Drogues dures - Les exportations françaises ont repris de belles couleurs en 2010.
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15 février 2011 06h00 | Par César Compadre 0 commentaire(s)
Les exportations françaises ont repris de belles couleurs en 2010
La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) présentait hier à Paris son traditionnel bilan d'activité, en l'espèce pour l'exercice 2010. Un moment attendu, tant le revenu du vigneron de Jonzac, de Bergerac ou du Libournais peut dépendre de la reprise économique aux États-Unis, de la fluctuation de la livre en Angleterre ou de la passion naissante des Chinois pour le vin.
Bonne nouvelle : après le sérieux trou d'air de 2009, imputable à la crise ayant éclaté aux États-Unis à la fin de 2008, l'exercice 2010 marque un sérieux rebond des exportations françaises de vins et spiritueux. Elles se sont élevées à 9,09 milliards d'euros, à + 18,3 % sur 2009. Soit la troisième meilleure performance historique après les années 2007 et 2008 (9,3 milliards). Avec un solde à près de 8 milliards en 2010 (une fois les importations soustraites), le secteur a le second excédent de la balance commerciale hexagonale, derrière l'aéronautique et devant la chimie et la parfumerie.
Champagne en tête
« Ce résultat reflète la sortie de crise sur l'ensemble des continents et la reprise générale de l'activité économique mondiale. C'est la fin des déstockages massifs qui avaient caractérisé 2009 et en 2010, les commandes sont reparties », a précisé Claude de Jouvencel, président de la FEVS. Rappelant, si besoin était, que la consommation de vins et spiritueux, produits qui ne sont pas de première nécessité, dépend beaucoup de la conjoncture. Et, sans surprise, la croissance a été bien plus forte en Asie et aux États-Unis qu'en Europe (1).
Au niveau des vignobles, la Champagne est sur la plus haute marche : 320 millions de bouteilles vendues au total en 2010, soit un niveau proche d'avant la crise de 2008. À l'export, c'est près de 2 milliards d'euros rentrés dans les caisses. Cognac arrive juste derrière (1,85 milliard), et le Bordelais complète le podium, à 1,5 milliard (+ 17 % sur 2009). Loin derrière se trouvent la Bourgogne, le Val de Loire ou le Languedoc-Roussillon.
Bergerac gagne quelques points, mais l'exportation pèse peu dans ce vignoble (17 millions d'euros). De même pour Cahors (10 millions) et l'Armagnac (19,6 millions), qui, par ailleurs, progressent bien par rapport à l'exercice 2009.
Au rayon des spiritueux, notons la percée de la vodka, dont certaines, à base de raisin, sont fabriquées en Charente. Cet alcool pèse plus à l'exportation (332 millions d'euros) que les côtes-du-rhône, ce qui n'est pas rien. La France exportant aussi whisky, gin et rhum.
Hong Kong au top
L'analyse par pays de destination montre aussi à quel point les marchés traditionnels européens demeurent mous. Au rayon vins, si le Royaume-Uni reste en tête, on est encore loin des performances d'avant la crise de 2008. Les marchés allemand, belge ou danois ne grignotent que quelques points, alors que les Pays-Bas sont carrément en recul. Comme pour le champagne ou le cognac, c'est en Amérique du Nord et en Asie que se trouvent désormais les relais de croissance.
En 2010, la Chine et Hong Kong sont devenus les premiers marchés du Bordelais, en volume comme en valeur. Si les grands vins, surtout, sont concernés, les autres ne sont pas en reste. Tous ces éléments montrent que le centre de gravité de la viticulture hexagonale quitte le Vieux Continent pour des contrées plus lointaines.
(1) www.fevs.com
Pascal Loridon, du CIVB à Val d'Orbieu
Pascal Loridon, directeur marketing du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) depuis 2004, quitte ses fonctions. Il rejoindra à la mi-avril le groupe coopératif Val d'Orbieu (Narbonne) pour y superviser le marketing et la stratégie au sein de ce poids lourd pesant 200 millions d'euros de chiffre d'affaires. Pascal Loridon, qui exerçait auparavant chez le négociant Baron Philippe de Rothschild (Pauillac), a géré le plus important budget promotionnel des interprofessions viticoles françaises (environ 20 millions d'euros par an).
















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