cette mise en cause de Reagan fut plutôt politicienne, aucune preuve n’ayant jamais été apportée.
La controverse franco-américaine a véritablement commencé en 1985, avec l’enlèvement à Beyrouth de deux diplomates et deux journalistes français, dont Jean-Paul Kauffmann. Ceux-ci restèrent otages du Hezbollah, agissant sur ordre de l’Iran, pendant trois ans. Enlevés sous un gouvernement socialiste, ils furent libérés sous un gouvernement « chiraquien ». Celui-ci a toujours nié avoir payé, mais plusieurs enquêteurs ont retrouvé le cheminement de fonds secrets par l’intermédiaire d’une banque libanaise, basée à Paris, la Banque de Participation et de Placement. Les otages libérés, cette banque disparut mystérieusement, effaçant toute trace de transaction.
Plus récemment, c’est avec mollesse que François Hollande et Laurent Fabius ont démenti le versement de rançons aux islamistes du Mali : mais de source non vérifiable, on estime à un million d’euros la somme payée par otage libéré. Pour le journaliste américain James Foley, les islamistes auraient demandé neuf millions de dollars.
Entre « réalisme français » et « idéalisme américain », il est difficile d’arbitrer. La vérité est également difficile à prouver. Mais les circuits sont connus : Présidents et Ministres disposent de fonds secrets en liquide, globalement approuvés par les Parlements, et les gouvernements utilisent aussi le système des rétro-commissions sur les ventes d’armes pour « défrayer » les intermédiaires.
Le plus regrettable dans ces affaires tragiques est le manque de concertation entre la France et les États-Unis, aggravé par le total manque de confiance entre François Hollande et Barack Obama.
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http://www.slate.fr/story/92093/otages-rancon-etats-unis-france
Otages exécutés: Obama reproche à la France de payer des rançons aux terroristes
Repéré par Cécile Chalancon
Monde
France
14.09.2014 - 12 h 48, mis à jour le 14.09.2014 à 12 h 50
Une vidéo montrant la décapitation de David Haines a été mis en ligne, samedi 13 septembre. L'homme, un humanitaire écossais qui travaillait pour l'ONG française Acted, avait été enlevé en Syrie en mars 2013. Dans la vidéo mettant en scène l'exécution du journaliste américain Steven Sotloff, les djihadistes de l'Etat islamique l'avait désigné comme la prochaine victime.
Dans un article publié le 13 septembre, avant que la nouvelle de l'exécution de David Haines n'ait été connue, The New York Times rend compte d'un long entretien avec Barack Obama dans lequel le président des Etats-Unis revient sur le débat qui ressurgit à chaque prise d'otages et en particulier lorsque des otages sont exécutés: le paiement de rançon.
«Il a exprimé sa frustration vis-à-vis du fait que les Français paient des rançons aux terroristes, affirmant que les Américains enlevés ont une valeur inférieure parce que les Etats-Unis ne le font pas (...)
Il a noté que les Etats-Unis ne paient de rançons aux terroristes, mais a remarqué avec irritation que le président français François Hollande dit que son pays ne paie pas, alors qu'en fait, oui.»
Comme nous l'avons souvent relevé ici, le discours de la France est toujours le même: officiellement, aucune rançon n'est versée aux terroristes en échange de la libération des otages. Mais, immuablement, la question revient et des «informations» fuitent ensuite sur le montant de la rançon possiblement versée.
Joshua Keating le relevait sur Slate.com au moment de l'exécution de James Foley, en réaction à un texte de David Rohde, journaliste de Reuters qui avait été enlevé et avait réussi à s'échapper:
«La politique américaine consistant à ne pas verser de rançon contraste avec celle de gouvernements européens, qui font souvent des accords sous le manteau pour ramener leurs citoyens à la maison. La conséquence, c'est que alors que des dizaines de citoyens européens ont été libérés par des groupes terroristes ces cinq dernières années, très peu d'Américains ou de citoyens britanniques –dont le gouvernement ne paie également généralement pas de rançon– en sont sortis vivants. »
Il continuait:
«Pourquoi les Etats-Unis refusent-ils de payer des rançons? Parce que l'argent versé aux terroristes a provoqué des dommages indéniables, procurant aux groupes liés à al-Qaida un revenu estimé à 125 millions de dollars depuis 2008.»
Il relevait également:
«Mais encore, ce n'est pas aussi simple que cela. “Nous ne négocions pas avec les terroristes” est un mantra de dur à cuire qui sonne bien, mais presque tous les gouvernements le font par moment. Les Etats-Unis ont libéré cinq talibans détenus à Guantanamo plus tôt cet été en échange du Sergent Bowe Bergdahl. L'argument du secrétaire de la Défense Chuck Hagel selon lequel les Etats-Unis “n'avaient pas négocié avec des terroristes” puisque le deal avait été facilité par des intermédiaires qatariens est un peu tiré par les cheveux.»
Joshua Keating concluait sur l'idée que payer des rançons pouvait permettre d'obtenir la libération d'otages, mais que, vu que les relations entre les Etats-Unis et les groupes terroristes n'allaient pas s'améliorer, la politique de non-versement était sûrement la bonne, puisqu'il vaut mieux éviter de financer ses ennemis. Tout en relevant, à l'instar de David Rohde, qu'il serait mieux que l'ensemble des gouvernements s'accorde pour faire la même chose.
Slate.fr
















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