Mercredi 25 mai, Ça va chanvrer au Relais des cultures.

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Mercredi 25 mai, Ça va chanvrer au Relais des cultures - Ercé-près-Liffré
samedi 21 mai 2011

Entretien

Charlène Bidon,

étudiante en BTS.

Qui êtes-vous ?

Nous sommes étudiantes en première année de BTS gestion et protection de la nature au Centre de formation pour apprentis (CFA) de Saint-Aubin-du-Cormier. Cet événementiel est réalisé dans le cadre d'un projet d'initiative et de communication qui participe à l'obtention du BTS, projet porté avec cinq autres étudiantes : Marie Lelong, Pauline Lehyaric, Margaux Lefèvre, Chloé Thomas et Sarah Ganglof.

Pourquoi ?

Nous avons remarqué que lorsque l'on parle du chanvre, les réactions étaient souvent vives. On associe beaucoup le chanvre (cannabis sativa) à sa cousine (cannabis indica) qui est un psychotrope prohibé. Cependant, le chanvre est une plante qui a beaucoup d'intérêt de par les nombreuses utilités qu'on en fait (textile, alimentaire...).

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Zappiste: INDICA n'est que l'indication de l'endroit où il pousse en Inde. Rien à voir avec le taux de THC. Comme le "maïs" est devenu du "blé d'Inde" parce que le touriste se croyait en Inde.

CANNABIS: est un dérivé provenant du vieux Sanskrit "cana" qui veut dire "cane".

SATIVA: est le mot latin pour plante qui "pousse facilement" " (easily grown) ou "anciennement cultivé" (anciently grown), (prehistorically cultivate).

Riz- Oryza Sativa

Pois- Pisum Sativum

Avoine- Avena Sativa

Luzerne- Medicago Sativa

Ail- Allium Sativum

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Comment ?

Il s'agit pour nous de mettre l'accent sur la différence entre ces deux plantes. La filière chanvre se développe un peu partout et notamment en Bretagne, nous ne sommes pas des spécialistes en la matière cependant, il est important de communiquer à ce sujet et de permettre aux gens de prendre consciences des possibilités (agricoles, textiles...) qu'offre le chanvre. De nombreux professionnels se mobilisent pour redévelopper cette filière, alors communiquer sur ce sujet s'avère très important.

Que proposez-vous ?

Tout d'abord un marché bio avec produits à la vente et restauration ainsi que des animations autour du chanvre et de ses nombreuses utilités. Monique Lecharles, organisatrice du salon chanvre, a invité entre autres Bruno Lesteven (tisserand à Peillac).

Qu'attendez-vous ?

Nous souhaitons que cette journée puisse se terminer par une discussion constructive au sujet du chanvre. Avec les bons et les mauvais côtés de cette plante. Plusieurs professionnels dans le domaine du chanvre en agriculture seront présents et pourront lancer la discussion à ce sujet.

Mercredi 25 mai, à 16 h au Relais des cultures d'Ercé-près-Liffré. À partir de 20 h, un film sera projeté et sera suivi d'une discussion autour du chanvre et de l'agriculture. Gratuit.

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http://www.lepopulaire.fr/editions_locales/creuse/le_chanvre_n_est_plus_...

dimanche 22 mai 2011 - 11:30

Le chanvre n'est plus un projet fumé en Creuse
Selon ses nouveaux promoteurs, le cannabis sativa est une plante de rêve... même allégée en substance psychotrope elle aurait de formidables vertus. Sa fibre, qui a accompagné le développement de l'humanité (textile, papier, cordage), est aujourd'hui un écomatériau de construction. Tandis que sa graine se transforme en huile ou en savon.

Julien Rapegnojulien.rapegno@centrefrance.com
«Pour isoler toute une maison de la cave au grenier, il faut 1 hectare de chanvre cultivé », chiffre Théo Weimann, producteur de chènevotte en vrac, un matériau d'éco-construction de plus en plus demandé.

