Cannabis médicinal: bras de fer entre Santé Canada et les médecins
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Publié le 29 novembre 2011 à 18h39 | Mis à jour le 29 novembre 2011 à 18h39
Marijuana médicale: bras de fer entre Santé Canada et les médecins
Hugo de Grandpré
La Presse
(Ottawa) Les médecins canadiens multiplient les pressions pour empêcher Ottawa de leur déléguer l'entière responsabilité de prescrire de la marijuana médicale.
Santé Canada mène actuellement une vaste consultation pour modifier d'ici deux ans le règlement qui régit ce programme mis sur pied il y a environ une décennie. Les médecins craignent qu'au terme de l'exercice, le gouvernement Harper ne place sur leurs épaules le fardeau d'en devenir les «uniques chiens de garde».
Plus encore: dans leur forme actuelle, les propositions du fédéral iraient jusqu'à abolir les catégories de patients autorisés à bénéficier d'une telle thérapie au cannabis. En d'autres termes: d'ici deux ans, n'importe qui pourrait demander - et potentiellement obtenir - une prescription pour du pot médical. Le produit est aujourd'hui réservé à certains troubles de santé ou contextes particuliers, dont les soins en fin de vie ou les maladies dégénératives.
Ainsi, les médecins craignent que les nouvelles règles ne les place dans une situation très délicate en ouvrant les vannes d'un programme face auquel ils ont déjà des réticences.
«Les docteurs ne sont pas des pushers!» dénonce Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins du Québec lors d'un entretien téléphonique.
Zappiste: «Les docteurs ne sont pas des pushers!» ??? LES peut être pas mais DES docteurs sont des pushers sous influence$ pharmaceutique$$$ chimique... Le prétexte du "il n'existe pas suffisamment d'études scientifiques" pour une herbe médicinale millénaire sans dose mortelle c'est faire le boulet. Même avec des études des médecins ont prescrits des médicaments qui ont causé la mort et des effets secondaires pire que la maladie. Des études faites par des "scientifiques verreux", et payées par des pharmaceutique$. Ex: Prozac, Zoloft et Paxil.
En 2010, c'est plus de 13 millions d'ordonnances pour des antidépresseurs ont été remplies uniquement dans la province. 13 millions d'ordonnances pour environ 7 millions de personnes incluant les enfants...
Voir au bas de la page les effets secondaires d'antidépresseurs.
Preuves scientifiques recherchées
Depuis plusieurs mois, des associations de médecins multiplient donc les interventions auprès de Santé Canada pour la convaincre de ne pas s'engager dans cette voie. C'est le cas, entre autres, de l'Association médicale canadienne et le Collège des médecins de famille du Canada, qui encore récemment défendaient leurs positions dans une lettre conjointe obtenue par La Presse et envoyée aux fonctionnaires responsables.
Le noeud du problème, selon eux, tient au fait qu'il n'existe pas suffisamment d'études scientifiques pour leur permettre de considérer la marijuana médicale comme un médicament à part entière. Le ministère fédéral de la Santé reconnaît lui-même cet état de fait sur son site web.
(Zappiste: Ce sont des pharmaceutiques et des pétrolières polluantes qui ont fait imposer la prohibition et créé la démonisation, croisade raciste contre le cannabis textile et récréatif afin de faire d'énormes profits. Les recherches et études sérieuses, favorables au cannabis ont été menacés de perte de budgets, subventions, pour leurs recherches. (Lire L'Empereur est Nu de, feu Jack Herer une histoire du cannabis et sa prohibition) Des recherches tablettées comme le rapport du "Comité spécial sur les drogues illicites du Sénat du Canada favorable à la légalisation du cannabis)
«Le fait de déléguer au médecin le pouvoir de donner accès à un produit illégal, pour lequel aucune indication médicale n'est adéquatement documentée à ce jour, aurait pour effet d'exposer le médecin à des risques juridiques et sociaux non négligeables», a dénoncé le Dr Robert sur le blogue du Collège des médecins du Québec.
