Cannabis au Muséum: Le plus ancien pied de cannabis rapportée d'Inde en 1781 par le naturaliste Sonnerat
Le célèbre Jean-Baptiste Lamarck le baptisant cannabis indica .
Zappiste: baptisé indica pour indiquer la provenance l'endroit de culture l'Inde.
VIDÉO. - REGARDEZ Les incroyables trésors de l'Histoire sur le plus ancien pied de cannabis : sur le site.
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VIDÉO. Les incroyables trésors de l'Histoire : le plus ancien pied de cannabis
Le Point.fr - Publié le 05/03/2014 à 08:09 - Modifié le 05/03/2014 à 11:18
Rapportée d'Inde en 1781 par le naturaliste Sonnerat, cette plante dort tranquillement depuis 232 ans dans l'herbier du Muséum de Paris.
On ne le dira pas à la police, mais l'herbier du Muséum national d'histoire naturelle de Paris conserve un magnifique pied de cannabis qui ne demande qu'à être fumé. Bien que ses feuilles aient vu le jour voilà 232 ans, elles sont encore vertes. Mais pas question d'y toucher. C'est un trésor historique.
Chargée de la conservation des herbiers historiques, Cécile Aupic explique qu'il a été cueilli par le naturaliste Pierre Sonnerat, parti en Asie à la recherche d'épices en 1774. Avec des centaines d'autres échantillons végétaux (dont le kiwi !), il l'a rapporté à Paris en 1781 pour qu'il y soit décrit officiellement.
C'est le célèbre Jean-Baptiste Lamarck qui s'en est chargé, le baptisant cannabis indica. Cette plante constitue donc le type de son espèce. "C'est-à-dire, la plante de référence", confirme Thomas Haevermans, chargé de mission à l'herbier. Pas question donc de se rouler un joint avec...
Voici ce qu'écrit Lamark, dans sa description : "La principale vertu de cette plante consiste à porter à la tête, à déranger le cerveau, à lui procurer une espèce d'ivresse qui fait oublier le chagrin et donne une sorte de gaieté. Pour se procurer cette gaieté, les Indiens extirpent le suc de ses feuilles et de ses graines et en font avec l'écorce une boisson qui agite beaucoup les sens.
Lorsqu'ils veulent augmenter la force de cette boisson pour se procurer l'ivresse, ils en sucent des feuilles sèches avec du tabac, ou bien ils en fument une pipe. Enfin, pour éprouver des rêves agréables, ou pour se livrer à un profond sommeil, il suffit d'ajouter au suc dont il s'agit un peu de muscade, de girofle, de camphre et d'opium, pour en faire cette composition, que les Indiens appellent Majuh, et qui, selon Clusius, est la même chose que le Malach des Turcs."
















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