Actuellement, ce jeune agriculteur sème ses graines de chanvre à la main, sur deux hectares, dans les vallons de Chavanat. Il attaque sa quatrième campagne chanvrière.

Les semis de cannabis sativa lèvent rapidement. Si les paramètres sont favorables, les tiges dépasseront trois mètres. Autrefois, les fermes limousines avaient leur chènevière, pourvoyeuse de fibre à tout faire. La demi-douzaine de nouveaux producteurs du Limousin s'en tient aussi à des surfaces modestes.

À l'image de Théo Weimann, les membres de l'association Lo Sanabao (lire ci-dessous) privilégient des débouchés locaux. Théo a tourné le dos à une carrière dans la biochimie pour revenir au pays. Ses parents, éleveurs de chèvres et producteurs de fromages à Chavanat, lui ont confié des terres pour qu'il aille au bout de son idée : « Au départ, j'ai pensé produire du chanvre et le valoriser moi-même en travaillant dans l'isolation. Mon projet a évolué. Je vais intégrer le chanvre dans la rotation d'un système de polyculture élevage : je le cultiverai en alternance avec des céréales et des prairies fourragères », détaille Théo. Ce scientifique est convaincu des vertus agronomiques et écologiques de la plante : « Ses racines très profondes améliorent la structure du sol. Ses feuilles, avec leur fort pouvoir couvrant, sont un efficace désherbant. » Sur de bonnes terres à céréales, la culture du chanvre ne demande pas beaucoup de travail.

Du moins jusqu'à la fin de l'été, lorsque s'annonce la récolte. Pour Théo, c'est clair : « Il faut réserver tout son mois de septembre ». La récolte et la transformation du chanvre ont déjà découragé quelques pionniers limousins. La France cultive pourtant 10.000 hectares de chanvre, mais Théo fait le distinguo avec la culture industrielle : « En Champagne, c'est organisé. Les tiges sont mises en balles rondes et partent dans des usines de défibrage. Pour nos petites parcelles, nous n'avons pas de moyens mécaniques vraiment adaptés. » Théo a fauché manuellement la première année... avant de faire appel à un entrepreneur : « Avec une moissonneuse bien réglée, ça passe. Mais les risques de bourrage sont importants. C'est une fibre coriace, qui s'entortille... » La récolte du grain (le chènevis) est aussi assez délicate. Les graines doivent être parfaitement mûrs et que les conditions météo soient bonne. Mais la tige requiert aussi beaucoup d'attention Il faut la déchiqueter pour obtenir la chènevotte. Depuis deux ans, Théo « bidouille » en adaptant une ensileuse à maïs et une botteleuse. Ce manque d'outils adaptés freine l'essor du chanvre en Limousin.

En outre, la demi-douzaine de producteurs est éparpillée : « à plus de vingt kilomètres de distance, c'est difficile de mutualiser le matériel », estime Théo Weimann. La qualité des produits n'est pas forcément au bout de l'effort. Théo Weimann persévère et a choisi de vendre en direct sa production de chènevotte et de pelotes de tiges de chanvre, notamment à des auto constructeurs recherchant des matériaux bio et locaux. Il produit aussi le chènevis (les graines) et de l'huile destinés à la consommation alimentaire. Théo fabrique même des savons de chanvre. Devant toutes ces valorisations possibles, on se dit que la Creuse ne devrait pas laisser toutes les idées de développement suggérées par le chanvre... partir en fumée.

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Zappiste: la production de graines est rapide, très simple et demande peu d'efforts.

Il suffit de le faire sous serre en se servant de la photopériode, 12/12, donner 12 heures de lumière et 12 heures de noirceur. Pas besoin de plantes de 3-4 mètres pour obtenir 5000 à 10000 graines par plantes. Avec le 12/12 et des plantes à 60 jours de floraison, sous serre, il est possible de faire deux récoltes de graines par saison. Pas nécessaire d'avoir de grandes serres, même pas besoin de sexer les plantes. La technique du 12/12 est utilisé pour les chrysanthèmes sous serre.

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