Ironie du sort: la décision du gouvernement Harper de couper des millions de dollars dans la recherche sur la marijuana médicale lors de son arrivée au pouvoir serait en bonne partie responsable du manque de connaissances dans ce domaine aujourd'hui.
Petite révolution
Le Collège des médecins du Québec propose trois pistes de solutions: le statu quo, la légalisation ou «le traitement de ce produit comme n'importe quel autre médicament ou traitement».
Santé Canada s'engage plutôt à «travailler de concert avec la communauté» médicale «sur l'identification de renseignements de référence qui appuieraient adéquatement le médecin lors de la consultation du patient».
Nos demandes d'entrevue avec des fonctionnaires responsables pour clarifier ces intentions ont été refusées.
À l'heure actuelle, le protocole suivi est le suivant: pour obtenir de la marijuana, un patient doit demander à un médecin d'attester médecin qu'il est bel et bien affecté d'un trouble de santé lui donnant accès au programme. Le patient se tourne ensuite vers Santé Canada, qui lui donne l'autorisation de se procurer la drogue en question.
Il existe deux manières de s'approvisionner légalement en marijuana médicale. À travers Santé Canada, d'abord, qui l'envoie par la poste; ou en obtenant l'autorisation d'en faire pousser (soi-même ou par quelqu'un d'autre). À noter que les «clubs compassion» ou les dispensaires sont toujours considérés comme étant illégaux au Canada. Certains, dont à Montréal, font d'ailleurs l'objet d'accusations criminelles.
Fini la revente par Ottawa?
Par ailleurs, si le gouvernement devait aller de l'avant avec les propositions annoncées, il mettrait également fin à son implication dans la distribution du produit, de même qu'à la possibilité pour des particuliers de faire pousser eux-mêmes leur cannabis.
Ottawa s'approvisionne actuellement chez un seul fournisseur, Prairie Plant Systems. Il confierait plutôt à une série d'entrepreneurs la possibilité de s'engager dans cette culture, moyennant certaines exigences. Les usagers devraient obligatoirement s'y approvisionner.
Une telle réforme pourrait favoriser la création d'une véritable industrie parallèle. D'ailleurs, dans un documentaire récemment diffusé sur les ondes de Canal D, des entrepreneurs semblent déjà s'y préparer.
Santé Canada a cité des motifs de sécurité pour expliquer sa décision de réformer le système. Les plantations de marijuana, en effet, sont vulnérables aux incendies et aux vols.
Une récente décision judiciaire a sans doute aussi pu influencer Ottawa. En avril dernier, soit quelques mois avant l'annonce du début des consultations, la Cour supérieure de l'Ontario a déclaré que le programme était inconstitutionnel. Le motif: le boycottage des médecins à travers le pays empêche les malades d'avoir accès au traitement et les force à passer par des voies illégales pour se procurer cette «substance contrôlée». La décision a été portée en appel.
«Il n'est pas bon, le pot»
Mais outre certains problèmes du système, les patients pourraient avoir un autre motif de favoriser le marché noir comme source d'approvisionnement: plusieurs s'entendent pour dire que la marijuana du gouvernement n'est pas assez puissante.
«La qualité du produit qu'ils offrent n'est pas à la hauteur des attentes des patients», tranche la présidente du conseil d'administration l'Association médicale du Québec, Ruth Élaine Vander Stelt.
«Il n'est pas bon, le pot!» renchérit la Dre Vander Stelt, qui est l'une des rares praticiennes à avoir déjà signé un formulaire du gouvernement pour permettre à un patient de bénéficier du programme.
Seulement 282 médecins québécois appuieraient actuellement une autorisation de possession en vigueur, sur un total de 4177 à travers le pays. Les médecins les plus actifs à cet égard sont ceux de la Colombie-Britannique et de l'Ontario, avec près de 1500 attestations en cours chacune.
