Drogues-Pénitenciers fédéraux: Aucune diminution claire du phénomène n’a été constatée, depuis 10 ans.

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Zappiste: ils ne sont même pas capable d'arrêter l'entrée et la production de drogues dans un milieu fermé, sécurisé...

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2011/05/20110525-014226.html

Système carcéral
La drogue circule bien dans les pénitenciers
Agence QMI
Jean-Marc Gilbert
25/05/2011 01h42

Malgré « les efforts constants pour éliminer la drogue » dans les pénitenciers fédéraux, aucune diminution claire du phénomène n’a été constatée, depuis 10 ans, dans les 13 établissements situés au Québec.
VOTRE OPINION :
Les mesures prises pour contrer la présence de drogue dans le milieu carcéral sont-elles suffisantes?

Selon des données obtenues par 24H, en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, près de 2 000 saisies de drogue ont eu lieu, depuis l’année 2000-2001.

Bon an mal an, le nombre de saisies oscille entre 100 et 200. Par exemple, pour les 10 premiers mois de l’année 2010-2011, on en comptait 158.

C’est en 2005-2006 que le nombre de saisies a été le plus élevé, avec 218, tandis que, en 2008-2009, seulement 106 ont été enregistrées.

Le porte-parole des Services correctionnels du Canada pour la région du Québec Jean-Yves Roy s’est dit « préoccupé » par les données, avant de soutenir qu’il est difficile de réduire la présence de drogue en milieu carcéral, puisque « les activités des détenus sont aléatoires ».

M. Roy note, par contre, deux problématiques récurrentes année après année : la marijuana et le haschisch à la prison Leclerc, à Laval, et l’alcool à l’établissement à sécurité maximale de Port-Cartier.

En 2009-2010, par exemple, de la marijuana a été saisie 30 fois et du haschisch, 31 fois, tandis que, du côté de Port-Cartier, 39 saisies d’alcool ont été effectuées.

Du côté de Laval, on explique ce phénomène par le fait que l’établissement « est situé à la proximité des grands centres, comme Montréal ».

« On constate, souvent, que des articles, comme des balles de tennis ou de hockey cosom remplies de drogue, sont lancés par-dessus les clôtures », explique M. Roy.

Pour ce qui est de Port-Cartier, il souligne qu’il est question « d’alcool frelaté, concocté à partie de produits disponibles à la cuisine ».

Nouvelles ressources pour enrayer le fléau

De nouvelles ressources ont été mises à la disposition des agents des Services correctionnels pour tenter d’enrayer le phénomène, note M. Roy.

« Nous comptons, maintenant, au moins un chien pisteur dans chaque établissement. De plus, nous avons maintenant de meilleurs détecteurs de drogue (scanneurs ioniques), et les détenus sont fouillés aussitôt qu’ils entrent ou qu’ils sortent des établissements », précise-t-il.

De plus, deux agents ont été congédiés, en 2010, pour avoir facilité l’accès à de la drogue pour des détenus. On refuse, par contre, de dévoiler à quel établissement ils travaillaient.

En août 2008, le ministre de la Sécurité publique de l’époque, Stockwell Day, avait annoncé un investissement de 120 M$, sur cinq ans, partout au Canada, pour mettre sur pied « une nouvelle stratégie antidrogue ».

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