Ruth Dreifuss. Pour la Genevoise, la consommation de psychotropes doit donc être dépénalisée...
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Lutte contre la drogue
Ruth Dreifuss s'est droguée pour la science
Mis à jour le 07.05.2013 17 Commentaires
L'ex-présidente de la Confédération Ruth Dreifuss a consommé un hallucinogène pour mieux comprendre les souffrances psychiques des personnes dépendantes
L’ancienne présidente de la Confédération Ruth Dreifuss a consommé des psychotropes dans le cadre d’une expérience scientifique. Dans une interview à 20 Minuten, elle explique avoir pris de la psilocybine, un hallucinogène, pour mieux comprendre les souffrances psychiques des personnes dépendantes et pouvoir ainsi mieux les traiter.
«J’étais un cobaye volontaire», précise Ruth Dreifuss dans un entretien reproduit mardi sur le site internet de 20 Minuten. Etant active dans le domaine social, en contact avec des personnes souffrant de maladies psychiques, elle voulait comprendre leurs peurs et leurs difficultés à nouer des relations, a-t-elle expliqué.
Attentive au pouvoir des drogues
«Cette expérience m’a rendue attentive au pouvoir d’attraction des drogues», relève l’ancienne ministre de la santé. Il s’agit d’une expérience unique, ajoute-t-elle. Ruth Dreifuss milite depuis des années pour une réforme des politiques antidrogues. C’est elle qui est à la base de la politique des quatre piliers menée par la Confédération.
L’ancienne conseillère fédérale est membre de la Commission globale sur les politiques en matière de drogue lancée en 2011 à Genève. Dirigée par l’ancien président brésilien Fernando Henrique Cardoso, cette institution regroupe vingt-deux personnalités, dont l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, l’ex-premier ministre grec George Papandreou, l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa ou encore Richard Branson, fondateur du groupe Virgin.
Dans un rapport publié en 2011, la commission préconise de passer à des politiques qui mettent l’accent sur la réduction de la consommation et des risques pour la santé et la sécurité, au lieu de stigmatiser et marginaliser les consommateurs. Elle encourage aussi les expériences de légalisation des stupéfiants pour contrecarrer le crime organisé.
«Comme les drogues sont consommées illégalement, les dangers pour les consommateurs sont très importants», explique Ruth Dreifuss. Pour la Genevoise, la consommation de psychotropes doit donc être dépénalisée, en Suisse notamment, afin de permettre aux personnes qui ont besoin d’aide d’en obtenir. (ats/Newsnet)
Créé: 07.05.2013, 16h59
Zappiste: la psilocybine, le LSD sont des hallucinogènes qui ne créent pas d'accoutumances.
















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