JOSS STONE a publiquement appuyé la légalisation de la marijuana sur son site Web.

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JOSS STONE
La liberté absolue
Cédric Bélanger
13-12-2009 | 04h00

«Je suis ce que je suis. Je fais la musique que j’ai envie de faire. J’aime ce que je fais. Si les gens aiment ça, tant mieux. S’ils n’aiment pas ça, tant pis.»

Cette profession de foi envers la liberté absolue, elle vient de Joss Stone, qui vient de mettre sur le marché son quatrième album, Colour Me Free, titre qui évoque «la recherche de la liberté à travers l’art».

Libre, la belle chanteuse anglaise affirme l’être bien davantage aujourd’hui qu’à l’époque où, à 16 ans, sa voix sensuelle a séduit des millions de mélomanes qui se sont procuré son premier album, The Soul Sessions. Toutefois, à l’époque, Stone ne se sentait pas en pleine maîtrise et elle a eu besoin de s’affranchir des diktats de l’industrie.

Il y a eu, en outre, cette querelle récente avec EMI, sa compagnie de disques, dont la décision de repousser la sortie de l’album, initialement prévue en avril, a soulevé l’ire de Joss Stone. Elle s’est dite prête à allonger deux millions de livres sterling pour se défaire de son contrat avec la multinationale.

«On vous dit comment bouger, comment respirer, comment parler, comment penser, comment regarder. C’est suffocant, pas humain et pas naturel. Je n’aimais pas cela et j’ai décidé de ne pas le faire. Il y a d’énormes conséquences, mais je m’en fous», a assuré l’artiste de Devon, lors d’une entrevue accordée au Journal.

CHEZ MAMAN

Colour Me Free a été enregistré dans le bar que sa mère possède à Exeter, en une semaine. L’endroit a été transformé en studio d’enregistrement. Joss, qui l’a coproduit, et son groupe de musiciens s’y sont pointés chaque jour, improvisant jusqu’aux petites heures du matin.

Le résultat est un album principalement de musique soul, mais sur lequel pop, funk,R&B et hip-hop font des clins d’oeil aux auditeurs. Le premier extrait, tiens donc, s’intitule Free Me. Encore cette fameuse liberté dont Joss assure ne pas avoir voulu abuser.

«C’est bien d’avoir un certain contrôle lorsque vient le temps de faire des choix. Mais, je ne crois pas qu’en avoir trop est bon dans un contexte musical. C’est très difficile, parce que tu ne veux pas contrôler les musiciens au point où ils se sentent prisonniers et qu’on ne leur permet pas de faire ce qu’ils veulent. En même temps, je veux les inspirer à faire quelque chose que j’aime.»

POUR LA MARIJUANA

Libre musicalement, Joss Stone l’est aussi lorsque vient le temps de prendre position. Comme lorsqu’elle a publiquement appuyé la légalisation de la marijuana sur son site Web, arguant que cette drogue était moins dangereuse que l’alcool. Malgré les réactions négatives qu’a suscitées sa sortie, elle persiste et signe.

«Pourquoi dit-on que je suis dans le champ? Ce n’est pas une opinion que je formule, ce sont des faits prouvés par des scientifiques de partout dans le monde. Ceux qui disent que je n’ai pas raison sont ignorants. Moi, je suis informée. Et la marijuana est assurément moins dommageable que l’alcool», dit celle qui affirme qu’elle préférera toujours dire ce qu’elle pense et vivre avec les conséquences plutôt que mentir et ne pas soulever de vagues.

«Je comprends cependant les gens qui ont peur de parler parce que chaque fois que je le fais, je me retrouve en difficulté.»

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