Fion: « Légaliser le cannabis, c'est légitimer, justifier et donc encourager son usage » (comme pour l'alcool et le tabac !?)

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Débat sur la légalisation du cannabis
Publié le 17 juin 2011 à 22h41
Mis à jour le 17 juin 2011 à 23h34

Cannabis dépénalisé : Fillon dit trop fois non

François Fillon s'est dit fermement opposé à la dépénalisation du cannabis vendredi. Une option qu'il ne peut « envisager une seconde », a insisté le chef du gouvernement.

« Ni sur le plan sanitaire, ni sur le plan politique, ni sur le plan moral, je ne puis envisager une seconde de voir l'Etat annoncer officiellement à sa jeunesse que le cannabis est désormais en vente libre ». François Fillon est venu grossir les rangs des anti-cannabis déclarés vendredi, deux jours après le plaidoyer du député socialiste Daniel Vaillant en faveur d'une « légalisation contrôlée » de cette drogue. « J'ai pris connaissance avec peine des débats ambigus qui agitent le Parti socialiste sur la dépénalisation du cannabis », a commenté le Premier ministre lors d'un meeting devant des militants UMP à Nice.

Selon lui, « ce n'est pas en légalisant la drogue qu'on combattra sa toxicité, ni qu'on combattra les réseaux qui vivent de trafic de stupéfiants ». « Légaliser le cannabis, c'est légitimer, justifier et donc encourager son usage », a martelé le chef du gouvernement. Un discours à rebours des arguments de Daniel Vaillant, pour qui la mise sur pied d'une « filière nationale » du chanvre permettrait de « sortir de l'hypocrisie ».

Le camp des politiques opposés à la légalisation ou à la dépénalisation du cannabis rassemble diverses sensibilités, à gauche comme à droite. Les socialistes Manuel Valls, Ségolène Royal et Martine Aubry par exemple, ou jean-Pierre Chevènement, le président du MRC, se sont déclarés contre la dépénalisation. La gauche reste dans l'ensemble divisée sur la question même si la plupart des défenseurs de la « non-criminalisation » de la consommation semblent venir des rangs socialistes, communistes ou écolos. A droite de l'échiquier politique, Dominique de Villepin détonne. Pour le président de République solidaire, un consommateur de cannabis ne devrait être sanctionné que par une simple contravention.

Par Actu France Soir

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