Santé: Remboursement de médicaments - Qui influence Québec? Les pushers de drogues chimiques ?
Zappiste: Qui influence Québec ? Ce sont les mêmes pharmaceutiques qui te chient du chimique qui sont à l'origine de la démonisation du cannabis, médicament millénaire sans aucune dose mortelle, facile à cultiver à l'extérieur comme à l'intérieur. Ce sont des médecin$ et des pharmacien$ profiteur$, au ser-ment d'hypocrate élastique, qui s'occupent plus de la Santé de leurs finances que de celle des humains.
Comme le chante Tiken Jah Fakoly : "mais quand on est nu, même au diable on souhaite la bienvenue."
http://www.ledevoir.com/societe/sante/337116/remboursement-de-medicament...
Remboursement de médicaments - Qui influence Québec?
La Coalition priorité cancer a reçu des centaines de milliers de dollars des pharmaceutiques
Amélie Daoust-Boisvert 28 novembre 2011 Santé
La Coalition priorité cancer au Québec, dont les dénonciations ont poussé le ministre de la Santé, Yves Bolduc, à étendre le remboursement public à trois médicaments anticancer coûteux refusés de prime abord, a reçu depuis sa création des centaines de milliers de dollars de l'industrie pharmaceutique.
La coalition qui dit «défendre les personnes touchées par le cancer et leur donner une voix» a perçu, seulement l'an dernier, plus de 200 000 $ de l'industrie pharmaceutique. Ces dons représentent 60 à 65 % de son budget. Ainsi, depuis sa création en 2001, plusieurs centaines de milliers de dollars ont transité des coffres de l'industrie aux siens. Les compagnies Eli Lilly, AstraZeneca et Novartis, qui fabriquent les molécules nouvellement entérinées par Québec, comptent toutes parmi les donateurs de la coalition.
La porte-parole de la Coalition, Nathalie Rodrigue, confirme ces chiffres, tout en restant vague sur les sommes totales reçues de l'industrie pharmaceutique depuis 2001. Au Devoir qui lui demandait de pousser la transparence jusqu'à dévoiler ses budgets passés, elle a répondu que le prochain rapport annuel, le premier à être rendu public, ferait preuve d'une grande honnêteté sur cette question.
Dans la section «partenaires financiers» de son site Web, la coalition cite 13 compagnies pharmaceutiques. Nathalie Rodrigue assure qu'elle peut compter sur d'autres donateurs, mais que si les compagnies pharmaceutiques sont les seules mentionnées, c'est parce qu'il s'agit d'une condition de leur entente, une forme de publicité.
«[Les pharmaceutiques] ne siègent pas à notre conseil d'administration, elles n'ont aucun droit de regard», garantit Mme Rodrigue, qui assure également la présidence de l'Ordre professionnel des technologistes médicaux du Québec. «Ce ne sont pas elles qui décident de nos chevaux de bataille.» Elle ajoute: «Nous ne sommes pas un lobby pharmaceutique.»
Pour Mme Rodrigue, assurer la survie de la coalition grâce à l'argent de cette riche industrie ne transgresse pas l'éthique. «Est-ce pire que les chaînes de fast-food qui financent les hôpitaux pour enfants? 200 000 $ sur les profits qu'ils font... Ils peuvent bien donner.»
Elle explique que dénicher du financement est difficile. «Si nos commandites viennent des pharmaceutiques, ce n'est pas parce que c'est ça qu'on veut. C'est ça qu'on a.»
Un symposium sur le thème des médicaments
Chaque année, la coalition tient un colloque. Aujourd'hui, elle présente à Montréal un Symposium sur l'accès éthique aux médicaments et aux traitements de pointe en cancer.
Depuis sa création, la coalition s'est positionnée dans de nombreux débats touchant les personnes atteintes de cancer, comme la constitution d'une agence de lutte contre le cancer, la pénurie d'isotopes médicaux, les erreurs diagnostiques dans le cancer du sein, la pénurie de radio-oncologues et le registre du cancer. Nathalie Rodrigue souligne que l'accès aux médicaments représente une fraction de leur lutte seulement.
C'est en 2010 que la coalition commence à parler davantage de médicaments. En décembre 2010, elle dénonce pour une première fois le piètre accès à certaines molécules de pointe au Québec. Quelques mois après, le ministre de la Santé Yves Bolduc s'engage à améliorer la situation et à donner plus de poids à l'avis des oncologues.
En octobre dernier, l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux, l'INESSS, se garde d'étendre la couverture publique à quatre médicaments anticancer qu'elle juge trop coûteux pour leurs avantages thérapeutiques, soit l'Afinitor, l'Iressa, le Tarceva et l'Alimta. Des refus que la Coalition dénonce vertement lors d'une conférence de presse, le lendemain. À titre d'exemple, l'Iressa coûte 1539 $ pour 21 jours de traitement. S'il est plus cher, il est moins toxique que les autres traitements disponibles tout en présentant une efficacité comparable. Une étude du fabricant de l'Alimta publiée dans The Lancet montre que, en moyenne, les malades qui le reçoivent survivent environ trois mois de plus que ceux qui reçoivent un placebo.
Rapidement, le ministre de la Santé Yves Bolduc promet d'agir. Le 12 octobre, il rencontre les experts de l'INESSS à ce sujet.
Le 23 novembre, l'INESSS revient sur sa décision. Québec remboursera, dans le cadre d'un projet pilote, l'Afinitor, l'Iressa et l'Alimta, mais pas le Tarceva. L'Institut prévient toutefois dans son rapport que, si Québec en venait à modifier à la hausse le seuil coût-utilité à partir duquel il assume la facture des médicaments, «l'effet global serait un impact budgétaire très grand sur des ressources de santé limitées» et cela pourrait mettre en danger d'autres secteurs du système de santé.
C'est, sauf erreur, la première fois que l'INESSS, anciennement le Conseil du médicament, revient sur une de ses décisions sans que les compagnies pharmaceutiques fournissent de nouvelles données probantes sur l'efficacité de leurs traitements.
En dix ans, la Coalition priorité cancer s'est taillé une crédibilité certaine, et ses porte-parole s'expriment fréquemment dans les médias sur les différents enjeux touchant les personnes atteintes de cancer et leurs familles ainsi que sur les politiques gouvernementales. Des dizaines d'organismes, comme l'Association pulmonaire du Québec ou la Centrale des syndicats du Québec, en sont membres.
















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