L’usage des pesticides à des fins esthétiques expose inutilement la population à des risques pour sa santé et l’environnement.
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Québec doit serrer la vis en matière de pesticides, soutiennent des groupes environnementaux
Pieuvre.ca | 05 mar 2012 |
Pieuvre.ca
Québec traîne de la patte en matière de réglementation des pesticides et le gouvernement doit rattraper son retard, affirment plusieurs associations et organismes environnementaux québécois et canadiens. Cette démarche serait d’ailleurs fortement appuyée par la population québécoise, selon un récent sondage Léger Marketing, où les répondants seraient uniquement en faveur de la vente de pesticides à faible impact sur l’environnement.
La Fondation David Suzuki, Équiterre, Nature Québec, Option consommateurs l’Association canadienne des médecins pour l’environnement ont uni leurs forces dans le cadre de cette campagne, entre autres en écrivant au ministre de l’Environnement Pierre Arcand afin de lui faire part de leurs attentes face à la révision du Code de gestion des pesticides.
Ces organisations rappellent que le Québec, pionnier en 2003 avec l’adoption du Code de gestion des pesticides, a maintenant été dépassé par d’autres provinces en matière de réglementation des pesticides utilisés à des fins esthétiques (soit des aménagements paysagers et surfaces gazonnées), d’où l’importance de rattraper le retard accumulé en la matière.
Les différents groupes se réjouissent toutefois du fait que le ministère ait entrepris de réviser le Code, dont le contenu sera présenté d’ici quelques semaines.
Ces organisations estiment par ailleurs que Québec doit regagner sa position de chef de file en matière d’encadrement des pesticides utilisés à des fins esthétiques en renforçant son Code de manière à assurer une protection pour la santé et l’environnement qui soit équivalente aux politiques en vigueur en Ontario et en Nouvelle-Écosse.
«Un Code de gestion remis à niveau devrait interdire la vente et l’usage de tout pesticide utilisé à des fins esthétiques, sauf s’il est démontré qu’ils se conforment à des critères de faible impact, comme c’est le cas en Ontario et en Nouvelle-Écosse», explique Sidney Ribaux d’Équiterre. Le Code de gestion du Québec interdit actuellement une vingtaine d’ingrédients actifs utilisés pour l’entretien des pelouses, alors qu’en Ontario près de 100 ingrédients actifs sont bannis et l’interdiction couvre aussi tout élément d’un aménagement paysager.
«Il est essentiel que Québec mette à profit les récents développements dans les autres provinces en matière d’encadrement des pesticides utilisés à des fins esthétiques et ainsi, qu’il offre aux Québécois une protection équivalente à celle dont peuvent bénéficier les Ontariens et les Néo-écossais», affirme de son côté Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki. En outre, Québec jouirait de la faveur du public en posant ce geste, indique-t-on par voie de communiqué.
Pour le docteur Éric Notebaert de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement, enfin, l’usage des pesticides à des fins esthétiques expose inutilement la population à des risques pour sa santé et l’environnement.
















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