En date du 1er novembre 2011 au Canada, 12 225 personnes détenaient une autorisation de posséder de la marijuana en vertu du programme fédéral - 519 au Québec. Du nombre, 2776 s'approvisionnaient auprès de Santé Canada; 7277 détenaient un permis de production pour utilisation personnelle et 2163 pouvaient en cultiver pour quelqu'un d'autre.
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Mise en garde (Santé Canada)
Médicaments inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS), commercialisés notamment sous les marques Prozac, Zoloft et Paxil.
OTTAWA (Juin 2004) - « Santé Canada avertit les Canadiens que tous les nouveaux antidépresseurs vendus sur ordonnance, appelés inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) ou inhibiteurs du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (ISRS), sont maintenant accompagnés de mises en garde plus vigoureuses».
«Ces nouvelles mises en garde précisent que les patients de tous âges qui prennent ces médicaments peuvent présenter des changements comportementaux et/ou émotifs pouvant être associés à un risque accru de poser des gestes autodestructeurs ou de faire du mal à autrui».
En mai 2006, la Cie pharmaceutique Glasko Smith Kline a admis que des analyses de données provenant d'études cliniques montraient que le Paxil pouvait entraîner 6 fois plus de risques de causer le suicide chez des adultes que la prise d'un placebo.
La fluoxétine (Prozac®): sa résorption orale est bonne, la biodisponibilité varie de 70% à 85%, non modifiée par les aliments. Sa demi-vie varie de 1 à 4 jours et celle de son métabolite, la norfluoxétine, est d’environ 7 jours. La fluoxétine est utilisée à la dose de 20 mg par jour.
Ce médicament est utilisé pour traiter la dépression et les troubles obsessionnels compulsifs.
Les effets indésirables peuvent être les suivants : diarrhée, nausées, perte d'appétit, sécheresse de la bouche, maux de tête, anxiété, somnolence, tremblements, excitation. Ils disparaissent en général avec la poursuite du traitement. Rarement : confusion, mouvements involontaires de la face, fièvre, convulsions, douleurs articulaires. Une allergie cutanée est possible et exceptionnellement, une hépatite.
Le surdosage peut se manifester par : agitation ou somnolence, crises épileptiques et vomissements violents.
Les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines doivent être avertis des risques de somnolence. L'association à l'alcool à éviter.
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La sertraline (Zoloft®) : Sa demie vie d’élimination est de 26 heures, ce qui permet une prise unique quotidienne. La biodisponibilité est de 88 %. La fixation aux protéines plasmatiques est forte (99 %). La sertraline est utilisée à la posologie de 50 mg par jour.
Ce médicament est utilisé pour traiter la dépression.
Les effets indésirables peuvent être les suivants : diarrhée, nausées, perte d'appétit, sécheresse de la bouche, maux de tête, anxiété, somnolence, tremblements, excitation. Ils disparaissent en général avec la poursuite du traitement. Rarement : confusion, mouvements involontaires de la face, fièvre, convulsions, douleurs articulaires. Une allergie cutanée est possible et exceptionnellement, une hépatite.
Le surdosage peut se manifester par : agitation ou somnolence, crises épileptiques et vomissements violents
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La paroxétine (Paxil® et Deroxat®) : Sa demie vie d’élimination est de 24 heures en moyenne , la fixation aux protéines plasmatiques est forte (95 %). Son métabolisme donne naissance à 5 métabolites qui sont inactifs. La paroxétine est utilisée à la dose de 20 à 40 mg par jour.
Ce médicament est utilisé pour traiter la dépression et les troubles obsessionnels compulsifs. Il peut également être utilisé en prévention des crises de panique avec ou sans agoraphobie.
Les effets indésirables peuvent être les suivants : diarrhée, nausées, perte d'appétit, sécheresse de la bouche, maux de tête, anxiété, somnolence, tremblements, excitation, troubles de la libido et de l'éjaculation. Ils disparaissent en général avec la poursuite du traitement. Rarement : confusion, mouvements involontaires de la face, fièvre, convulsions, douleurs articulaires. Une allergie cutanée est possible et exceptionnellement, une hépatite.
