La guerre a été déclarée à la détention et l'usage et particulièrement aux toutes petites quantités.
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Tolérance zéro pour les stupéfiants
Publié le vendredi 31 décembre 2010 à 10H46
Même pour un joint, les gendarmes établissent une procédure qui est envoyée au parquet de Châlons.
Le parquet de Châlons et les gendarmes ont déclaré la guerre à l'usage, la détention, et le trafic de stupéfiants en ne laissant absolument rien passer.
UN joint, une petite boulette de cannabis, moins d'un gramme d'héroïne… « On ne laisse rien passer et ce n'est pas prêt de changer. » La guerre a été déclarée voici plusieurs semaines à la détention et l'usage de drogue à Vitry-le-François et particulièrement aux toutes petites quantités. Car, si les forces de l'ordre n'ont jamais rien laissé passer en terme de stupéfiants, aujourd'hui, les gendarmes, en lien avec le procureur de Châlons, s'attaquent même aux petites quantités.
« Depuis le début octobre, les gendarmes tentent d'être réactifs à la détention et à l'usage. Même pour une quantité infime, nous réalisons désormais une procédure. Pour une boulette, aussi petite soit-elle, comme pour de l'héroïne trouvée sur une personne ou dans une voiture », confirme le commandant Martin, responsable de la compagnie de gendarmerie de Vitry-le-François.
Depuis cette tolérance zéro, 70 procédures ont ainsi été établies par les gendarmes de la compagnie de Vitry-le-François, dont une trentaine réalisée lors de la rave party qui s'est tenue à Saint-Amand-sur-Fion en septembre dernier. Le reste des procédures concerne essentiellement le centre-ville, le Hamois et la Fauvarge.
« Dès que nous contrôlons des personnes et des véhicules, notre démarche est aussi de rechercher aussi des stupéfiants. » Des contrôles qui s'effectuent parfois sur réquisition du procureur de Châlons, auquel cas une équipe cynophile peut aussi être présente et ainsi inspecter entièrement la voiture.
Deux trafics démantelés
Ces contrôles peuvent avoir lieu de jour comme de nuit. « Et tout ce que nous trouvons est saisi et détruit. »
Une procédure ne signifie pas forcément garde à vue. En revanche, à chaque fois, une réponse pénale est donnée : elle est systématique quand il s'agit d'un mineur, et à 98 % quand il s'agit d'une personne majeure. « A Vitry-le-François, les usagers aux stupéfiants sont nombreux. Et prennent notamment de l'héroïne, constate le procureur de Châlons, Christian de Rocquigny du Fayel. Il faut répéter que cet usage est une infraction. Et l'idée du Parquet est bien celle-là : ne pas laisser une quelconque infraction impunie. »
Pour les usages simples, la réponse pénale peut aller du stage de sensibilisation aux méfaits du cannabis pour une personne qui a été prise en train de fumer, à une orientation médico-sociale après présentation devant le délégué du procureur pour un gros consommateur. « Pour les très grosses dépendances, des soins de désintoxication vont être demandés. » Pour les dealers, les réponses pénales du Parquet varient selon l'ampleur du trafic. « On peut aller de l'ouverture d'information à une poursuite simple. »
Rien qu'en décembre, les gendarmes ont démantelé deux trafics d'héroïne, l'un dans le quartier de la Fauvarge, l'autre à Pargny-sur-Saulx. Les auteurs de ces trafics - certains ont cessé toute prise de drogue et travaillent - devront s'expliquer devant le tribunal de grande instance de Châlons en 2011.
A.-S. C
















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