La croisade des prohibitionnistes moralistes fait les beaux jours des mafias mondiales

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Quand la crise économique fait les beaux jours des mafias mondiales

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05 sept. 2012
par Arnaud Lefebvre

Roberto Saviano, journaliste et auteur du roman italien Gomorra, a écrit deux articles, l’un dans le quotidien italien La Republica et l’autre dans le New York Times, dans lesquels il dénonce le business des mafias mondiales grâce à la crise financières
Pour l’auteur de Gomorra, depuis le début de la crise économique de 2008, les profits des groupes criminels mondiaux et ceux des institutions bancaires n’ont fait que croître. En avril dernier, Antonio Maria Costa, qui avait dirigé l’UNODC, l’agence de lutte contre le crime organisé des Nations Unies avait déjà écrit sur son blog que « L’argent des trafiquants de drogue injecté dans le système financier avait sauvé les banques de la crise financières ». En 2009, il avait déjà formulé les mêmes allégations auprès du quotidien britannique The Guardian, affirmant qu’il pouvait prouver que certaines banques au bord de l’effondrement lors de la crise financière de 2008 n’avaient pu éviter la faillite que parce qu’elles avaient bénéficié des recettes du trafic de drogue qui avaient constitué leur seule source de capitaux liquides.

Selon les écrits de Saviano dans le quotidien La Republica, le second semestre de 2008 marque le moment précis où les mafias italiennes, russes, balkaniques, japonaises, africaines, indiennes sont devenues cruciales pour la finance mondiale car le manque d’argent liquide était devenu la principale source de problèmes du système bancaire. Par ailleurs, il rappelle les différentes affaires ayant éclaté récemment et qui témoignent de ces accointances entre le monde des finances et les mafias. Par exemple, HSBC, la banque britannique accusée de blanchiment de liquidités provenant de narcotrafiquants mexicains. Le Sénat des États-Unis avait accusé HSBC « d’avoir facilité des opérations de financement des milieux terroristes, d’avoir blanchi des profits tirés du trafic de drogue et d’avoir contrevenu aux sanctions américaines contre l’Iran. ». Pour Saviano, le constat de mainmise des mafias sur les finances mondiales en temps de crise devrait pousser les autorités à contrôler davantage le secteur bancaire et à renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent.

En juin dernier, Pietro Grasso, un procureur italien, avait mis en garde les membres contre la recrudescence des pratiques de blanchiment d’argent. « La crise économique renforce le pouvoir des groupes criminels parce qu’ils ont de l’argent liquide, ils ont de l’argent disponible… Et pas seulement en Europe, mais aussi dans d’autres pays où les économies sont fragiles et où ils savent qu’ils peuvent influencer les politiciens », avait-il déclaré à la presse. Jean-Francois Gayraud, commissaire divisionnaire de la police française, corroborait ses dires : « Ce à quoi nous assistons en Europe, c’est la criminalisation généralisée des structures financières dans le marché interne », avait-il affirmé.

Ainsi, Piero Grasso rejoint Saviano. Enfin, Grasso a expliqué dans le quotidien italien que les premières auditions des nouvelles commissions antimafia européennes s’intéressent principalement à ce processus de blanchiment d'argent sale.

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Les médias, la police, ceux qui élaborent les politiques et les politiciens décrivent souvent le problème simplement comme le financement des activités terroristes et autres au moyen du commerce de la drogue.

Leur analyse s’arrête là.
Ils négligent le rôle de la prohibition des drogues.

Seule, la prohibition est ce qui rend le commerce de la drogue si lucratif pour les terroristes, les mafias et le crime organisé ou non !

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