Depuis 1994, des revues psychiatriques révèlent des problèmes de sevrage. À la demande de la Food and Drug Administration aux États-Unis, GlaxoSmithKline a changé sa monographie en y ajoutant que les patients qui arrêtent le Paxil doivent obtenir le suivi médical. Pour évaluer leurs symptômes, Glaxo-Canada a emboîté le pas, en écrivant que les manifestations sont légères ou modérées.
L'association à l'alcool à éviter.
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ANTIDÉPRESEURS :
EFFETS À COURT ET À LONG TERME
Il faut à un antidépresseurs de 2 à 6 semaines pour rétablir l'humeur. Les effets secondaires incluent :
un dessèchement de la bouche,
de la somnolence et de la fatigue,
des étourdissements, la vision floue,
de la transpiration,
une baisse ou une hausse de la tension artérielle (selon le médicament),
des tremblements ou des spasmes musculaires,
une altération de la libido ou de la performance sexuelle,
des cauchemars.
Ces médicaments ne devraient pas être pris en même temps que l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central, car leurs effets d'inhibition sur ce dernier pourraient se multiplier, causant une somnolence excessive, une perte de coordination et une augmentation des risques de chute. En plus des ces effets généraux, chaque type d'antidépresseur peut causer ses propres effets secondaires; par exemple, le besoin de suivre un régime alimentaire spécial lors de l'utilisation des plus anciens IMAO.
TOLÉRANCE ET DÉPENDANCE
Les patients prenant des antidépresseurs ne semblent pas acquérir de tolérance. Ils peuvent cependant éprouver des symptômes de sevrage s'ils cessent abruptement de prendre leur médicament. Devant faire l’objet d’un suivi rigoureux de la part du médecin, l'arrêt doit se faire graduellement sur une période d'un à deux mois.
Les tricycliques ne présentent que de rares cas de pharmacodépendance; en revanche des syndromes de sevrage sont fréquemment décrits.
Cette catégorie d'antidépresseurs est très pertinente dans le traitement de la dépression, mais est associée aux effets secondaires ennuyeux tels:
nervosité,
somnolence,
sécheresse de la bouche,
constipation,
tachycardie,
hypersudation,
impuissance.
inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRSS)
Apparus dans les années 1988, les antidépresseurs sérotoninergiques se sont beaucoup développés, en raison d’une efficacité semblable à celle des tricycliques mais avec des effets anticholinergiques faibles (voire nuls) et une absence de toxicité cardiaque. Leurs indications ce sont étendues à des entités autre que la dépression.
Les IRSS sont les antidépresseurs les plus prescrits. S'avérant utiles pour le traitement de désordre obsessif-compulsif et quelques formes de timidité grave, ils augmentent le niveau de la sérotonine dans le cerveau et améliorent l'humeur. .Leur utilisation en première intention est aisément justifiable chez les sujets âgés, polymédicamentés, souffrant de pathologies cardio-vasculaire et chez les sujets présentant des idées suicidaires.
Quelques effets secondaires communs des sérotoninergiques incluent::
Tachycardie
Somnolence - Insomnies
Baisses de la libido - Difficulté à réaliser un orgasme.
Ils peuvent parfois produire une perte passagère d'appétit
Nausées, vomissements et, à un moindre degré, constipations et de l’anorexie.
Céphalées
Accès hypersudatifs
Des syndromes de sevrage ont été décrits, d’ou la règle de la décroissance posologique lorsqu’on envisage d’arrêter le traitement.
Parmi les nouveaux produits commercialisés, nous retrouvons:
fluoxétine : Prozac®
Paroxétine : Déroxat®, Paxil®
Citalopram : Seropram®
Fluvoxamine : Floxyfral®
Sertraline : Zoloft®)
















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